D’accord, ce n’est pas une surprise…
D’autant moins, d’ailleurs, que Monsieur Moussaoui, d’origine marocaine « aisée », formaté intellectuellement et religieusement au Maroc, venu faire carrière en France plutôt que de faire profiter son pays de sa formation et de sa valeur intellectuelle ( ne se réjouit-il pas de participer à la formation des « cadres français » ?) , propulsé président du CFCM par la grâce « royale », (on conviendra aisément que tout cela questionne….) n’est pas à la place qu’il occupe pour tempérer la force conquérante de l’islam et ses revendications religieuses et communautaires.(voir annexe)
Et sa persistance à réclamer un espace « vital » de prière pour les musulmans (1 m² par fidèle, dit-il, soit 5 millions de m² construits à l’aune extensible de son décompte poussé à l’extrême…et on voit mal ce qui pourrait l’arrêter dans cette extrapolation) masque mal sa volonté, sous des aspects bon chic bon genre et sa doucereuse apparence « raminagrobisienne », d’affirmer la présence de l’islam dans l’espace public de notre pays, avant de le faire agir sur cet espace public !
Car les mosquées que réclame Monsieur Moussaoui ne sont rien d’autre que l’affirmation ostentatoire de l’appropriation de l’espace public laïque et républicain par une religion qui agit, de fait, pour le compte et au nom de toutes les autres religions…
Une preuve ?
L’annulation du permis de construire de la mosquée ( déjà en construction !) de Vénissieux par le Tribunal Administratif de Lyon.
Loin de nous l’idée de mettre en doute la qualité laïque et républicaine de la gestion municipale de cette ville, mais il faut avouer que ce dossier fonctionne comme un révélateur.
De quoi s’agit-il ?
Voilà une mosquée prévue depuis quelques années pour se substituer à une salle de prières vétuste…Bien.
Mais le projet est porté par une association musulmane turque (fondée par un islamiste bon teint et considérée comme dangereuse par l’Allemagne), elle-même contestée par une association musulmane turque concurrente, comme si chacune voulait son propre lieu de culte…Ce qui nous renvoie à une pratique fort répandue : les musulmans marocains ne prient pas avec les musulmans algériens qui ne prient pas avec les musulmans trucs qui se divisent entre eux…Faut avouer que pour une religion d’amour , de paix, de tolérance, ça fait désordre…mais surtout, ça multiplie les demandes qui, ainsi, excèdent les besoins réels…
De plus, ce projet comprend, en plus du lieu de culte, des « locaux communautaires » (bibliothèque, salles multimédia, cuisine….) dont on espère qu’ils n’ont pas été insérés là pour bénéficier de subventions publiques en détournant la loi de 1905 !
Il ne semble pas que ce soit le cas ici mais c’est une pratique courante (c’est d’ailleurs celle menée par les sieurs Delanoë et Vaillant à Paris, « dhimmis » d’entre les « dhimmis » (3) et les administrés confrontés à un quelconque projet de construction de mosquée devraient y veiller…En quoi une collectivité publique ( entendez-vous les cris d’orfraies des élus se plaignant des charges indues qui pèsent sur leurs finances locales…et augmentant les impôts locaux et territoriaux « à tout va » ?) est-elle fondée à subventionner des « locaux communautaires culturels musulmans » ? Imagine-t-on qu’elle subventionnerait des locaux communautaires « juifs », « catholiques », « hindouistes », « athées »…, chacun fonctionnant pour son propre compte sous la responsabilité de ses propres « chefs de communautés » ?
Non : une municipalité cible les besoins globaux de sa population, construit des espaces culturels, sportifs, éducatifs…en fonction de ces besoins globaux et ouverts à tous dans le respect de l’unité et de la laïcité de l’espace public qu’elle gère.…
Sinon, c’est la voie ouverte au communautarisme dont notre peuple ne veut pas !
Communautarisme islamique notamment qui prend le biais de la construction de mosquées souvent « ostentatoires », toujours accolées d’espaces « culturels et sociaux » communautaristes qui permettent aux imams et autres responsables d’agglutiner leurs fidèles, de les sortir de l’espace public laïque et démocratique qui, seul, peut leur permettre une insertion sereine et progressiste, de les confiner dans une pratique politico-religieuse qui en fait des sujets et non des citoyens.
