Et si le « nouveau facho » c’était le journaliste Sébastien Lafargue ?

Publié le 17 janvier 2011 - par - 995 vues
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C’est la question que l’on ne peut s’empêcher de poser lorsque l’on visionne le reportage qu’il a vendu à France 4(1) sur « les nouveaux fachos », c’est-à-dire le Bloc Identitaire et, même si ce n’est pas dit aussi clairement, ceux qui font des actions avec ces derniers, Riposte Laïque et Résistance républicaine.

En effet, à voir le reportage, on ne peut que s’étonner des méthodes utilisées par celui qui aimerait, n’en doutons pas, être reconnu et consacré journaliste au moyen de son œuvre mais ne réussit qu’à démontrer son incapacité de faire un travail objectif et à mettre en avant ses qualités de manipulateur. Mais finalement, la presse « officielle » ne recrute-t-elle pas, précisément, prioritairement ce genre de personnages ?

D’ailleurs, ceci expliquerait pourquoi Sébastien Lafargue passe tant de temps à s’étonner, non, à se révolter devant ce salaud de moteur de recherche google qui ose, l’impudent, donner des liens sur les articles de Novopress et pas seulement sur ceux du Monde ou du Figaro ! Il faut savourer, entre autres, ce passage délirant, représentatif de l’idéologie bobo-bienpensante, tellement persuadée qu’elle détient la vérité qu’elle voudrait empêcher que tout autre avis apparaisse, quand le pseudo-journaliste parle de « faux site d’info et de vrai site d’intox ». Et ces gens-là défendraient la liberté d’expression ??!!

Nous voilà pris à faire du Sébastien Lafargue ou, autrement dit, à user et abuser du conditionnel.
Pourquoi le dit monsieur, en effet, n’a-t-il cessé, dans ses commentaires, d’user de « modalisateurs », de conditionnels, de « sans doute », de « paraît-il » si ce n’est pour laisser entendre ce que la caméra ne parvient pas à démontrer, malgré tous ses efforts ?

En effet, que reste-t-il des quarante heures de tournage qu’il a passées avec Riposte Laïque et Résistance républicaine (et sans doute autant avec les Identitaires) ? Un montage indigent qui voudrait faire de scènes anodines un portrait à charge, comme s’il était possible de faire entrer de force une fenêtre trop large dans un cadre étroit.

Le cadre étroit est donné d’emblée en début d’émission :  » le but du reportage est de décrypter la méthode des nouveaux fachos » et la fenêtre large, la réalité des faits et discours, aux antipodes du discours facho.

Précisons que lorsque Sébastien Lafargue a contacté l’un de nous deux, il nous a présenté une approche bien éloignée du thème qu’il a martelé, tout au long de son reportage. Il a affirmé être intéressé par l’événement du 18 juin, qui, autour de l’apéro saucisson-pinard, a vu les Identitaires, dont les leaders ont un passé d’extrême droite, et Riposte Laïque-Résistance Républicaine, dont les animateurs sont issus de gauche et d’extrême gauche, faire un bout de chemin ensemble. Jamais il n’a vendu la vraie copie, à savoir que le thème de l’émission serait « Les nouveaux fachos ».

Pierre Cassen et Christine Tasin seraient donc de « soi-disant laïques » (mais rien dans le reportage ne démontre le contraire) ; quant aux Identitaires qui cherchent à protéger la jeunesse, notamment contre la drogue, comme le montrent les autocollants qu’ils mettent en place, il faut un commentaire qui susurre, à partir d’images truquées – le journaliste étant revenu sur les lieux du collage deux heures plus tard, comme il l’a reconnu dans un entretien téléphonique enregistré, et non en faisant demi-tour, pour filmer des autocollants négationnistes posés par d’autres à un autre moment, joli procédé- : « leur truc ne serait donc pas de protéger la jeunesse «  ! En fait, vous l’aurez compris, décrypter (faire apparaître ce qui est caché, étymologiquement), pour Sébastien Lafargue, c’est tout simplement ajouter à ce qui est trop clair ce qui permet de le rendre opaque et douteux. Et le procédé est repris à longueur de reportage, par exemple quand des Identitaires manifestent contre les racailles et brandissent des fumigènes, le commentaire ajoute, perfide, que « le spectacle pyrotechnique est digne des stades de foot », faisant ainsi un amalgame plus que douteux avec les hooligans ou quand, devant un jeune se hérissant contre la culpabilisation que l’on veut nous imposer pour le passé de la France, notre manipulateur de service parle « d’histoire revisitée »… Ou encore quand Fabrice Robert est présenté comme un « chef de bande » et étiqueté à vie pour ses engagements de jeunesse -et les explications qu’il donne disparaissent au montage !- Il faut dire que le reportage est émaillé d’expressions claires, « extrême-droite, ultra-droite, droite extrême, fascisme… » Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.

On ne compte plus, d’ailleurs, les mensonges délibérés, et cela ne fait pas honneur à la déontologie du journaliste, notamment quand Sébastien Lafargue n’hésite pas à affirmer de manière insidieuse que Philippe Vardon a été condamné pour avoir eu la ferme volonté de reconstituer Unité Radicale, totale invention destinée à faire passer les militants du Bloc Identitaire pour des nostalgiques incapables de se plier à la loi quand tout, dans leur discours, leur tenue, montre qu’ils sont de parfaits légalistes. Les militants du Gud montrés lors de la manifestation des Identitaires ont été expulsés de la manif mais n’en faisaient pas partie contrairement à ce qui a été dit ; Riposte Laïque et Résistance républicaine étaient co-organisateurs avec le Bloc Identitaire de l’apéro saucisson-pinard du 18 juin et Pierre Cassen et Christine Tasin n’étaient pas de « simples invités » auxquels on aurait donné la parole avec condescendance… Cela, Sébastien Lafargue ne pouvait l’ignorer, et pourtant, il a déformé les faits, de manière délibérée.

