Ils ?
La majorité des élus de la « commission » Gérin, maints élus socialistes, le ministre Hortefeux ! Exagération ? Que nenni !
Lisez les infos portées par les 2 liens et la délibération de la commune de Pessac (Gironde) ci-dessous imprimés et concluez vous-mêmes !
Voilà une commission destinée à réfléchir sur l’interdiction du port de ce vêtement aliénant et discriminant qu’est la burqa , qui, dans un souci de négociation avec les représentants d’un culte qui disent eux-mêmes que ce vêtement n’est pas un vêtement « religieux », se propose de lancer une réflexion sur la validité de l’article 2 de la loi de 1905, avançant ainsi l’idée d’un financement public des mosquées et autres lieux de culte.
Mais ces élus-là réveillent le rapport « Machelon » initié par le ministre Sarkozy ( que ce dernier avait pris soin de cacher au moment de la campagne des présidentielles…) et qui tranchait pour la suppression de l’article 2 de la loi de 1905 ! Mais ces élus-là veulent faire de la religion un « service public » pris en charge par la ressource publique…Mais ces élus-là veulent le retour « des Eglises » sur l’espace public et ouvrir la voie à toutes les formes du communautarisme, religieux surtout, islamique en particulier – dont on sait combien il est à la fois anti-laïque et anti-démocratique- !
On croit rêver devant tant de pusillanimité politique et de dhimmitude dégoulinante …
On croît rêver, mais on ne rêve pas , car cette demande est portée, depuis longtemps déjà, par la lâcheté des élus territoriaux de tous bords (et, en particulier, socialistes) qui s’empressent à qui mieux mieux de détourner cet article 2 pour subventionner la mise en place des mosquées qu’ils imposent à leurs concitoyens tout en criant comme des vierges effarouchées à l’asphyxie des finances locales…
Cette indécente hypocrisie trouve son point ultime (à ce jour) dans la délibération de la commune à majorité socialiste de Pessac (le maire y cumule les fonctions de conseiller général et de vice-président de la Région, et a sans aucun doute maints autres sièges prébendiers…) qui, après avoir longuement expliqué que les besoins du culte musulman en Gironde n’étaient pas satisfaits (on ne savait pas qu’une municipalité laïque dans une République laïque devait s’intéresser à cette question…) décide de mettre à disposition d’une association musulmane (gratuitement ?) un local municipal à vocation « de salle culturelle » …
L’habile (sic !) stratagème pour contourner la loi de 1905 (que l’adjoint responsable interprète à sa manière pour servir les intérêts pervers de sa majorité) et subventionner indirectement un culte ! Comme si, en rapprochant les différents paragraphes de cette délibération, on ne comprenait pas que c’était un « lieu de prières » qui était ainsi ouvert ! Comme si cet élu socialiste n’anticipait pas, lui aussi, sur l’application de ce rapport « Machelon » que d’aucuns, à droite, au centre, à gauche, chez les verts comme au « front de gauche », maints responsables souhaitent voir être appliqué ! De plus, depuis quand une commune ouvrirait-elle avec ses deniers une « salle culturelle » gérée par une association religieuse ? Le maire de Pessac va-t-il faire de même avec les associations catholique, protestante, évangéliste, bouddhiste, agnostique, athée ? Va-t-il convier les libres penseurs, les témoins de Jéhovah, les adorateurs de « l’oignon » à jouir gracieusement d’un local municipal ? Voilà comme on instille le communautarisme, qui est l’inverse d’un espace sociétal laïque…Comment un esprit laïque peut-il encore voter pour ces gens-là ?
Il est vrai que « dans l’autre camp », ce n’est pas mieux ! La pantalonnade à laquelle vient de se livrer le ministre Hortefeux lors de l’inauguration de la mosquée de Clermont-Ferrand ferait rire (Ah ! un ministre de la République affublé d’un habit de Mickey comme ne va pas manquer de dire M. Frédéric Lefebvre, ce si amusant porte-parole de l’UMP…) si elle n’était pas lourde de dangers pour la laïcité de notre socle républicain que ces élus hypocrites et manipulateurs n’ont de cesse de fissurer en espérant le voir se détruire pour le plus grand bien de la mondialisation triomphante que l’espace national et unique d’une République laïque et démocratique gêne au plus haut point. La violation flagrante de sa fonction et ses contorsions dérisoirement comiques ne peuvent nous tromper : le ministre en question est là pour, à la fois, faire mine de défendre les valeurs républicaines qui nous unissent (surtout en cette période pré électorale) et mettre en place les éléments qui déliteront l’unité de culture et de valeurs de notre société, le tout par l’impulsion d’une politique migratoire ininterrompue et la nécessité de « changer » notre peuple en agitant la carotte avariée du compassionnel, du multiculturalisme, de la mixité… (Mais je reviendrai sur cette question dans les prochains numéros de « Riposte Laïque »).