Ne nous y trompons pas : l’insertion dans l’espace géographique de mosquées en nombre excessif et en volumes exacerbés fonctionne parallèlement avec l’exposition de femmes montrant vestimentaire leur soumission, la revendication incessante et jamais satisfaite de spécificités culinaires, de refus de la mixité, de censures dans les programmes et matières scolaires, d’horaires féminins dans les piscines et salles de sports, de prérogatives religieuses dans les entreprises….bref, de tout ce qui peut miner en profondeur l’unité et la laïcité de notre espace sociétal.
Les citoyennes et citoyens de notre pays doivent veiller à cela, et le Tribunal Administratif de Lyon donne des moyens d’agir. Certes, il n’est pas question d’interdire la construction de mosquées exclusivement réservées au culte, mais elles doivent surgir sans le moindre centime (sous quelque forme que ce soit, et surtout pas par l’intermédiaire de baux emphytéotiques pour des locations de terrains…) d’argent public ; dans le respect du Code Civil, des textes nationaux et locaux régissant l’urbanisme, l’achat des terrains, la construction de bâtiments, les plans de financement ; avec l’élaboration d’un cahier des charges de gestion et de fonctionnement à l’instar de ce qui se fait pour tout bâtiment accueillant du public…Tous ces paramètres étant aussi en mettre en œuvre pour tout type de local demandé pour son propre compte par quelque association culturelle ou pseudo-culturelle que ce soit qui ne doit acheter ou construire qu’avec ses fonds propres.
Rapprocher le dit et le « non dit » du discours de Monsieur Moussaoui et la décision du Tribunal Administratif de Lyon à propos de la construction de la mosquée de Vénissieux permet de bien discerner ce qui sépare les responsables musulmans et les principes, lois et valeurs de notre République…
Et si les premiers veulent respecter ce qui fonde l’unité laïque et démocratique du pays qui les a accueillis, il va falloir qu’ils parlent plus clair, qu’ils agissent plus en accord avec nos lois, qu’ils affirment dans les actes leur volonté d’intégration dans notre espace public des populations qu’ils influencent, qu’ils dénoncent les dérives ostentatoires, agressives, aliénantes, y compris quand la loi envisage d’y mettre le « holà », qu’ils se détachent définitivement et fermement des orientations « islamistes » prônant aussi bien « la s’haria » que la violence…
Sinon, nous aurons du mal à parler de « sincérité »…
Empédoclatès
« du bon usage de la raison »
1 – http://www.dailymotion.com/video/xbfr22_moussaoui-il-faut-davantage-de-lieu_news
Annexe (voir Wikipedia »)
Mohammed Moussaoui, né le 1er avril 1964 à Figuig, dans l’est du Maroc, est maître de conférences à l’université d’Avignon et vice-président du rassemblement des Musulmans de France. Depuis le 22 juin 2008 il est président du Conseil français du culte musulman.
Moussaoui a poursuivi ses études à Oujda. Après l’obtention de son baccalauréat en sciences mathématiques, il intègre l’université Mohammed Ier où il obtient en 1984 son diplôme des études universitaires générales en mathématiques et physiques.
Il prépare ensuite une licence de mathématiques à Rabat et sort major de sa promotion en 1986. En septembre 1986, il rejoint Montpellier (France) où il obtient en 1990 son doctorat et son agrégation de mathématiques. En 1991, il rejoint l’université d’Avignon sur un poste d’attaché temporaire d’enseignement et de recherche, puis de maître de conférences en 1992. En mars 1998, il est habilité à diriger des recherches. Il est auteur de nombreux articles et notes académiques sur différents thèmes de mathématiques.ATER
M. Moussaoui a, par ailleurs, acquis une formation en théologie et sciences islamiques auprès des Oulémas da la région Est du Maroc. Il assure, depuis une vingtaine d’années[Quand ?], les prêches de vendredi dans plusieurs mosquées de France. Il a participé à de nombreuses conférences nationales et internationales sur la pensé islamique et le dialogue interreligieux.
Il est membre du Conseil français du culte musulman (CFCM) depuis sa création en 2003. Il est vice-président du Rassemblement des musulmans de France, créé en 2006. Lors des élections au CFCM de juin 2008, la liste du RMF qui représente les musulmans marocains vivant en France obtient 43,24% des voix. Les élections sont marquées par le boycott de la Grande mosquée de Paris1. Il est ensuite élu président du CFCM en juin 2008.
Moussaoui est membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme







