Eric Besson insulte la France et son histoire. Faut le virer !

Publié le 8 janvier 2010 - par - 351 vues
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La dernière de notre ministre de l’Identité Nationale ? ENORME !!!! Sa définition(1) de la France :  » la France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage »

Décidément, Nicolas Sarkozy n’a pas de chance (est-ce un hasard ??? ) avec ses ministres dits d’ouverture à gauche ! Après l’inénarrable et imbuvable Kouchner qui, le lendemain du vote suisse sur les minarets confiait(2) sa méfiance du danger des votations populaires (il fut et est peut-être, pourtant, encore socialiste…) voilà qu’Eric Besson, ministre de l’Identité nationale, révèle que non content d’ignorer le sens du mot nation, il est décidé à la tuer. En deux phrases, le sieur Besson biffe les trois premiers articles de notre constitution. Rien que ça.
Alors, mégalomane, inculte, définitivement idiot ou opportuniste ?
La question se pose quand on relit sa phrase et qu’on la confronte aux premiers articles de notre constitution :

« Article 1er
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.

Article 2

La langue de la République est le français.
L’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.
L’hymne national est la « Marseillaise ».
La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ».
Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Article 3

La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.
Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.
Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques. »

D’abord, pour le ministre, il y a erreur, la France n’est pas un peuple, mais un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble ; la France est donc constituée de Bretons vivant avec des Basques, des Algériens, des Roumains, des Italiens… Une vraie Tour de Babel ! D’ailleurs, notre homme l’affirme sans frémir, la France ce n’est pas une langue, contredisant sans vergogne l’article deux. Comment s’étonner alors que l’on puisse voir fleurir des enseignes en arabe (comme celles de la Société Générale de Marseille, Lyon et sans doute dans bien d’autres villes…) ? Comment s’étonner que certains régionalistes jusqu’au-boutistes réclament la possibilité d’utiliser en tous lieux les langues régionales ou étrangères dans les services publics ? Et puis, bien sûr, la France ce n’est pas un territoire avec des frontières, le mot territoire semble faire mal à notre ministre, la France, pour lui, ce serait donc un ensemble virtuel, quasiment abstrait, réduit à une seul mot « métissage »…

Bref, cela s’appelle le déni de la nation. Nation, de nascor, naître, désignait au départ ceux qui sont nés ensemble, c’est-à-dire qui ont la même origine et à présent « une communauté humaine identifiée dans des limites géographiques parfois fluctuantes au cours de l’histoire, mais dont le trait commun supposé est la conscience d’une appartenance à un même groupe (wikipedia) »

Bref, cela s’appelle le déni du peuple. « Le mot peuple vient du latin populus désignant l’ensemble des citoyens. Couramment, ce terme désigne un ensemble d’individus qui forment à un moment donné une communauté historique partageant majoritairement un sentiment d’appartenance durable. Ce sentiment d’appartenance peut venir de l’une au moins de ces caractéristiques : un passé commun (réel ou supposé), un territoire commun, une langue commune, une religion commune ou des valeurs communes.(wikipedia) ». Exactement tout ce que refuse celui qui a paradoxalement initié un débat sur l’identité nationale. Monsieur Besson refuse l’idée que la majeure partie des 65 millions de Français puissent avoir conscience de faire partie du même groupe et avoir des valeurs communes. Monsieur Besson prétend, en gros, que la France est un nouveau pays constitué d’une immigration de peuplement. Plus personne n’est né en France, plus personne n’a de valeurs françaises ; le Français de souche, d’ailleurs, n’existe pas. Seuls existent ses ancêtres, lointains ou récents, et que les descendants de Saint Louis se comptent et se fassent hara-kiri !

Monsieur Besson nous prend pour des demeurés. Mais il s’en fiche, ce n’est pas nous qui l’intéressons.

Monsieur Besson lance un débat sur l’Identité nationale qui scandalise la gauche bobo (c’est bon signe), qui laisse espérer un sursaut républicain du gouvernement et un rappel des valeurs qui nous rassemblent (et qui existent encore, désolée de vous décevoir, monsieur Besson,), issues de La Déclaration des Droits de l’homme et des Lumières. Las ! tout cela n’est qu’un appeau destiné à brouiller les cartes, à éventuellement gagner des élections mais, surtout, à faire prendre aux Français des vessies pour des lanternes. Gageons que les résultats des consultations et des débats sont déjà écrits et que Monsieur Besson va essayer de nous faire croire que les Français de 2010 sont nés de la dernière pluie et qu’ils n’ont d’autre envie que de conserver leurs particularités d’origine, même trois générations après : la langue, la religion et les traditions de leurs ancêtres, et tant mieux si elles bafouent celles des quelques irréductibles qui, comme un Rachid Kaci, pourtant d’origine kabyle et parce que d’origine kabyle, osent dire :  » Evidemment, mes ancêtres n’étaient pas des Gaulois. Et pourtant, je peux reconnaître ces Gaulois pour tels et les adopter en quelque sorte, si je suis de ce pays, qui lui aussi m’adopte.[…] Je puis affirmer que les Gaulois sont mes ancêtres parce que je suis citoyen français, autrement dit membre de la nation française, et qu’indépendamment des apports romain, germain, breton, normand ou même arabe, les ancêtres de cette nation sont les Gaulois.« (3) Tout est là.

Il y a, dans la constitution d’une nation, un fil directeur, un conglomérat autour d’un noyau central, qui évolue, avance, mais sur la base de ce qui rassemble depuis longtemps un peuple, et il faut du temps pour faire un peuple, pour faire une nation.

