Besancenot est fasciné par la dictature iranienne, au nom de « la révolution palestinienne »

S’il était trotskiste, le facteur médiatique aurait pu répondre, citant Isaac Babel dans « cavalerie rouge » : que les cosaques de Boudionny étaient aussi antisémites que les cosaques blancs, mais que les uns défendaient physiquement la révolution, tandis que les autres la combattaient.

Besancenot a raison sur un point : on peut réellement lutter pour la justice et la liberté collective et individuelle, tout en croyant que l’univers possède une conscience créatrice (Einstein), capable d’agir, Dieu.
Mais là où il a tort, absolument tord, c’est lorsqu’il cherche à nous faire accroire que le voile islamique c’est seulement un signe de croyance, comme une croix autour du cou, comme une kippa ou comme la soutane de l’abbé Pierre.

Le voile, c’est beaucoup plus; c’est un signe de soumission et d’infériorité définitive (principielle) de la femme.

Si l’on porte le coran comme la candidate NPA qui est un cadre politique, pas une simple combattante « cosaque », si on le porte comme une vérité théorisée et intériorisée vous imposant un uniforme, même quand vous n’êtes pas professionnelle de la religion (ex soeur Thérésa, l’abbé Pierre au parlement, l’abbé pierre membre ou proche des socialistes chrétiens qui fleurtèrent avec Jean Sol Patre), on affirme publiquement l’infériorité institutionnelle éternelle de la femme.

Il n’y a pas qu’un signe de religiosité comme il en existe naturellement dans les masses de millions d’hommes et de femmes qui ont fait des soviets et en referont, il y a l’adhèsion à un programme : Le coran, « ma vérité »,qui est comme un petit livre vert de la pensée mao devenue la pensée MHMD. C’est un signe de ralliement politique, venant d’une jeune femme dont la tradition plusieurs fois séculaire n’a connu que des femmes majoritairement non couvertes, sauf pour des raisons strictement fonctionnelles contre un cuisant soleil ou les vents de sable du désert.

Le coran « c’est le sang de mon esprit », c’est le socle de la dictature des mollahs et des ayatollahs, c’est le fondement de la guerre menée pendant dix ans au peuple algérien.

Je le signalais, il y a continuité entre Besancenot 2010 et Pierre Franck-Pablo conseillers « pieds rouges » du gouvernement bonapartiste de Ben Bella-Boumedienne qui expulseront la majorité des Algériens de la propriété de leur pays en le proclamant « république arabo musulmane ».

Comme le POI, il y a chez Besancenot fascination pour la dictature iranienne et pour ses agences ou correspondants (Hamas, Hezbollah) au nom du mythe de la « révolution palestinenne (1). C’ est aussi un élément important qui favorise un front unique du type KPD/NSDAP.

Besancenot n’est pas le porte parole d’un parti plus sérieux dans ses choix tactiques (POI), il se laisse entrainer par sa course à une base de masse qui fuit désespérément la petite bourgeoisie et les bobos salonnards à prétentions révolutionnaires. Cela les mène à verser dans le « socialisme féodal » des amoureuses du meurtrier satisfait de la tribu de qouraiche. Il y a des turbulences internes, mais je crois que le grand homme de Neuilly sur scène n’a pas fini de nous surprendre quant au choix de ses « castings ». En d’autres termes, contrairement au BHL que la TV nous donnait à voir ce soir, je pense qu’il n’y a rien de bon à attendre de lui pour la défense de la liberté politique (dont a besoin vitalement le mouvement ouvrier et la Démocratie).

Alain RUBIN

(1) Au fait, le facteur aime la révolution palestinienne, comme son rival POI. Et comme lui, il soutient le mot d’ordre du boycott d’Israël.
Comme lui, il se moque comme d’une guigne des positions du mouvement ouvrier chez les Palestiniens. La PFGTU est en effet opposée à ce slogan et aux actions pour le mettre en pratique.
Mais il aime la révolution palestinienne, notre facteur anticapitaliste, sauf quand l’agent historique du mouvement vers le socialisme, la classe ouvrière organisée lui donne tort. là il ne l’aime plus et il cherche un autre agent de la dialectique de l’histoire. Il l’a enfin trouvé : après le « camp de classe stalinien » tombé dans les poubelles de l’histoire, c’est l’islam politique.

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