Des militantes islamistes auxerroises au doucereux président du CFCM, il n’y a qu’un pas !

« De loin, leur groupe est impressionnant. Une trentaine de femmes perdues sous leur niqab noire. Des silhouettes qui ne sont pas passées inaperçues à Auxerre, où ce groupe, qui se revendique du tabligh, une mouvance piétiste et fondamentaliste, a attiré l’attention de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). La mouvance radicale se féminise, à en croire les policiers. À Auxerre, ce groupe est particulièrement prosélyte, suivant la doctrine des tablighs, ces croyants qui entendent reproduire le mode de vie du prophète et vont au-devant des publics, notamment marginalisés, pour porter cet islam du pied de la lettre. »

Ainsi commence l’article qu’a consacré « Le Figaro.fr » du 05 / 12 / 08 (1) à ce phénomène extrémiste à la limite du terrorisme, du moins idéologique et culturel, qui tend à se développer en France(2). « À la sortie des écoles, ces femmes entièrement voilées abordent les mères de famille, proposent une éducation musulmane, engagent à rejoindre un groupe de lecture du Coran. Elles forment un groupe soudé et tourné contre l’Occident, Ces femmes se réunissent pour vouer aux gémonies la France, les juifs, qu’il «faut anéantir» et parler de djihad. »

Remarquons ici que si les services officiels les surveillent, ces femmes ne font l’objet d’aucune mise en cause, d’aucune « dénonciation » de la part des associations telles que le MRAP ou la LICRA (et même la LDH) ou des partis « gauchisants » si prompts d’habitude à débusquer chez le citoyen « de base » le racisme et l’antisémitisme, même quand il n’y en a pas. ui pourrait d’ailleurs s’en étonner ?

Ce qui est intéressant, c’est que ces femmes poussent leurs discours et leurs actes jusqu’à s’attaquer à l’émancipation occidentale et à rompre avec la société qui les a accueillies, jusqu’à refuser toute forme d’intégration, sauf, on s’en doute, pour ce qui est de l’assistanat social, des diverses aides consenties par cette société « honnie », des différentes couvertures sociales, et autres inventions de la « société satanique » française… Leur place serait dans le désert saoudien, mais c’est inconfortable !

Sans exagérer le phénomène, remarquons que ce type d’extrémisme qui a surfé sur les flux migratoires et le regroupement familial pour infiltrer notre espace public, culturel et sociétal, est un vrai danger pour l’essence même de notre société, et qu’il serait bon que les autorités de la République dépassent le simple recours à la surveillance pour le circonscrire puis l’éradiquer !

Mais il est vrai que ces autorités, politiques en particulier, sont pour le moins mal à l’aise devant l’avancée militante de l’islam dont elles cautionnent l’implantation communautariste quand elles ne l’organisent pas.

Aussi faut-il lire attentivement l’interview du nouveau président du Conseil Français du Culte Musulman donné à « La Provence.com » ce mercredi 12 décembre. Il a beau jeu de demander un vaste programme de constructions de mosquées (et s’il ne parle pas d’argent public, son regard se tourne vers Créteil et Torcy – Voir « Riposte Laïque » n° 66 et 67), prétendant un besoin que l’exemple d’Avignon, qu’il donne, dément parfaitement, car 7 mosquées « fonctionnent » dans un espace urbain de moins de 200 000 habitants dont 10% à peine peuvent se réclamer de l’islam, sans en être d’ailleurs des pratiquants assidus. Mais s’il suggère la construction d’une « grande mosquée » en plus, avec ses commerces, ses lieux « culturels » pour « parler avec les autres religions » (les 30% de Français qui n’en ont aucune ne semblent pas l’intéresser), son école coranique et autres espaces « communautarisants », c’est qu’il perçoit parfaitement qu’il imposera par là le signe visible de « sa communauté » et déstructurera un peu plus encore l’espace commun laïque et démocratique.

En fait, entre les femmes- fantômes prosélytes des applications les plus obscurantistes « de la parole sacrée pour ceux qui croient qu’elle l’est » et les discours arrondis et persuasifs de ceux qui préfèrent se couler dans le moule des lois démocratiques (pour mieux les contourner et les abolir), il n’y a qu’une différence de stratégie pour un même but : imposer la loi religieuse à la loi générale, construire un communautarisme qui divise face à une laïcité qui rassemble, faire passer la société française de « l’état de civilisation » où elle est parvenue à ce qu’elle était au Moyen Age finissant…

Et si Monsieur Moussaoui veut nous convaincre du contraire, il devra, d’abord, condamner avec force (et lutter contre) toutes les formes d’activisme religieux musulman, de détérioration des lois fondamentales de notre pays par le prosélytisme de sa religion, puis se déclarer en accord avec la phrase essentielle hugolienne : « je veux l’Etat chez lui, et l’Eglise chez elle » ….et celle d’Aristide Briand : « La République est une parce qu’elle est de tous » !

Empédoclatès
« du bon usage de la raison »

1- http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/12/05/01016-20081205ARTFIG00601-de-plus-en-plus-de-femmes-islamistes-radicales-.php

2. Voir aussi l’article d’André Dufour

http://libertyvox.com/article.php?id=365

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