Le drame des 4,5 millions de personnes qui vivent dans les 751 zones de non-droits recensés…

Publié le 26 juillet 2010 - par - 469 vues
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Vous aimeriez savoir si vous êtes dans une des 751 zones de non droit. C’est à dire une zone ou il ne fait pas bon de déplaire aux caïds du quartier. Ou on peut tranquillement faire son marché chez les « tombés du camion », ou le shit, l’héro, la came sont aussi courant que le Carambar de mon jeune temps. Bref des endroits ou il fait bon vivre uniquement pour les dealers, les camés, les défoncés comme les boîte aux lettres des barre d’HLM. il faut aller sur: http://sig.ville.gouv.fr/Atlas/ZUS/.

Les autres, l’immense majorité des habitants n’ont que deux solutions, se taire ou se barrer. Une version moderne de la « valise ou le cercueil » sauf qu’il n’y a pas de pays de rechange. Comme l’immense majorité vit d’allocs, du RMI, du RSA ou n’ont que le SMIC, ils se taisent. C’est cela la vraie misère. Être obligé de la fermer parce que l’on est vieux, parce que l’on a des jeunes en bas âge, parce qu’on essaye de trouver un trou où personne ne te voit. Tu te tais, tu la fermes et tu roules ma poule. Alors, ils roulent au bord du gouffre. Ils roulent jusqu’à plus soif. Parfois même, ils pètent les plombs, se flinguent, ou descendent dans la rue pour flinguer le premier morveux venu. Pour un doigt d’honneur de trop, une pétarade fatale. Et cela fait des grands titres dans les journaux assoiffés du sang des cités. Drame de la folie, ah, le pauvre petit, mourir pour un peu de bruit s’exclame la presse bien pensante et les journalistes habitant dans le quartier du Marais ou les quartiers chics de la Capital. Cela ne risque pas de leur arriver dans leurs beaux immeubles cossus.

C’est ça la misère mon brave monsieur! Il n’y a pas d’herbe, pas de pelouses, pas de fleurs, ils (les djeunes) ont tout saccagé, tout piétiné. Je voudrai bien partir mais je ne peux pas… Nouveau prisonnier de ces goulags modernes. Certes, ils peuvent s’évader un peu, se balader dans les rues de Paris, Lyon, Bordeaux et d’ailleurs. Mais rien dépenser. Avec le SMIC, on ne va pas bien loin monsieur. Nouveaux prisonniers de ces camps de concentration de la misère ou les gardes chiourmes sont des « djeunes », en situation difficile. Nouveaux camps de la mort à petit feux que l’on appelle déshérités, comme si les autres avaient eu des héritages conséquents et automatiques, des zones ou la vie s’écoule doucement mais sauvagement ou elle pisse le sang ou le flic est à tuer, l’uniforme à jeter .Les blancs rasent les murs. Ici, tu t’intègre ou tu es désintégré. Tu t’assimile ou tu es la cible. Alors, si tu es blanc, chrétien par dessus le marché, tu deviens forcément un frontiste comme autrefois tu étais communiste. Il y a longtemps, quand le parti communiste disait, achetez français! Pire même, tu pourrais même devenir raciste! Suprême injure! Quel horreur pour nos journaleux, nos bien-pensants qui n’ont pas de boîtes aux lettres parce Madame la gardienne leur monte le courrier et nettoie bien comme il faut le hall. Elle est bien cette dame, elle est portugaise? Ah bon, je croyais… En tout cas, elle est propre.

Ah, les beaux quartiers ne sont pas des zones de non droit. Une alarme de voiture, un stationnement irrégulier, du bruit dans la rue et la police très aimable intervient. Ce n’est pas le cas dans les camps-goulags aux mains des Kapos-dealers! Les « djeunes » appliquent la loi du silence et tout le monde fait silence y compris la police qui ne se risque plus dans ces quartiers tellement elle a été échaudée dans ces territoires ennemis. Morts aux flics!

Partout ou la police et les autorités sont exclus c’est le règne du non droit, de l’injustice, de la misère. Quel est le policier qui peut aller dans ces quartiers sans se demander ce qui va lui arriver. Venant d’en face et pire, de son propre camps (GIS, Procureur, Garde à vue, Juge d’instruction) sans compter la presse. Tous ces braves gens vont vouloir donner des gages à la famille, aux amis, tenter de gagner la paix civile.

Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre disait Churchill à Chamberlain.

La paix dans les cités, les zones de non droit on ne l’aura pas. C’est même l’inverse qui va se produire. Nos journalistes tendent les micros et c’est le même flot de haine qui se déverse. Mort aux flics ! Nique ta mère la France, tuer la face de craie, pourri de ta race ! La haine à l’état pure. Très honnêtement, ce doit-être l’enfer ! Pas de gardes du corps pour faire le fanfaron, pas de justice rapide pour le djeune qui veut vous « niquer ». Quand tu habites dans les zones de non droit, tu fermes ta gueule ou tu te barres de ces barres HLM et de la mort civile. Mais tu ne peux pas ! C’est bien le drame des 4,5 millions de personnes qui vivent dans ces 731 zones.

Gérard Brazon

http://puteaux-libre.over-blog.com

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