Nous garderons pour la bonne bouche les petites phrases qui ne correspondent à rien et n’ont d’autre but que de mettre en exergue, hors contexte, des extraits de prises de parole traduisant la peur et l’exaspération de deux participants du banquet républicain de Toulouse s’interrogeant sur les limites de la légalité face à l’envahissement d’un fascisme qui ne dit pas son nom en prenant l’exemple de la Résistance pendant la deuxième guerre mondiale : dire « nous sommes contre le halal et vive le cochon » serait « hola ! une mise en bouche » avant « d’autres éléments fort inquiétants », « on va pouvoir se lâcher ! » et finissent par un verdict sans nuance malgré les 8h passées en notre compagnie à Toulouse « les appels à la violence que je viens d’entendre sont effrayants » et il enchaîne avec une interview de Caroline Fourest, égale à elle-même c’est-à-dire sans intérêt ni objectivité avec cette petite phrase  » n’y a-t-il pas une autre voie que l’incitation à la haine ? »

Il y a là un drôle de paradoxe. L’accusation est grave, et le reportage dit tout le contraire ; d’ailleurs, inadvertance, accès de culpabilisation ou tentative de faire croire que les troupes seraient violentes, le montage n’a pas fait disparaître, précisément, le passage où Christine Tasin rappelle que Résistance républicaine est légaliste et se refuse à toute action illégale et/ou violente…

On ne peut que s’interroger. Sur 40 heures de film, nous n’avons droit qu’à à peine 10 minutes et jamais à plus de deux phrases exposant notre stratégie, et nos références à la Résistance. Pourquoi accorder plus d’une minute à Fourest, mais ne jamais interroger les racailles et les islamistes que nous combattons ? Sébastien Lafargue craignait-il que le discours de ces vrais fascistes ne donne raison à ceux qu’il a essayé de traîner dans la boue, tout au long de son reportage, en les faisant passer pour de vrais fachos ?

Alors face à ce monument de désinformation qui voudrait pousser à la haine contre le Bloc Identitaire et ses alliés, on ne peut que retourner à Sébastien Lafargue le titre donné à son reportage. En bon facho, il pratique la censure et les interdits, les manipulations et les mensonges, les étiquettes et les épithètes, donne l’imprimatur à ceux des journaux qui vont dans son sens, voudrait voir interdits les autres et court sus à l’objectivité et à la vérité pour mieux concourir à l’entreprise de conquête du totalitarisme islamique.

Qu’il le fasse par aveuglement idéologique ou pour assurer le beefsteak est secondaire. La réalité est qu’il fait partie de cette caste de journalistes qui, vivant dans un pays démocratique, se comporte comme un émule des régimes totalitaires, qu’ils soient staliniens, fascistes ou islamistes. Sans état d’âme, il apporte la belle histoire à ses employeurs, qui le paient pour cela. Serge Halimi parlait de « chiens de garde » du système, et Sébastien Lafargue, à son modeste niveau, se comporte comme tel. Il est de la graine de ceux qui, après le coup d’Etat de Jaruzelwski, en Pologne, en 1981, présentaient les informations officielles en uniforme.

Le scandale supplémentaire, c’est que France 4 est une chaîne de service public, financée par les contribuables et il est honteux d’utiliser le service public et l’argent public pour faire une propagande politique mensongère et diffamatoire ! La seule présentation, au début, des trois reportages, est éloquente : plans de coupe mêlant manifs des identitaires parisiens et tags de croix gammées, avec le commentaire qui va bien…

Néanmoins, nous finirons en remerciant vivement Sébastien Lafargue. Les ficelles de son travail de désinformation sont tellement visibles (On prend 15 ou 30 secondes de déclaration de X ou Y, en prenant bien soin de couper les explications ou les antithèses, musique angoissante, puis la voix off dit ce qu’il faut comprendre, et c’est reparti pour une autre séquence, etc.. sur les Assises, par exemple, on dit qu’il y a eu « plusieurs orateurs », mais on ne cite que Freysinger pour éviter de montrer la palette idéologique et internationale des intervenants) qu’un vent de contestation se lève, nous sommes débordés par les messages de soutien, et le Bloc Identitaire et Résistance républicaine reçoivent de nombreuses demandes d’adhésion ; les spectateurs sont révoltés et nombreux parmi ceux qui ne nous connaissaient pas à vouloir nous rejoindre pour lutter contre le fascisme vert secouru par les collabos que sont un certain nombre de journalistes.

Nous n’avons donc pas perdu notre temps en acceptant que Sébastien Lafargue nous suive pendant quelques mois. Après les « exploits journalistiques » de certains plumitifs de Marianne, du Nouvel Obs, du Monde, de Bakchich, les citoyens de ce pays ont pu voir de leurs propres yeux le sale boulot pour lequel était payé Sébastien Lafargue et nombre de ses confrères type Caroline Fourest : salir les Résistants, et favoriser l’islamisation de nos pays, la disparition de notre peuple, de la France, pour le grand profit de la mondialisation libérale.

Seul problème : cela ne marche plus !

Christine Tasin et Pierre Cassen

http://resistancerepublicaine.info/

(1) http://www.youtube.com/watch?v=z7CKMq09-Ew

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