A mort les profs, à mort les flics !

Publié le 18 mai 2009 - par - 240 vues
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La cinquième enseignante poignardée de l’année, cette fois dans la Haute-Garonne (1)… Des policiers victimes de tirs à l’arme automatique à La Courneuve (2)… Cela n’étonne plus personne, cela fait partie de l’actualité de la France d’aujourd’hui. Bien évidemment, le ministre de l’Education nationale, Darcos, y va de sa sentence : «Cela pose cependant la question de la sécurité à l’intérieur des établissements scolaires. Il y a des solutions. Avec le président Nicolas Sarkozy nous y réfléchissons Il faut sanctuariser les collèges. Nous envisageons de généraliser la mise en place de portiques détecteurs de métaux». On est sauvé !

Bien évidemment, autre incapable, la ministre de l’Intérieur, celle qui interdit aux policiers de poursuivre les fuyards en deux roues, « a condamné de « façon absolue » cet « acte inadmissible », assurant dans un communiqué diffusé ce matin que tous les moyens étaient déployés pour retrouver les auteurs des tirs et « les présenter à la justice ». On est sauvé, là aussi !

On va faire des commissions dans l’Education nationale, et dans la police, cela occupera quelques sociologues et quelques chercheurs, et on va croiser les doigts, en priant que le prochain mort, qu’il soit prof ou flic, arrive le plus tardivement possible.

Quel décalage entre les balivernes des ministres et la réalité quotidienne ! A l’école, le système, gouvernement, partis de gauche et de droite, syndicats enseignants, veut nous imposer « Entre les murs ». La réalité quotidienne répond : « La journée de la Jupe ».

Darcos veut noyer le poisson, une enseignante, Véronique Bouzou, écrit « Ces profs qu’on assassine », que Jean-Paul Brighelli, autre mal-pensant, présente avec le talent qu’on lui connaît (3).

Dans la police, le système maquille les statistiques pour nous faire croire que la délinquance est en baisse. La réalité quotidienne, le vécu des citoyens, les agressions, de plus en plus violentes, qui se multiplient contre les particuliers, contre les petits commerçants, démontrent le contraire. Yannick Landurin (4), délégué syndical FO, travaillant en Seine-Saint-Denis, explique, dans une interview qu’il faut lire et faire connaître, la réalité de son quotidien de flic, la lâcheté d’une hiérarchie qui abandonne sa base (comme dans l’Education nationale), le fait de se faire traîner à l’IGS pour un rien (quand les juges s’auto-amnistient entre eux, voire Burgaud), les insultes, les agressions, les menaces, le découragement, la peur, la politique du chiffre, etc.

Dans les deux cas, on constate les mêmes similitudes, les mêmes symptômes, les mêmes causes, les mêmes discours bien-pensants, la même volonté de masquer la gravité de la situation, et d’en occulter les causes. Dans les deux cas, on voit que c’est contre les mêmes qu’on s’acharne : deux institutions qui sont des piliers de la République, celle qui doit former des citoyens en devenir, et celle qui doit assurer la sécurité de tous, contre la loi de la jungle et du plus fort.

Hasard ? Surtout pas ! Depuis une trentaine d’années, le système a décidé de casser tout ce qui s’apparente à la République, et il a entrepris pour cela une guerre idéologique féroce. Les gauchistes et toute une partie de la gauche ont décidé de casser l’école de la bourgeoisie, des flics et des curés, comme ils disent. Les pédagogistes ont décidé que le problème était l’autorité des enseignants, traumatisante pour nos têtes brunes et blondes, et la transmission des savoirs. L’élève devait être au centre de son apprentissage, l’enseignant, forcément flic, devait disparaître… on devait le remplacer par l’enseignant-copain, mais les mômes n’ont pas joué le jeu, et c’est devenu l’enseignant punching-ball ! Pas grave, ceux qui envoient les professeurs au massacre ne sont pas confrontés aux enfants, ils enseignent dans les IUFM, c’est plus tranquille. La culture de la victimisation des enfants de colonisés a fait le reste. Ajoutez un zeste de Dolto dans l’éducation des enfants, la sanction devenue une violence, voire une agression, des parents qui se laissent marcher dessus par leurs gamins, mais interdisent aux enseignants de sanctionner leur rejeton, forcément génial. Le trésor est puni par la professeur ? C’est forcément injuste ! Alors, il l’attend, à la fin d’un cours, et lui demande si elle ose maintenir la punition. L’enseignante, qui a la faiblesse de croire que la punition peut avoir des vertus pédagogiques, confirme. La sentance tombe : coup de couteau dans la poitrine ! C’est tellement représentatif de la gravité de la situation dans lequel notre pays est tombé.