Devant de tels faits qui se répètent d’ailleurs tous les jours et partout en France, les associations et organismes qui affirment à longueurs de discours leur volonté de défendre « le socle laïque et démocratique » de la République vont-ils enfin sortir de leurs « prés carrés » respectifs pour lancer le vaste mouvement nécessaire pour faire reculer cette atteinte à l’essentiel de notre espace public et politique ? Vont-ils enfin mener le combat nécessaire contre la première menace qui pèse sur la laïcité de notre République et qui est portée par la religion islamique derrière laquelle se tapit l’Eglise Vaticane, toujours active dans les instances européennes par COMECE interposée ? Vont-ils enfin interpeller les élus pour leur demander de respecter la Constitution et les lois laïques dans leurs actes et décisions de tous les jours ? Vont-ils enfin lancer aux électeurs « un appel laïque et républicain » en leur demandant de fixer leurs votes en tenant compte de ce qui organise et fait fonctionner sereinement notre espace politique et sociétal : la laïcité telle qu’elle procède de la loi de 1905 dont les principes sont intangibles.
Robert Albarèdes
3 – Délibération du conseil municipal de Pessac
17 Décembre 2009
n° d’ordre : 09-517
Objet : Mise à disposition de locaux pour la création d’un centre culturel musulman aux échoppes.
Monsieur Jean-Louis HAURIE, Premier Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
La loi de 1905 définit les principes laïques de la République :
- liberté individuelle de conscience
- liberté collective d’exercice du culte
- principe de non discrimination entre les religions
L’article 1er de la Constitution du 4 Octobre 1958 affirme que la République respecte toutes les croyances.
Ces principes encadrent les capacités d’intervention des collectivités locales qui, si elles ne peuvent subventionner aucun culte ont plusieurs possibilités offertes par la loi.
La problématique de lieux de culte pour les musulmans a progressivement émergé dans la société française. En 2008, on estimait à 2 000 le nombre de salles de prières sur le territoire français. Après la première, créée en Gironde en 1978, d’autres lieux sont apparus à Cenon, Castillon, Cadillac, Bègles… et un projet est en cours à Bordeaux.
A Pessac, la demande de salles de prière a émergé dans les années 2000. La Ville a affirmé depuis plusieurs années sa volonté de faciliter la pratique du culte musulman sur la commune qui s’inscrit dans le cadre d’une politique municipale fondée sur le respect des engagements de chacun, de l’intégration durable dans la cité pour tous et du développement social, culturel et économique.
La ville poursuit le dialogue avec les associations représentant les musulmans de Pessac pour tenir ses engagements et offrir un lieu culturel. Cette mise à disposition de locaux devra impérativement être accompagnée d’une convention qui réaffirmera le cadre dans lequel s’inscrit la Ville et les associations, à savoir :
• La création d’un espace d’échanges et de dialogue interculturel où sont notamment favorisées les passerelles culturelles entre les musulmans et non musulmans et entre les différentes civilisations, occidentales et orientales.• La promotion des valeurs de tolérance et de respect entre les citoyens et l’encouragement d’initiatives citoyennes.Les associations ont donné leur accord pour travailler sur un projet s’inscrivant dans ce cadre.
Il est proposé au conseil municipal de valider le principe de mise à disposition de locaux pour la création d’un centre culturel musulman. Celui-ci sera installé dans un premier temps aux échoppes.
Le présent rapport mis aux voix est adopté à l’unanimité des suffrages exprimés
Abstention de Melle Ufferte et M. Hourticq.Le Maire soussigné, certifie exécutoire le présent acte, déposé en Préfecture le 22.12.2009 et notifié publié le 22.12.2009
Suivi de la signature du Maire.







