La presse et les visages pâles

Le numéro de Stratégies n°1610 du 18 novembre 2010 contient un article dans l’air du temps, développant ce racisme autorisé qu’est le racisme anti-blanc, et cette obsession de la race qu’on trouve désormais un peu partout dans les médias et les discours d’hommes politiques. Analyse d’un racisme devenu obligatoire.

Sous le titre “La presse, réserve de visages pâles“, l’hebdomadaire spécialisé dans les questions de communication Stratégies vient de pondre un article raciste comme on en trouve dans la plupart des médias d’information français, sans que cela ne choque personne. Des associations manifesteront ce samedi pour la cinquième semaine de suite pour dénoncer la petite phrase de Guerlain sur les “nègres”, mais on peut titrer en toute tranquillité “La presse, réserve de visages pâles“, ou écrire noir sur blanc dans l’article “C’est un fait : question diversité, la presse écrite est sérieusement en retard“.

Stratégies pense donc qu’il y a trop de blancs dans la presse écrite, mais s’interdirait de dire, comme Alain Finkielkraut, Georges Frêche ou d’autres (qui ont été taxés immédiatement de racistes) qu’il y a trop de noirs dans l’équipe de France de foot. Tout comme elle s’interdirait d’écrire, j’imagine, qu’il y a trop de juifs dans la presse. Alors pourquoi cette facilité quand il s’agit des “noirs et des arabes”, qu’il est devenu obligatoire de voir un peu partout … sauf dans les prisons ! Demandez à Eric Zemmour, qui est poursuivi en justice par les antiracistes pour avoir constaté cette réalité.

« Une nouvelle extrême-droite, tout aussi racialiste que l’ancienne, est aujourd’hui au pouvoir et subventionnée. »Tout simplement parce que le travail de culpabilisation de la France, sa colonisation, son esclavage, a fini par porter ses fruits : le blanc est le coupable, il doit donc être discriminé pour être pardonné. Cette discrimination-là n’est pas condamnable, puisqu’elle est la condition sine qua non à la discrimination positive des noirs et des arabes, rendue obligatoire. On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Même les USA reviennent de cette politique, et pas seulement avec la déception Obama : les noirs nommés à des postes du fait de leur couleur plutôt que de leur compétence ont échoué pour la plupart, sans parler de la mauvaise conscience de ne pas avoir été nommé pour ses compétences.

Voilà le cœur du problème, que Stratégies et les autres refusent de voir : la discrimination positive est raciste, et elle est contraire à la méritocratie. Considérer quelqu’un en fonction de sa couleur de peau est la définition même du racisme. Et promouvoir quelqu’un en fonction d’un autre critère que son mérite est la manière la plus rapide de lui faire atteindre son niveau d’incompétence, cf le fameux principe de Peters. On enferme donc les gens dans leur race supposée, dont les antiracistes nous expliquent qu’elle n’existe pas, et on pousse les gens à l’échec. Difficile de faire pire, vous en conviendrez.

Mais rassurez-vous, cela n’empêche pas les rédactions de donner des leçons d’antiracisme à tout bout de champ, comme le reconnaissait d’ailleurs Dominique Sopo de Sos-Racisme quand nous l’avons interviewé. Sa conclusion ? Il faut plus de noirs et d’arabes dans les médias. Bienvenue dans le royaume des hypocrites, une nouvelle extrême-droite, tout aussi racialiste que l’ancienne, est aujourd’hui au pouvoir et subventionnée.

Jean Robin

http://www.enquete-debat.fr/archives/strategies-la-presse-et-les-visages-pales


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