Ce temps pour apprendre à vivre ensemble, pour apprendre à évoluer ensemble, le sieur Besson n’en veut pas. Le grand chambardement, tout de suite, imposé à ceux qui se sentaient chez eux, qui avaient des repères, pour complaire aux nouveaux arrivants. Histoire de déboussoler tout le monde et d’avoir une main d’œuvre facile ? Histoire de désamorcer la bombe des populations qui ne s’assimilent pas, qui refusent même de s’intégrer ? En tout cas, on ne s’étonnera pas que le perfide appelle de ses vœux le vote des étrangers aux élections locales… (4) On ne peut mieux nier la citoyenneté et le sentiment d’appartenance.

J’aimerais que le Ministre Besson nous explique comment et sur quelle base ces peuples qui veulent vivre ensemble se reconnaissent et se rassemblent. Puisque le territoire ne compte pas, puisque la langue ne compte pas, puisque les valeurs ne comptent pas, quels peuples vont se reconnaître comme Français ? Ceux qui trouvent que le système social de ce non-territoire et les salaires sont intéressants ? C »est cela que souhaite le Ministre de l’Identité nationale ? Créer une communauté non de destin, non de culture, mais d’opportunisme économique ? Une communauté de profiteurs ??? Une communauté de consommateurs ???

Car ne nous y trompons pas, ce qui fédère, ce qui donne une identité, un sentiment d’appartenance, c’est ce qui enrichit la vie, l’être, ce qui le fait vibrer, les connivences culturelles, les madeleines de Proust, la vue d’un champ de blé, l’odeur des feuilles mortes et de la mousse en automne, le goût du vin, l’amour des bons mots, la vénération pour 1789, le souvenir des premiers congés payés, les références savoureuses à Molière ou à Hugo, de « qu’allait-il faire dans cette galère » à  » Bon appétit, Messieurs »…

C’est tout cela la France, et bien davantage, et rien à voir avec celle dont Eric Besson voudrait nous faire croire qu’elle va naître de la consultation sur l’Identité nationale. En effet, si l’on réfléchit bien, on se rend compte que, pour lui, nous en sommes à l’année zéro ; la France n’existe pas, le passé, ses guerres, ses traités, son unification, tout cela n’existe plus (les siffleurs de la Marseillaise sont plus grands clercs que nous, ils avaient deviné), le français n’existe pas, il est à inventer, sans doute une espèce de pidgin à l’usage interne des peuples peuplant cette non entité appelée France entre deux mots d’anglais, la langue des affaires… D’ailleurs, c’est bien simple, les dizaines de millions d’individus qui, jusqu’à présent, se croyaient Français n’existent pas, ils ne sont que des éléments épars qui se cherchent, qui ne se nomment pas, qui attendent du conglomérat final leur naissance.

De qui Monsieur Besson se moque-t-il ?
Qui Monsieur Besson veut-il insulter et désespérer ?
A qui veut-il plaire, à qui veut-il vendre cette France qui n’existe que dans les rêves des ennemis de la République et de la nation, les Européistes, les Régionalistes, les communautaristes… ?

Assez. On en a assez de voir piétiner allègrement ce que nous sommes par le Ministre lui-même et ses ex-mais-vrais-amis de SOS racisme, du Mrap, de tous ceux qui ont crié « Déat » devant son ralliement à Sarkozy et qui doivent jubiler à présent !

Leur conception de la France assassine Hugo et Zola.
Leur conception de la France dynamite tous les monuments aux morts de nos villes, qui appartiendraient à un territoire fantôme que des fantômes ont défendu en mourant.
Leur conception de la France c’est la mort de ce qui fait l’homme.

Leur conception de la France c’est la vacuité et le mouvement, contre le bonheur d’avoir des racines, d’avoir des repères, contre le bonheur d’être homme et citoyen à la fois dans un pays qui a une histoire et est en marche vers le progrès.

Quant à Eric Besson, il vient de se suicider politiquement. Une telle faute est impardonnable et il ne fera plus jamais illusion. Il est évident que si le Président de la République était vraiment républicain, il mettrait fin à ses fonctions, pour faute professionnelle. Il n’y a pas d’autre solution pour laver l’outrage dont Marianne a été victime par le Ministre de l’Identité nationale en personne.

Le fera-t-il ? On peut en douter, et on ne peut qu’être amer, quand on compare le sort injuste fait à un véritable homme politique, un serviteur de la France comme l’était Philippe Séguin(5) et les honneurs qui pleuvent sur des incapables et des traîtres à la patrie comme Besson ou Kouchner.

Christine Tasin

http://christinetasin.over-blog.fr

(1) [identite-nationale-visite-surprise-de-besson-a-la-courneuve.php->http://www.leparisien.fr/politique/identite-nationale-visite-surprise-de-besson-a-la-courneuve-05-01-2010-766358.php]

(2) [kouchner-ou-la-voix-des-minarets-et-de-la-burqa–40314507.html->http://christinetasin.over-blog.fr/article-kouchner-ou-la-voix-des-minarets-et-de-la-burqa–40314507.html

(3) Rachid Kaci, La République des lâches. La faillite des politiques d’intégration. 2003.

(4) [canadianpress/article/ALeqM5ioKvReAAQVhvwCJH_N4S-nGBwLgA->http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5ioKvReAAQVhvwCJH_N4S-nGBwLgA]

(5) [3-minutes-de-silence-pour-philippe-seguin-42472219.html->http://christinetasin.over-blog.fr/article-3-minutes-de-silence-pour-philippe-seguin-42472219.html

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