Je vais sans doute désorienter les lecteurs de Riposte Laïque, mais j’ai une pensée pleine de compassion pour les associations anti-racistes et les vaillants défenseurs du politiquement correct.
Ils en ont du travail, les malheureux, « dans un pays où progressent les attitudes réactionnaires qui prolongent les stéréotypes et clichés à connotation raciste d’Eric Zemmour dans un climat nauséabond provoqué par le débat sur l’identité nationale stigmatisant des populations déjà durement touchées par le racisme, l’islamophobie et la relégation sociale » (aaaah, je suis contente de moi, même Aounit ne l’aurait pas fait aussi bien).
Voilà plusieurs semaines, ils avaient tenu le pavé une semaine durant, en lynchant Georges Frêche, accusé d’antisémitisme, pour avoir dit que « Fabius n’avait pas une trombine très catholique ! ». Martine Aubry en avait profité pour monter une opération contre l’ancien maire de Montpellier, avec le succès qu’on va constater ce dimanche…
J’avais été une des premières à voler au secours du malheureux, un bon client pour nos bons amis les maître-censeurs.
http://www.ripostelaique.com/Au-fait-Louis-Schweitzer-a-t-il.html
Depuis un bon mois, repus par le lynchage de Frêche (qui ne s’est jamais aussi bien porté depuis), ils n’avaient plus rien à se mettre sous la dent. Heureusement, il y a le FN, et Le Pen. Quelle aubaine de se les farcir, ceux-là, surtout quand on sait qu’à cause des multiples propos peu honorables tenus par Le Pen, peu de gens vont se bouger pour les défendre. Donc, quand, le Mrap et ses complices la Licra, SOS Racisme ou Sifaoui, veulent mettre en cause le délit de blasphème, au service de l’islam, rien de mieux que d’attaquer une affiche du FN, et de reprendre le discours des islamistes : attaquer notre religion, c’est du racisme. Cette fois, c’est ma copine Christine Tasin qui a défendu la liberté d’expression, sans cautionner pour autant le FN.
http://www.ripostelaique.com/Le-Mrap-utilise-une-affiche-du-FN.html

L’affiche incriminée du Front national, que le Mrap, la Licra, SOS Racisme et Sifaoui veulent faire interdire… lui faisant une publicité inespérée !
Et puis, d’un seul coup, à quelques jours des élections régionales, la machine s’emballe. Autre tête de Turc des policiers de l’antiracisme, Eric Zemmour. Ce dangereux multi-récidiviste avait déjà osé dire à une femme de couleur qu’elle n’était pas de la même race que lui, puisque lui était blanc, et elle noire ! Il avait aggravé son cas en osant attaquer nos petits juges, qui avaient remis en liberté des clandestins pris en Corse, pour vice de forme ! Les syndicats de magistrat avaient pleurniché auprès de la ministre, Alliot-Marie. Toujours pas calmé, voilà Zemmour qui a osé dire : « L’immigration se concentre dans certains quartiers, et les autochtones s’en vont », « quand on vit en France, on donne un prénom français à son enfant», « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est un fait. ». Un mystérieux club Averroes a cette fois saisi le CSA, voyant du racisme dans les propos du journaliste. Le but est bien sûr de faire pression sur RTL, et sur tous les lieux où Zemmour se produit, pour l’interdire d’antenne. Mais la palme de l’ignominie est atteint par la Licra, qui donne sa caution à ces opérations d’intimidation, en reprenant le parallèle de la persécution des juifs en 1940.
communiques-de-presse/1994-eric-zemmour-a-la-memoire-selective
Et bien sûr, depuis mercredi, c’est la cerise sur le gâteau, Longuet ose dire qu’il vaudrait mieux mettre à la direction de la Halde « quelqu’un du corps français traditionnel », plutôt que Malek Boutih. On ne parle plus que de cela ! A quelques jours du premier tour, quelle aubaine, la presse s’emballe, la gauche, égale à elle-même, la bouche en cul de poule, la larme à l’oeil, pleurniche, « tout cela est affreux, le racisme progresse, c’est terrible, mon mon bon monsieur ! »
Ce que j’en pense : Longuet est doublement stupide. Le débat n’est pas de choisir un successeur à Schweitzer, mais de dissoudre la Halde, comme le réclament Riposte Laïque, Malika Sorel, Eric Zemmour, Jacques Myard et Marine Le Pen, à présent. Ses propos sont anti-républicains. Le problème n’est pas l’origine du président, mais sa ligne politique. Plutôt un Français issu de l’immigration au discours républicain, qu’un Français d’origine à la Schweitzer.
Mais ils ne chôment pas, depuis plusieurs mois, nos cerbères du politiquement correct, quel travail ils ont ! En juin, ce fut Manuel Valls, en septembre, Hortefeux, en décembre, Nadine Moreno, et puis Frêche, Le Pen, Zemmour, Longuet…
Le plus extraordinaire est que, trop souvent, les lynchés demandent piteusement pardon, tout le monde ne s’appelle pas Frêche ou Zemmour… et continuent à subventionner les maîtres-censeurs, qui vivent fort bien sur la bête, du fruit de leurs procès.
Evidemment, comme la Halde a besoin d’inventer des discriminations pour justifier son existence, les petits commissaires de l’antiracisme ont besoin d’inventer du racisme pour justifier leurs subventions.
Mrap, SOS Racisme, Licra et Sifaoui vont-ils attaquer ce dessin devant les tribunaux ?
Mais attention, pas n’importe quel racisme ! Le racisme supposé de « petits blancs » de Valls, Hortefeux, Morano, Frêche, Zemmour, Longuet, cela c’est tendance. Mais jamais une plainte contre les rappeurs racistes, contre la porte-parole des Indigènes de la République et sa qualification de « souchien », contre les insultes subies par les jeunes juifs à l’école, ou par les jeunes blancs minoritaires dans leurs quartiers, et socialement défavorisés. Comme le disait Samuel Thomas, le vice-président de SOS Racisme, « le racisme anti-blanc, cela n’existe pas ». Au nom de cela, il est bien sûr interdit de s’interroger sur l’origine des agresseurs, lors des manifestations contre le CPE, à Nancy, ou à Empalot, à Toulouse, et sur celle des agressés… Rien à voir avec le racisme anti-blancs, bien sûr, les seuls vrais racistes sont Zemmour, Frêche, Longuet et autres…
Agressions-sauvages-les-videos-qui-choquent-a-Empalot.html
Je ne partage pas les propos de Longuet, mais je n’ai pas envie qu’il aille au tribunal pour autant. J’ai confiance dans le débat démocratique pour démontrer qu’il a tort, et je lui donne le droit de s’interroger sur la pertinence de la nomination éventuelle de Malek Boutih à la tête de la Halde. Moi-même, je ne serais pas rassuré qu’un garçon qui a insulté les électeurs suisses, lors de la votation, dirige cette instance, si elle n’était pas dissoute.
J’en ai marre de tous ces petits flics de l’antiracisme qui sont en train de nous confisquer un de nos biens les plus précieux : notre liberté d’expression. J’en ai marre d’être dans un pays où on ne peut plus rien dire. Je ne supporte plus que mes impôts servent à financer des associations comme celles qui ont traîné Fanny Truchelut devant les tribunaux, et celles qui veulent faire taire un Zemmour. Je ne me laisserai jamais intimider par le politiquement correct, et c’est pourquoi je suis contente d’écrire dans RL.
Jeanne Bourdillon