Les gauchistes, pour mieux casser le système, voulaient casser l’école de la bourgeoisie, accessoirement celle de la République laïque : ils ont parfaitement réussi. Sauf que la bourgeoisie se moque de l’école de la République ! Ses rejetons ne fréquentent pas ses écoles, ils vont dans les écoles privées, payantes, où il n’y pas ces problèmes, et très peu d’immigrés. Le système s’en fout, les élites se reproduisent entre elles, il a seulement besoin de 15 %, chaque année, pour se renouveler. Les perdants, ce sont les enfants de pauvres, les enfants d’ouvriers, qui sont condamnés, faute de moyens et de combines connues des enseignants et des professions libérales, à rester dans des écoles où on ne peut plus rien apprendre. La droite est ravie, cela casse l’Ecole publique, les curés sont aux anges, cela valorise leurs écoles privées, qui font face à de plus en plus de demandes. Merci la gauche bobo, merci les révolutionnaires en peau de lapin !

La sécurité dans les quartiers ? Depuis les premières émeutes, dans les années 1980, la gauche compassionnelle passe son temps à développer un discours larmoyant et culpabilisé, plein de repentance, et à traiter de fasciste et de raciste quiconque ose, tel Jean-Pierre Chevènement et son fameux « sauvageon », essayer de dire qu’il y a un problème, et qu’il n’est pas que social. Brûler les voitures, caillasser les flics, les pompiers, agresser les facteurs et les médecins est devenu un sport national dans les cités, ces territoires perdus de la République. 2005 verra, en mars, une manifestation de lycéens attaqués au faciès par les jeunes des quartiers, majoritairement issus de l’immigration subsaharienne (dans un silence assourdissant du Mrap), et en novembre les émeutes qu’on a connues, avec 300 écoles de la République brûlées, et deux innocentes victimes battues à mort, en plein jour, pour avoir été là au mauvais moment.

Pourtant, le politiquement correct et la démagogie gauchisante consistent à accuser les flics, forcément racistes et fascistes, d’être des provocateurs, responsables de la légitime révolte des « djeunes ». Les Besancenot-Bové sont inégalables dans cette rhétorique.

A l’école, le politiquement correct fait des profs, victimes d’insultes quotidiennes, de chahut, de brouhaha, les coupables : ils ne savant pas intéresser les élèves, c’est leur faute, leur dit leur hiérarchie. Mais surtout pas de vagues !

Un flic voit des voyous leur foncer dessus : il tire au flash ball pour se protéger ? Faute grave, qui pourrait générer une émeute ! Convoqué par l’IGS ! Surtout pas de vagues ! Tout gouvernement a peur qu’il y ait un mort, tel Malek Oussekine en 1986, et des émeutes qui suivent. Conclusion, on laisse les flics se faire canarder, et on leur interdit de répondre.

Enseignants insultés, flics canardés : coupables, c’est forcément leur faute ! Tellement facile, mais tellement ignoble, tellement crapuleux, de tirer sur des lampistes démunis, pour mieux protéger la hiérarchie et le ministre.

Il y a dans toutes les analyses officielles une grande cause oubliée, celle qu’il ne faut surtout pas aborder : l’immigration, de peuplement, sans intégration. Sujet tabou, depuis que Le Pen en a fait son cheval de bataille, quiconque se hasarde sur ce terrain est forcément lepénisé. Il y a longtemps que cela ne nous impressionne plus.

Les violences à l’école, au-delà du drame de Haute-Garonne, et contre la police n’ont bien sûr, selon le discours officiel, aucun rapport avec l’immigration. Tous les policiers ou enseignants veulent partir au plus vite de Seine-Saint-Denis, mais cela n’a aucun rapport avec l’immigration. 60 % de prisonniers se revendiquant de l’islam, cela n’a non plus aucun rapport avec l’immigration, pas vrai ?

François Mitterrand avait dit que la France serait africaine au XXIe siècle. Peut-être pour se faire pardonner son « l’Algérie c’est la France ! » ? Les deux principales immigrations tournent de plus en plus souvent le dos à l’intégration, jugée colonialiste, et encore davantage à l’assimilation. L’une est travaillée par l’islam, l’autre par le communautarisme et une forte natalité, encouragée par la générosité de notre système social.

En période de chômage de masse, une immigration massive, de peuplement, sans intégration, avec des discours de haine du pays d’accueil (Marseillaise massivement sifflée trois fois en huit ans à Saint-Denis), et de ses institutions, et la montée du communautarisme, n’a bien sûr, selon la bien-pensance de gôche, et nos ministres de droite, rien à voir avec les enseignants poignardés, et les flics canardés. Rien à voir avec l’école de la République en déliquescence, et notre police désormais incapable de se faire respecter !

