Dire « Vive la France Libre » est « raciste » pour le Mrap et la Dépêche du Midi !

Publié le 26 juillet 2010 - par - 679 vues
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Ce quotidien méridional ne cesse de me surprendre par son aplaventrisme « politiquement correct » des plus islamogauchistes. Il mérite bien son surnom : la Dépêche du Dhimmi !

Ce vendredi 23 juillet 2010, il publie un article intitulé : « Castres. Le Mrap victime d’inscriptions racistes ». Allons bon, même si nous savons depuis longtemps que le Mrap n’a plus rien d’antiraciste (mais au contraire procède de la discrimination dans ses soutiens), nous n’apprécions guère, justement, qu’on utilise des accusations racistes même contre nos adversaires. Je m’empresse donc de lire l’article pour savoir de quoi il en retourne. A-t-on traité les gens du Mrap de « bougnoules » ? A-t-on taggué sa façade de croix gammées ? S’en est-on pris à l’origine de Mouloud Aounit ? A une couleur de peau ? Voyons cela…

http://www.ladepeche.fr/article/2010/07/23/878109-Castres-Le-Mrap-victime-d-inscriptions-racistes.html

« Le local castrais du Mrap (Mouvement contre le Racisme et pour l’amitié entre les peuples) a été la cible de tags xénophobes en début de semaine. Les revendications «La France aux Français», «Vive la France libre», étaient inscrites sur la porte et le panneau d’affichage du local situé au deuxième étage de la Maison des associations et des syndicats. »

Voilà quelles sont les « inscriptions racistes » et les « tags xénophobes », selon la Dépêche du Midi : « La France aux Français » et « Vive la France libre ». C’est tout !

Je suis désolé, mais je ne vois ni racisme ni xénophobie dans ces deux déclarations.

En quoi est-ce « xénophobe » de dire « La France aux Français » ? Défendre une identité et une nation, ce n’est pas de la xénophobie, c’est-à-dire de la haine ou de l’hostilité envers les étrangers ! « La France aux Français », quoi de plus normal ? Il est tout de même étrange que ceux qui jadis disaient « l’Algérie aux Algériens », et qui disent aujourd’hui « L’Irak aux Irakiens » ou « Le Tibet aux Tibétains » n’aient pas les mêmes mots pour défendre l’autodétermination de leur propre peuple alors qu’ils la revendiquent pour les autres peuples du monde. Ne serait-ce pas une forme de discrimination anti-française, pour ne pas dire de racisme ?

Que faudrait-il dire ? « La France aux étrangers » ? Ce serait parfaitement ridicule, et même colonialiste. « La France à tout le monde » ? Ca n’aurait plus aucun sens, puisque ça détruirait l’idée même de nation française et de peuple français.

Mais le pire, c’est de traiter de « raciste » et de « xénophobe » l’expression « Vive la France libre ». Il fut un temps où écrire ou dire cela vous valait 12 balles dans la peau. Aujourd’hui, on risque seulement un procès pour « racisme » (sic !) C’est moins grave, mais quelle insulte aux résistants au nazisme et à ses victimes ! La Dépêche du Midi se rend-elle compte qu’elle donne là des gages à ceux qui lui reprochent encore « les heures les plus sombres » de son Histoire ?

En effet, alors qu’elle était radicale-socialiste pendant l’entre-deux-guerres, « La Dépêche » est passée sous le contrôle de collaborationnistes pendant l’occupation allemande. Interdite à la Libération à cause de cela, elle réapparaît seulement en 1947 sous le nom « La Dépêche du Midi » et retrouve sa ligne radicale-socialiste, soutenant Pierre-Mendès France puis François Mitterrand. Néanmoins, entre 1959 et 1971, l’ancien chef de la police de Vichy René Bousquet, responsable notamment de la rafle du Vel d’Hiv, fait partie du conseil d’administration du journal. Il animera même la rédaction aux côtés de la veuve de Jean Baylet. (Source : La Dépêche du Midi et René Bousquet, Un demi-siècle de silence, par Claude Llabres, éditions Fayard, 2001)

Jean Baylet, député de gauche de 1946 à 1958, avait relancé le journal et pris sa direction en 1947, mais il y avait aussi travaillé pendant l’entre-deux-guerres. Il fut par deux fois arrêté par la Milice : en 1942, et… en juin 1944 ! Il fut emprisonné, puis déporté. Il défendait « la France Libre ». Le rédacteur de l’article qui trouve « raciste » le fait de dire « Vive la France libre » devrait s’en souvenir.

L’amitié entre René Bousquet, Jean Baylet et François Mitterrand – décoré de la Francisque puis résistant –, sur fond d’inimitié commune contre le Général de Gaulle, est certes une histoire complexe. Mais elle ne doit pas nous faire oublier que la Liberté est le premier principe de notre République française. Alors oui, « Vive la France libre » !

Roger Heurtebise

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