Dans la nuit du 5 au 6 octobre 2002, Bertrand Delanoë, maire de Paris, était victime d’une agression alors qu’il inaugurait la « nuit blanche ». Les premières dépêches nous apprenaient que l’agresseur avait agi au nom de la Bible et du Coran, ne supportant pas l’homosexualité de l’édile. Puis ces mentions disparurent des articles de presse, qui insistèrent plutôt sur la fragilité psychologique de l’agresseur. L’instruction le déclarera irresponsable de ses actes, car incapable de discernement au moment des faits. Affaire classée. Circulez, il n’y a rien à voir.
L’auteur et comédienne algérienne Rayhana a été agressée, insultée, aspergée d’essence mardi 12 janvier 2010 alors qu’elle se rendait à la Maison des Métallos, rue Jean-Pierre Timbaud dans le 11ème arrondissement de Paris, pour jouer sa pièce « A mon âge, je me cache encore pour fumer ». Ses agresseurs ont tenté de l’immoler en lui jetant une cigarette allumée sur la figure. Quelques jours plus tôt, elle avait été traitée en pleine rue de « putain » et de « mécréante ».
Rayhana est une militante féministe, réfugiée en France depuis 2000. Son spectacle dénonce les islamistes algériens, et la condition de la femme sous loi islamique.
La rue Jean-Pierre Timbaud est dans un quartier aux mains de musulmans radicaux. C’est l’une des rues parisiennes où sont organisées des prières en pleine rue. Ces manifestations illégales sont organisées par la mosquée Omar, aux mains du mouvement intégriste Tabligh originaire du Pakistan. Boualem Bensaïd, un des acteurs des attentats de Paris en 1995, y avait ses habitudes de même que les planificateurs d’un attentat prévu pour la Coupe de monde de football de 1998. Les auteurs de l’attentat de la rue de Rennes en 1986 y avaient aussi été recrutés. En octobre 2005, un jeune homme a été retrouvé étranglé dans une salle de prière, au sous-sol de la mosquée. C’était un « exorcisme » pratiqué par une dizaine de « fidèles » et qui a mal tourné.
La rue Jean-Pierre Timbaud est un haut lieu de la mode islamiste, avec ses nombreuses boutiques vendant des ouvrages radicaux, des hijjabs, des niqabs et autres kamis. Les Juifs ont déserté les lieux, suite aux menaces et aux agressions dont ils étaient victimes. Les musulmans modérés rasent les murs. Les filles et les femmes maghrébines se font harceler si elles ne sont pas vêtues correctement. Quel que soit leur âge, elles « se cachent encore pour fumer ».
Tout comme lors de l’agression de Bertrand Delanoë, le Parti Socialiste fait diversion pour nous convaincre que l’acte visant Rayhana n’a guère de rapport avec la religion de paix, d’amour et de tolérance qu’est l’islam. Dans un communiqué, il ose écrire : « En cette année où les violences faites aux femmes sont reconnues comme grande cause nationale, cet acte intolérable et d’une extrême gravité doit être condamné fermement. Le Parti socialiste rappelle qu’en France, une femme est violée toutes les 10 minutes (enquête ENVEFF) et qu’une décède tous les 2 jours et demi sous les coups de violences conjugales. Les pouvoirs publics doivent prendre des mesures pour faire progresser, notamment par des programmes d’éducation dans les écoles, l’égalité entre les femmes et les hommes qui est aujourd’hui loin d’être une réalité. »
La ficelle est énorme. En effet, l’agression de Rayhana n’est ni un viol, ni une violence conjugale. Mais il faut bien noyer le poisson pour ne pas « stigmatiser une communauté », comme l’on dit.
Rayhana a fui les terroristes en Algérie, elle les retrouve en plein Paris. Car n’en déplaise aux bobos du Parti Socialiste et consorts, il s’agit bien d’un acte terroriste. Si les politiques jouent les autruches, les autorités judiciaires et policières font leur boulot : c’est bien la section antiterroriste de la brigade criminelle qui a été chargée de l’enquête sur l’agression de Rayhana. Les enquêteurs privilégient un acte en lien avec la pièce qu’elle joue à Paris sur la situation des femmes algériennes.
En laissant agir une islamisation de plus en plus radicale dans plusieurs quartiers de la capitale, Bertrand Delanoë et son équipe sont des irresponsables. Ils croient – ou feignent de croire – qu’ils éradiqueront le phénomène en construisant pour les barbus vindicatifs une mosquée qui coûtera 28 millions d’euros, payés par les contribuables parisiens en violation des lois laïques. Quelle fumisterie !
Heureusement, les Français ne sont plus dupes de toute cette hypocrisie et de toute cette lâcheté. Il leur reste une chose à faire : écarter des responsabilités politiques tous les pompiers pyromanes qui ont laissé la situation pourrir depuis des décennies. On ne pourra pas faire autrement, à moins que nos élus et dirigeants cessent de cirer les babouches des fous d’Allah. A eux de choisir leur camp, et vite, car le peuple gronde !
Djamila GERARD







