A quoi joue l’ONU ? (suite mais pas fin…)

Contribution d’un de nos lecteurs à propos de Durban 2

Rappel :
La conférence des états islamiques réclame de l’ONU l’adoption de normes visant à imposer une modification en profondeur des législations des états membres. Si l’exigence des états de la conférence islamique devenait un principe directeur des nations unies, la liberté de conscience, le droit de penser et d’exprimer son opinion, disparaîtraient pour mettre fin aux « offenses et au dénigrement des religions », plus spécialement l’islam, puisqu’aucune autre religion ne revendique présentement d’interdire la libre expression qui n’est qu’un mot sans le droit de critique des religions. Aucune autre religion n’exige plus que l’athéisme devienne un délit poursuivi. Par contre, pour les états islamiques, l’antiracisme, qui doit devenir synonyme d’interdiction de réfutation des dogmes religieux, passe par la poursuite pénale vigoureuse du délit de blasphème. La raison m’en semble la peur du libre examen des affirmations coraniques et de leur mise en rapport les unes avec les autres.

Se sentant faibles face à la critique qui remet en question l’historicité de Moïse que les Rabbins défendent soit avec des arguments, soit en passant leur chemin et en ne se préoccupant pas de la critique scientifique, les prêcheurs musulmans ne savent comment répondre à cette simple question : mais si Moïse n’a pas eu d’existence, comment peut-il occuper la place qui est la sienne dans le texte coranique ? L’attaque étant la meilleure des défenses, la censure devient la réponse adaptée, la censure grimée en antiracisme…

L’angle d’attaque de la conférence des états islamiques et des structures de l’ONU relayant cette revendication liberticide, c’est en effet la « lutte contre les formes actuelles du racisme ».Pour dire les choses autrement : dire et enseigner que l’univers est en expansion, affirmer qu’il a au moins 14 milliards d’années d’existence, dire et enseigner l’évolution des espèces (y compris l’espèce humaine), deviendraient autant d’offenses envers les croyances des sectateurs du prêcheur de la Mecque et de Médine. En effet, les acquis des connaissances scientifiques contredisent formellement ce que le « sceau des prophètes » a lu pendant 23 ans sur la soie blanche descendue devant lui avec l’ange Djibril.

Alain Rubin

Petite illustration anticipée de l’effet « onusien » : témoignage

Ce dimanche 7 décembre, comme chaque dimanche, j’ai suivi l’émission « Islam ». y intervenait notamment un imam français de « souche » descendant des « Gaulois ».

L’homme expliqua aux téléspectateurs le pourquoi et le comment de l’histoire de la pierre noire de la « Kaaba » à la Mecque. Je dois vous avouer que j’ai bien failli éclater de rire, en entendant cet homme débiter ce que je tiens pour des sornettes. Mais je me suis retenu, afin d’écouter attentivement notre fils de « Gaulois » nous relater un récit ressortissant de contes et légendes arabes.

Je me suis donc retenu de rire. Je me suis dit « attention, toi une victime du racisme, tu vas agir en « raciste » si l’on en croit la définition nouvelle que l’ONU voudrait imposer aux différents Etats adhérents ».

J’ai donc continué d’écouter notre fils des celtes : rappelons que les Celtes furent de tout temps parmi les peuples conquérants, en matière de liberté personnelle et collective. Il nous expliquera, toujours avec le plus grand sérieux, que l’on avait affaire à la « religion originelle, à la première, à l’universelle religion, confirmée par le « sceau des prophètes »…

A ce point du sermon, je me suis dit « mais non, tu n’es en rien « raciste » parce que tu ne prends pas au sérieux des contes et légendes qui font fi de l’histoire avérée. Tu n’es en rien « raciste » parce que tu entends un compatriote, devenu musulman et imam, -c’est son droit-, nier de facto l’existence des cultures non monothéistes connues, certaines très anciennes, telle la culture des aborigènes noirs d’Australie qui ont quitté l’Afrique il y a plus de 50 mille ans »

Toutes ces cultures tribales, toutes ces croyances, continues depuis des millénaires, ces cultures de peuples et de peuplades (les tribus des grandes plaines américaines, les Aztèques, Mayas, Incas, les mélanésiens de Bornéo, de Micronésie et nouvelle Calédonie etc.) n’auraient donc pas existé ?

Qui est « raciste », au sens vrai du terme ? Qui, sinon celui qui méprise le passé et la culture de populations entières ? Qui, sinon celui qui nie ou hait le présent spirituel de la majorité de l’humanité, s’il ne corrobore pas son affirmation religieuse dogmatique qu’il ne supporte pas de voir librement examinée par tout un chacun ?

Pour ne pas devenir « raciste », au sens des nouveaux critères proposés à l’ONU pour que l’organisation l’impose à tous les pays membres, personne ne devrait par exemple tenir pour légitime ou ayant existé depuis des dizaines de milliers d’années, -soit bien avant la prétendue religion primale monothéiste-, la culture des aborigène d’Australie, toujours bien vivante.

Avec les objectifs totalitaires de « Durban II », il faudrait renouer avec les bonnes vieilles méthodes policières de l’URSS stalinienne. En URSS, il fallut réécrire presque entièrement l’histoire de la révolution russe et faire disparaître sur de nombreux documents photographiques tel ou tel personnage devenu, qui « une vipère lubrique », qui un « être à double face » par décision du dictateur.

Aujourd’hui c’est l’histoire toute entière de l’Humanité et du Cosmos qui devraient être réécrites, pour ne pas choquer, pour ne pas « offenser » la religion qui revendique d’ériger partout, le « blasphème » en crime poursuivi par la loi

Comme durait « ma voisine », en parlant ici de « racisme », on veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes, dans le but de transformer des contes et légendes arabes en vérités officielles de l’ONU et de tous les états. Contester, ou tout simplement ne pas prendre au sérieux ces « vérités » officielles vous ferait devenir « racistes ».

Qui peut accepter ce détournement de langage à des fins de police religieuse ?

En fait,on sait qui peut accepter ce diktat demandé à l’ONU, digne du film « la planète des singes ». Nommons- les : ce sont : les esclaves de l’esprit, les ilotes de la pensée et les « munichois », ce sont tous les futurs « vichyssois » de différentes sortes et, bien évidemment, les totalitaires qui se voient déjà très bien dans le rôle de maîtres d’une humanité transformée en troupeau ânonnant et prosternée.

Alain Rubin

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