10 novembre, une marche de l’extrême-droite ? Si les journalistes savaient tout…

Ainsi, c’est entendu, selon i-Télé, France Info et l’Afp, seuls relais médiatiques à avoir évoqué très succinctement la marche contre le fascisme islamiste du samedi 10 novembre, la manifestation était d’extrême-droite. Peu importe que ni le FN, ni le Bloc identitaire, n’aient contribué à l’organisation de la manifestation ou participé au défilé, ce dernier est d’extrême-droite. Peu importe pour ces journalistes enlisés dans la doxa de leur bulle corporatiste que le regroupement opéré durant la marche rassemble des personnes de sensibilités politiques différentes, elle est d’extrême-droite.

Cette complexité d’un tel rassemblement, celui des citoyens inquiets de la montée de l’islam, transcendant les clivages politiques usuels, afin de mobiliser contre un danger idéologique, leur échappe. Pourtant ce péril, l’islam, lui, ignore bien ces clivages, à travers son mépris affiché envers toutes les tendances politiques qui contribuent au débat politique des Français. La conception politique mahométane ne voit dans le marxisme, l’anarchisme, la social-démocratie, le libéralisme, le gaullisme, le monarchisme, etc.,  que  des succédanés  de cet Occident qu’il vilipende.

Incapables de saisir ce mépris de l’islam inhérent à son fonctionnement totalitaire, ces journalistes restent engoncés dans leur flemme conceptuelle leur faisant désigner, dans un réflexe pavlovien, toute personne, émettant une critique d’un aspect d’une civilisation extra européenne, comme un nauséabond raciste d’extrême-droite. Mais à force d’avoir abusé et encore abusé de cette accusation, celle-ci ne devient plus opérationnelle. Et les accusateurs sont en train de devenir des caricatures de robots bien-pensants.

Mesdames et messieurs les journalistes, il ne vous serait pourtant pas difficile de saisir  la vacuité de vos accusations. Il vous serait possible de mieux saisir la complexité évoquée précédemment. Mais pour cela il faudrait que vous vous livriez à ce qui est le cœur de votre vocation : l’investigation. Ne vous contentez pas de recopier les dépêches de l’Afp. Et au lieu de vous limiter à faire parler deux minutes un quidam à la recherche de ce qui peut vous conforter dans vos préjugés, ouvrez vos questions et vous percevrez mieux la diversité des opinions (en dehors de leur méfiance de l’islam) propres aux marcheurs du 10 novembre.

Imprégnez-vous donc de l’illustration qui va suivre, dépeignant quelques-uns de ces marcheurs. Dans la voiture nous ramenant vers notre ville de province, nous sommes quatre participants à cette marche. Entre fatigue occasionnée par le froid et le réveil très matinal, obscurité de la nuit naissante, et échanges autour de l’événement que nous avons vécu ce jour-là, nous captons sur un i-phone la possibilité de suivre le compte-rendu de la manifestation, ayant été informés qu’elle a été évoquée par i-Télé.

L’introduction effectuée par la présentatrice de cette chaîne nous fait échanger des sourires complices. Annoncer de manière éhontée, comme elle l’a fait, une manifestation d’extrême-droite ne nous choque même plus. Et nous sourions à imaginer la tête des journalistes qui écouteraient notre itinéraire. En effet, trois d’entre nous, sur les quatre, avons épousé des personnes étrangères. Les enfants issus de ces unions sont donc métis. Même si les conjoints, pour des raisons conjoncturelles ou par la tristesse d’une disparition, ne pouvaient être présents avec nous ce jour-là, ils n’en partagent pas moins notre combat.

Nous côtoyons régulièrement des membres de leur famille, dont certains partagent nos idées contre l’islam. C’est que nous n’avons jamais été dans la rancœur de la France et nos moitiés, nées cambodgienne, vietnamien ou turque aiment la France et sa culture autant que nous, sinon plus. La diversité culturelle, nous l’avons donc vécue et nous la vivons encore. Ce n’est pas un vain mot, ni une sensation abstraite et lointaine comme elle peut l’être ressentie par certains de ses idolâtres qui n’ont que ce mot à la bouche, mais qui ne la pratiquent jamais.

L’un des quatre a vécu des dizaines d’années hors d’Europe, pour des raisons professionnelles. Particulièrement en Arabie saoudite, dont il nous narre quelques tableaux de l’absurdité du système en place. Il nous révèle en même temps que nombre des Saoudiens qu’il a croisés ne sont pas dupes de l’ineptie ambiante. Les descriptions brossées sont effectuées avec humanisme et une certaine tendresse pour les personnes évoquées, qui sont plus victimes qu’autre chose. Il est toujours ami de personnes vivant dans le monde arabe. D’ailleurs le hasard a fait qu’il a reçu le matin-même, dans la voiture, alors que nous roulions vers Paris, un appel d’une amie égyptienne.

Un autre a fréquenté suffisamment de personnes de culture musulmane pour que deux d’entre elles l’alarment sur le péril mahométan, et il compte encore plusieurs amis musulmans. De quoi casser donc un autre cliché consistant à faire croire que la crainte de l’islam serait due à une méconnaissance de l’islam.

Bien sûr, au sein des résistants qui manifestaient ce samedi-là, se trouvaient sans aucun doute des membres du FN et des identitaires venus là à titre personnel. Mais pour la grande majorité des autres, beaucoup n’ont jamais été encartés, leur seule préoccupation étant de s’opposer à l’emprise islamique.

Résistants, nous nous retrouvons dans la formule de De Gaulle, rappelant qu’à son arrivée à Londres, il n’a trouvé « que la cagoule et la synagogue ». Toutes les bonnes volontés ne seront donc pas de trop pour édifier les Français sur la gigantesque tromperie médiatique dont ils sont les dindons de la farce. Cette farce n’est rien d’autre que les prémices d’une France fataliste renonçant à se battre pour maintenir ses valeurs républicaines et démocratiques, et cédant à l’hydre islamiste et mondialiste.

Or nous avons choisi de nous battre. Nous battre pour rompre cette fatalité en commençant par démystifier cette trompeuse inversion des valeurs. Il est infâme de classer les accusateurs de l’islam comme étant d’extrême-droite pour cette unique raison, alors que l’islam est bien un totalitarisme.

Le but ultime de ce combat vaut bien que l’on mette les mains dans le cambouis de la calomnie. Notre dignité d’homme libre, responsable et réfléchi nous en lavera.

Jean Pavée


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