M. le Maire de Pessac, que penseraient de vous ceux qui ont donné leur vie pour la France ?

Monsieur le Maire de PESSAC, Mr Jean-Jacques BENOÎT,

Je viens d’être informé que vous avez osé transformer une salle de la République Française en mosquée pour le ramadan.

Face à ces revendications à connotation notoirement islamique , j’angoisse quant au prochain objectif de ces intégristes religieux .

Pensez-vous que votre décision est en phase avec la déontologie inhérente au respect de la laïcité française ?

Afin d’illustrer mes propos , je vous invite à lire la dernière lettre d’une résistante :

Claire GIRARD , fusillée par les Allemands en 1944 :

Claire GIRARD, 24 ans, Ingénieur d’Agronomie, responsable d’une ferme de près de cent hectares dans la région parisienne. Elle appartient à la Résistance. Elle écrit :

 » Je me suis posé la question : pour qui est-ce que je vis, pour qui ces forces que je sens en moi ? A qui faut-il offrir tout cela, ma jeunesse, mon esprit, mon cœur, à qui ?

A mon pays. Rendre à mon pays sa grandeur et sa gloire. Et dans ce but agir. (…)

Quelquefois je me réjouis d’avoir encore toute une vie devant moi pour faire quelque chose, d’avoir encore des printemps à guetter, des étés à laisser passer, des automnes à regarder. Mais d’autres fois, je me dis :  » A quoi bon toute cette souffrance ? Pour le Pays ? Pour la France ? Est-ce qu’elle en vaut la peine ? Son peuple peut être si lâche, c’en est décourageant.

Mourir pour ces gens-là, mourir pour qu’ils continuent à être lâches, et à remplir leurs poches. Ah ! non , quelle déception !

Pour me consoler, je lis des poésies, une anthologie merveilleuse que Maman m’a donnée ces jours-ci.

Pour ceux-là, pour les poètes, pour les savants, pour les artistes, oui pour ceux-là, il vaut la peine de mourir, et puis aussi pour une idée, pour la grandeur de la France. »

Après avoir participé dans les rangs de la Résistance Intérieure à la Libération de Paris, elle repart vers sa ferme, arrêtée par les nazis à Courdimanche 95, elle est fusillée le 27 Août 1944.

Monsieur le Maire, si actuellement Claire GIRARD vous regardait droit dans les yeux, ne pensez-vous pas qu’elle risquerait de vous considérer comme un « collabo » , un lâche et un traître à la Nation Française ?

Personnellement j’en suis convaincu et je vous propose d’engager une profonde réflexion sur l’esprit de sa lettre écrite avant son ultime sacrifice pour sauvegarder les valeurs de notre France, notre si cher Pays.

Salutations

Roland THOREL

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