Dans un ouvrage fort intéressant, « Les Africains de France », Jean-Paul Gourevitch (5), spécialiste de l’Afrique et des migrations, démontre à quel point les institutions officielles des statistiques, telle l’Insee, ont menti aux Français, sur la réalité de l’immigration, et sa nouvelle nature. Il explique, sans aucun racisme, méthodiquement, les conséquences de la massification de l’immigration maghrébine, et subsaharienne, et son poids dans l’explosion démographique des moins de 18 ans. Des chiffres (notamment sur la cité des 4000 de La Courneuve) qu’aucun responsable politique n’osera commenter, tant ils sont explosifs, et mettrait sur le devant de la scène des débats qu’il faut absolument étouffer.

Notre lecteur, Victor Hallizée, expliquait, dans Riposte Laïque 87 (6), que le capitalisme, pour mieux en finir avec la résistance de ce peuple de France fier de sa République et des ses combats sociaux, avait décidé de changer le peuple, pas suffisamment docile. Le moins qu’on puisse dire, quand on regarde autour de nous, est qu’il a parfaitement réussi : bravo les patrons, merci l’UMP, merci la gôche, merci l’extrême gauche immigrationniste.

Et pendant ce temps-là, Attali, dans son fameux rapport ultra-libéral, nous explique que la France a encore besoin d’immigration (7).

Et pendant ce temps-là, l’Union européenne de l’UMPS nous raconte qu’il faut faire appel à davantage d’immigrés, malgré l’avis contraire des peuples (8). Quel coup de poignard pour les étrangers récemment arrivés, qui veulent vraiment s’intégrer, comme l’on fait, historiquement, toutes les strates d’immigrés – italiens, espagnols, algériens, marocains, tunisiens, portugais, polonais, arméniens… – qui, grâce au creuset républicain, ont écrit une des plus belles pages de l’histoire d’un pays d’accueil généreux, la France.

Mais pendant ces heures graves, notre gendarmerie a compris les priorités : nous avons droit aux premiers pas de l’imam des gendarmes (9) ! Notre homme se dit gendarme avant d’être musulman (il ne va pas être stupide au point de dire le contraire), ce qui serait une bonne nouvelle… si on n’apprenait pas qu’il veille à ce que l’armée française livre des repas hallal (donc finance l’islam) aux militaires musulmans pratiquants, qu’il se vante d’accorder une dérogation aux soldats en manœuvre pendant le ramadan, s’ils rattrapent l’année prochaine (!) et qu’il envisage un stage à La Mecque l’an prochain pour les militaires musulmans ! La voilà la vraie solution, des accommodements raisonnables avec l’islam pour notre gendarmerie, pour notre école et notre police !

Qu’attend Sarkozy pour nous annoncer des imams enseignants et des imams flics, cela fera tant plaisir à la Halde et au Mrap et cela ressemblerait tellement à la laïcité positive qu’il appelle de ses voeux ?

(1) [une-enseignante-poignardee-par-un-colleg.shtml->http://www.lavoixdunord.fr/France_Monde/actualite/Secteur_France_Monde/2009/05/16/article_une-enseignante-poignardee-par-un-colleg.shtml]

[http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/encore-une-professeur-poignardee-56222->http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/encore-une-professeur-poignardee-56222 ]

(2) [la-courneuve-tirs-a-l-arme-de-guerre-sur-des-policiers-17-05-2009-516115.php->http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/la-courneuve-tirs-a-l-arme-de-guerre-sur-des-policiers-17-05-2009-516115.php]

(3) [Prof,-un-metier-de-fou-qui-rend-dingue%21_a24.html->http://www.marianne2.fr/savoirsvivre/Prof,-un-metier-de-fou-qui-rend-dingue%21_a24.html

[profs-au-bord-de-la-crise-de-nerfs.html#more->http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/05/10/profs-au-bord-de-la-crise-de-nerfs.html#more ]

(4) [flics-au-bord-du-gouffre->http://20minutes.bondyblog.fr/news/200905120002/flics-au-bord-du-gouffre]

(5) Les Africains de France, de Jean-Paul Gourevitch, éditions Acropole

(6) [En-misant-sur-une-immigration-non.html->http://www.ripostelaique.com/En-misant-sur-une-immigration-non.html

(7) [Rapport-Attali-est-ce-la-France-ou,1219.html->http://www.ripostelaique.com/Rapport-Attali-est-ce-la-France-ou,1219.html

(8) [Une-large-majorite-d-Europeens.html->http://www.ripostelaique.com/Une-large-majorite-d-Europeens.html

(9) [premiers-pas-de-l-imam-des-gendarmes-.php->http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/05/15/01016-20090515ARTFIG00322-premiers-pas-de-l-imam-des-gendarmes-.php]

[http://oumma.com/spip.php?page=oummatv-article&id_article=3379->http://oumma.com/spip.php?page=oummatv-article&id_article=3379 ]

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