La Charte des Droits de l’enfant date du 20 novembre 1989. Ce texte adopté aux Nations Unies a été signé et ratifié par 191 pays (seuls les États Unis et la Somalie n’ont pas encore ratifié la Charte). Ce texte est un ensemble de règles de bonne conduite que les états, solennellement, ont prises pour protéger les enfants de par le monde. Les bonnes intentions, c’est déjà ça disent les optimistes qui, comme chacun sait, ne sont que des pessimistes en déficit d’information.
Proclamée 41 ans après la déclaration des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, la Charte des Droits de l’enfant semble s’en inspirer dans sa forme. Pourtant, quant au fond et dès son préambule, on trouve ceci qui est évidemment -et heureusement- absent de la Déclaration de 1948:
« Reconnaissant qu’il y a dans tous les pays du monde des enfants qui vivent dans des conditions particulièrement difficiles, et qu’il est nécessaire d’accorder à ces enfants une attention particulière, Tenant dûment compte de l’importance des traditions et valeurs culturelles de chaque peuple dans la protection et le développement harmonieux de l’enfant, (…) »
Dès le préambule la charte tient dûment compte de « l’importance des traditions » mais qu’est-ce qu’une tradition sinon la survivance de pratiques archaïques et grégaire? C’est au nom des traditions que les plus viles actions se perpétuent comme la corrida, la chasse à la palombe, les combats de coqs, la bénédiction de la mer (!) dans les ports de pêche, les soûleries d’après-match, le bizutage, sans oublier quelques joyeusetés comme l’infibulation, la lapidation, la polygamie, etc.
C’est en tournant le dos aux traditions que les humains s’affranchissent un peu des chaînes que leur forge l’ignorance. Heureusement tout de même que nombre de traditions ont fini (ou sont en passe de finir) dans les poubelles les plus nauséabondes de l’histoire de l’humanité comme les exécutions publiques… sauf en terre d’islam où elles continuent d’exister!
Dès son préambule donc, la Charte des Droits de l’Enfant est partie sur de très mauvais rails… Mais nous ne sommes pas au bout des mauvaises surprises…
Mais au fait, une question comme ça en passant: qu’est-ce qu’un enfant? Curieusement, bien qu’il prétende établir une sorte de catalogue des droits universels des enfants, le texte lui-même se garde bien de le préciser. Pourtant il aurait été intéressant qu’une définition précise fut établie à ce sujet. Pour nombre de nations -osons le mot- « civilisées » l’enfance dure assez longtemps. La majorité sexuelle est fixée souvent à 15 ou 16 ans et le droit de vote à 18 ans. En terre d’islam on peut violer sans problème des petites filles de 10 ans voire avant: c’est le prophète* lui-même qui donne l’exemple puisqu’il s’est marié avec Aïcha une gamine de 6 ou 7 ans avant de la violer quand elle en avait 9. Peut-on raisonnablement penser qu’une gamine de 9 ans soit consentante pour se faire sauter par un chef de guerre polygame? D’ailleurs aujourd’hui encore, en terre d’islam toujours, des « scientifiques de l’islam » (si, si, c’est comme ça qu’ils s’appellent eux-mêmes!) devisent très sérieusement sur l’âge à partir duquel une gamine impubère peut être mariée. Pour l’un d’entre eux, un an lui paraît être un âge acceptable.
L’article 16 de la déclaration des droits de l’homme de 1948 dit ceci:
« A partir de l’âge nubile, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. » En France l’âge nubile est 18 ans depuis la loi du 4 avril 2006…
Mais revenons-en au texte de la fameuse Charte du droit des enfants, en particulier son article 14:
« Les États parties respectent le droit de l’enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion. »
C’est précisément cet article qui pose problème car « enfant » qui vient du latin « infant » de in, non, et « fari », parler : celui qui ne parle pas. Être humain, sans différenciation de sexe, dans les premières années de sa vie et avant l’adolescence… l’enfant est celui qui ne parle pas car les adultes ne l’autorisent pas à parler. Pour le dire autrement l’enfant n’a aucun autre droit que celui de la boucler. C’est ce que dit la définition du mot. Alors comment peut-il avoir la « liberté » de religion?
En fait il ne s’agit que de la liberté des parents d’imposer à leur progéniture leur propre religion, au mépris de la liberté des enfants… sachant par exemple que l’exercice de cette liberté-là conduit des milliers d’enfant à la mort par septicémie ? L’enfant n’a pas le droit à la parole, il est circoncis autoritairement par ses parents et c’est ça sa « liberté de religion »? Rappelons également qu’en terre d’islam, on ne peut pas changer de religion sinon c’est la mort pour apostasie.
La Charte du droit des enfants entérine en fait une bien sombre réalité: celle de l’absence totale de liberté des enfants et la toute-puissance des parents obscurantistes.
Mais toutes les religions -aujourd’hui- ne se valent pas. En effet, s’il s’agit d’une religion chrétienne ou du bouddhisme, il n’y aura pas d’atteinte définitive à l’intégrité physique de l’enfant, par contre s’il s’agit de l’islam ou de la religion juive, l’intégrité physique des petits garçons sera irrémédiablement atteinte, et il existe même des extrémistes religieux qui ont pour fixation morbide l’excision du clitoris des petites filles…
Quand, aux Nations Unies, les délégués se laissent emberlificoter par les lobbies religieux, ça donne un texte en trompe l’œil généreux d’apparence et protecteur de l’enfance alors qu’en réalité il laisse libre-court aux bandes de salopards religieux pour bousiller l’âme et le corps d’enfants qui n’avaient rien demandé.
GILLINOUI






