Les violences urbaines, essentiellement communautaristes, préfigurent la guerre civile

Publié le 26 juillet 2010 - par - 566 vues
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Les violences urbaines qui se sont produites à Grenoble et à Saint-Aignan ne sont pas de simples faits divers, mais des signes avant-coureurs de guerre civile, car le propre d’une guerre civile est d’opposer, par la violence, les citoyens d’un même Etat.

Ces signes ne datent pas d’aujourd’hui.

Souvenons-nous des émeutes d’octobre 1990, qui ont saccagé le quartier du Mas du Taureau, à Vaulx-en-Velin, suite à une intervention policière effectuée dans le cadre d’une procédure de flagrant délit !

Souvenons-nous de celles qui, en mai 1999, ont terrorisé la cité des Bosquets, à Vauvert, pour le même motif !

Souvenons-nous des trois jours d’affrontements de janvier 1994, à Rouen, entre la police et des «jeunes», en réponse au décès d’Ibrahim Sy, abattu par un gendarme alors qu’il se trouvait au volant d’une voiture volée !

Souvenons-nous des fureurs de même nature qui éclateront, pour des raisons identiques, les 8 et 9 juin 1995, à Noisy-le-Grand ; le 1er novembre 1995, à Laval ; le 17 décembre 1997, à Dammarie-les-Lys ; les 12 et 13 décembre 1998, à Toulouse ; le 3 mars 2003, à Nîmes…

Et ce n’est pas tout ! Le 11 novembre 1997, à la Seyne-sur-Mer, deux «jeunes» de la citée Berthe, roulant en sens interdit, heurtent un véhicule de la police municipale : le conducteur est tué, le passager blessé. Résultat : trois jours de vandalisme.

Le lundi 15 mai 2006, à Montpellier, un «jeune» circulant sans casque sur une moto volée fait un doigt d’honneur à des policiers en patrouille, perd le contrôle de «son» engin et se tue contre un muret. Résultat : du mercredi au samedi suivants, 37 véhicules ainsi que des containers à ordures seront la proie des flammes.

Et que dire de la «guerre» entre Maghrébins et Gitans, qui a réveillé tout Perpignan dans la nuit du 29 au 30 mai 2005 ?

Que dire de l’embrasement des banlieues de 2005, qui aura duré 22 jours ?

Que dire des Saint-Sylvestre strasbourgeoises, durant lesquelles la célébration du nouvel an consiste à incendier le plus possible de voitures, sans oublier au passage les cabines téléphoniques, les poubelles et les abribus ? Ces nouvelles «réjouissances», nées le 31 décembre 1997, sont d’ailleurs devenues si banales qu’elles ont lieu n’importe où et n’importe quand, même le 14 juillet !

Que dire donc de tous les faits que je pourrais citer et que je ne citerai pourtant pas ? Une seule chose : cela fait des années que nous courons vers le précipice, après avoir mis quelque chose devant nous pour nous empêcher de le voir. Et s’il se trouve un homme libre pour décrypter la nature véritable de ces événements – qui, n’en déplaise à quiconque, sont communautaristes – nous le condamnons sur-le-champ, car juger de quelque communauté que ce soit revient à faire acte de discrimination ou de stigmatisation !

Voilà le vrai problème, dont nous ne sortirons pas par la négociation, car les valeurs de «la communauté» ne sont pas négociables. En mettant «la communauté» au centre d’eux-mêmes, les communautaristes affichent leur volonté de non-intégration au vu et au su d’une France qui ne leur demande même pas de s’intégrer, tant elle se croit humainement plus riche et plus forte en tolérant l’exception culturelle, c’est-à-dire le rejet des valeurs républicaines !

Ne soyons donc pas étonnés que des «jeunes» sifflent la Marseillaise ou mettent le feu au drapeau français, et que des «gens du voyage» affirment avec virulence leur différence, comme si le communautarisme pouvait avoir valeur d’universalité ! Au fait, en quoi le communautarisme serait-il universel sans se contredire ? Et en quoi l’universel serait-il communautariste sans se contredire à son tour ?

En tolérant le communautarisme, la République prive l’individu de sa véritable place dans la société. Partant, ce n’est pas à quelque communauté d’origine d’affirmer ses exigences ou sa spécificité, mais à la République de faire son travail, en appliquant la loi sur l’ensemble du territoire, par la force s’il le faut !

Maurice Vidal

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