9 millions de citoyens, soit un salarié du privé sur trois, au chômage ou en sous-emploi

Un récent JT de France 3 reprend une étude du Parisien intitulée « les chiffres noirs du chômage invisible » :

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http://www.youtube.com/watch?v=JmoAxmXQEIg

Quand le gouvernement annonce 3,1 millions de chômeurs (octobre 2012à, ça fait en réalité 5,6 demandeurs d’emploi, plus les « chômeurs invisibles » (RSA, découragés, etc.) ce qui amène à plus de 9 millions de chômeurs ou sous-employés soit 3 fois le chiffre officiel.

Ajoutons qu’on rapporte ces chiffres à l’ensemble de la population en âge de travailler, alors qu’il faudrait exclure de cette base :
– les fonctionnaires qui ont la garantie de l’emploi ;
– les femmes et les hommes qui ont choisi de s’occuper de leur maison et de leurs enfants parce que le conjoint gagne bien sa vie. (Quoique ce chiffre recoupe partiellement les « découragés »…)

Inversement on pourrait ajouter au nombre de chômeurs une bonne partie des « auto-entrepreneurs », statut qui les élimine de Pôle-Emploi et qui est souvent une voie de garage.

Ça mériterait une étude fouillée. J’ai cherché des chiffres sur le net mais c’est dispersé, parcellaire, etc. On se contentera d’un calcul « à la louche ».

On parle de 3 millions de chômeurs (France métropolitaine seulement)… et de 10% de la population en âge de travailler. Celle-ci serait donc de 30 millions de personnes. Moins 5 à 6 millions de fonctionnaires, donc on arrive à 9 millions de chômeurs ou sous-employés pour 25 millions de personnes, soit… 36% !

Boulevard Voltaire a publié un article sur le sujet qui va dans le même sens : http://www.bvoltaire.fr/joriskarl/2013-lannee-du-chaos,7493

« Au pourcentage de la population active, cela fait donc… 30 % de sans emplois. Un chiffre ahurissant, digne des heures sombres de la République de Weimar ! »

On est donc bien dans l’ordre de grandeur d’une personne sur trois. Et les « plans sociaux » ne cessent de se multiplier…

Voilà une réalité que cachent les statistiques officielles et le gouvernement actuel aussi impuissant que le précédent.

Pourtant, les partisans de la politique européenne, et du libre-échange, continuent à nous raconter qu’il n’y a pas d’autre alternative, imitant Margareth Thatcher, qui, en 1980, clamait, pour justifier sa politique : « there is no alternative ». Ils continuent à nous dire que toute mesure protectionniste serait une catastrophe. Mais cela pourrait-il être pire ?

Pourtant, les partisans d’une immigration libre, et de l’espace Schengen, continuent à nous dire que l’immigration est la seule solution. Rappelons le désarroi quand Marine Le Pen, face à Manuel Valls, l’a interpellé sur cette question, lui demandant ce qu’il avait à offrir aux nouveaux immigrés qu’il allait accueillir, encore plus nombreux que sous Sarkozy, en 2013, sur notre sol. Il faut tout le cynisme de Parisot et des grands patrons du Medef pour continuer à faire pression sur les différents gouvernements, pour faire baisser encore le coût du travail, et faire peser sur la collectivité les conséquences sociales d’une telle politique de dumping salarial.

La vérité est de plus en plus aveuglante, Hollande et son gouvernement, malgré les gesticulations de Montebourg, n’ont tout simplement plus les moyens – et cela leur convient parfaitement – d’assurer l’emploi des salariés de ce pays, et n’ont d’autres perspectives à ouvrir au monde du travail que celles d’un chômage de masse, d’un assistanat qui va aller en s’étiolant, et d’une catastrophe sociale inévitable, qu’ils font tout pour différer en faisant du vent.

Pas étonnant que les médias ne relaient pas de tels chiffres, vous imaginez l’ouverture d’un journal de 20 heures en expliquant cela aux Français ?

Roger Heurtebise


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