Le conseiller spécial de l’Elysée Henri Guaino, a qualifié dimanche de « déroutante » la jurisprudence du Conseil constitutionnel, qui a renvoyé à l’autorité judiciaire le pouvoir de couper un abonnement internet en cas de piratage d’œuvres. C’est déroutant selon lui, par comparaison à l’eau ou à l’électricité que l’ « on peut couper très facilement ». A cette différence près qu’on les coupe pour défaut de paiement, ce qui arrive aussi avec internet, si on ne paie pas sa facture.
Ici, il s’agit de toute autre chose, on coupe l’accès à un droit qui est celui qu’ouvre le paiement d’un abonnement, on s’attaque au droit commercial mais aussi à une liberté d’information, de communication, tout ça pour satisfaire la rémunération de droits d’auteurs dont le cout devraient être inscrits dans l’abonnement, sans doute pris sur les bénéfices considérables des opérateurs, au lieu de vouloir faire payer deux fois l’abonné, internet d’un côté et les produits de consommation concernés de l’autre.
L’accès au réseau internet, « c’est une violation des droits de l’homme » pour le Conseil constitutionnel. Absolument ! Puisque c’est s’attaquer à une égalité d’accès à un droit, comme la déclaration de 1789 en fixe le principe. Dommage que le Conseil constitutionnel n’ait pas la même attitude vis-à-vis du droit au travail, ça, ce serait vraiment un coup de tonnerre en faveur de l’égalité sociale!
Mais l’égalité est querellée plus souvent qu’à son tour par l’affirmation d’un droit à la différence, via la HALDE, que le Président de la République appelle de ses vœux. Une autorité indépendante qui ne manque pas une occasion d’apporter sa pierre à l’édification en France d’une logique de discrimination positive, productrice d’inégalité entre les citoyens, qui éloigne des droits de l’homme, des droits égaux pour tous.
En creusant un peu on en voit tout l’intérêt, exemple : Engagement numéro 5 de chez ADECCO, société d’intérim : « Ici pas de discriminations », un argument de vente pour l’image de la société qui lui permet de s’attribuer une drôle de vertu pour relayer le bruit fait sur le sujet dans notre société, derrière lequel on brouille l’écho des problèmes de rémunération et d’injustices sociales, de licenciements. « C’est tout bénef » comme dirait l’autre ! Au passage, par cette logique victimaire on culpabilise ceux qui auraient des envies de se révolter, en opposant entre eux des salariés qui ont les mêmes intérêts à renvoyer l’essentiel des enjeux de l’accès à l’emploi à une question de couleur ou d’origine.
Lendemain d’élection, les langues se délient : La crise n’est pas finie selon M. Guaino ; On nous aurait menti ?
M. Guaino, a aussi déclaré dimanche sur Europe 1 que « La crise n’est pas finie et nul ne sait quand elle se terminera » préparant le terrain, au lendemain de les européenne maintenant qu’il peut des lâcher, à un Nicolas Sarkozy qui doit s’exprimer cette semaine sur le sujet devant l’Organisation internationale du travail, et la semaine prochaine devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.
On s’en doutait, qu’on n’était pas au bout du tunnel ! Pour en sortir il faudrait commencer à s’attaquer au système lui-même en mettant en œuvre une réforme profonde du libre échange et de l’exploitation, de la spéculation sans règles, mais ce serait donner la priorité à l’intérêt général et au pouvoir coercitif des Etats sur les intérêts privés, ce qui n’est évidemment pas entendable particulièrement pas par l’Europe, et de façon générale par ceux qui sont aux commandes tels les serviteurs d’un quarteron de grands privilégiés qui ne veulent rien partager.
C’est cette Europe précisément qui vient de s’offrir à travers les dernières élections de sa représentation, un teste grandeur nature de sa désaffection, avec 60% d’abstentions. Elle a aussi été l’occasion d’une victoire des écologistes dont la morale de l’histoire laisse bien à désirer, menée par Cohn Bendit le pro-libéral et Bové l’anti-libéral, frères ennemis pensait-on se livrant à ces petits arrangements entre amis qui tuent la politique, l’essentiel étant après tout que de gagner!
L’écologie, un sujet qui fait illusion, et qu’a défaut d’un projet de gauche qui tienne la distance et soit crédible donne à ceux qui jouent la balle au centre l’initiative, d’autant qu’aider par un contexte idéologique où les médias ont une responsabilité énorme, de psychose pro-écologiste, sous le signe d’une prophétie permanente d’apocalypse. Une façon indirecte de nuire au PS perdant ses électeurs de la bienpensance boboïsante au profit des verts tout en perdant aussi sur leur gauche les voix du peuple, à faire le lit d’une Europe fédérale qui nous conduit à la catastrophe économique, enfin, on devrait dire humaine tout court, et celle-là n’est pas rêvée.
A Molsheim, Osram propose une baisse de salaire ou la porte : merci aux écologistes !
A Strasbourg, Osram, la filiale éclairage de Siemens, envisage de licencier 108 salariés de son usine de Molsheim (Bas-Rhin) qui refusent une baisse de salaire jugée nécessaire pour assurer la compétitivité du site.
L’usine alsacienne, qui produit 450 millions d’ampoules à incandescence par an, est confrontée à la fin programmée par l’Union européenne, d’ici 2012, de ce produit consommateur d’énergie, et à la concurrence des pays à bas coût. Il faut savoir que les ampoules à base consommation coûte en moyenne dix fois plus que les autres. À partir de septembre, les ampoules économes en énergie vont petit à petit s’imposer de force dans les rayons de l’Union européenne, une opportunité commerciale que les industriels se disent parés à saisir. Tu parles ! Jugé poussif et incomplet par Greenpeace mais avec « le mérite d’exister », ce calendrier apparaît « ambitieux » aux industriels.
Voilà bien où peut conduire l’intégrisme écologiste, tel qu’une association aussi sectaire que Greenpeace peut y jouer le rôle de l’idiot utile pour un patronat industriel qui se frotte les maison en tapant sur tous les tableaux à la fois. Une volonté d’accélérer les choses, côté remplacement des lampes d’éclairage individuel en totale décalage avec les réalités, en dehors de la psychose habituelle dans ce domaine qui y est rompu. Comme si l’enjeu de la consommation d’énergie se jouait là, c’est ridicule quand on compare la consommation en éclairage privée avec la consommation industrielle en la matière ! Une vision d’économie qui sert surtout à imposer le remplacement par la contrainte de lampes par d’autres qui plus chères, donnent malgré ce contexte de récession, aux industriels le sourire et à eux seuls !
« Bonjour » pour les ménages modestes et les pays pauvres qui n’ont même pas encore l’électricité. La priorité est-elle aujourd’hui dans les économies d’énergie alors que le nucléaire produit bien plus par exemple que ce que l’on consomme en France, au point qu’on vend notre électricité ailleurs.
Non seulement cette idéologie sert à nous imposer des normes qui constituent un nouveau contrôle social sous l’empire des bons comportements écologiques tout en nous imposant des modes de consommation dépensier pour le pouvoir d’achat, mettent la barre des exigences propres à ces normes si haute que les pays pauvres ne sont pas près de se doter de l’électricité partout tout en créant une barrière pour les échanges, mais aussi, donne des arguments aux patrons pour baisser les salaires et licencier ! Vive l’écologie, comme on le voit, avec sa logique qui ne conteste rien de l’ultra-libéralisme qui y puise des vertus quand il casse l’industrie et détruit les emplois.
L’avenant au contrat de travail en cause, qui a été présenté en février au personnel de production et administratif, soit 600 des quelques 800 salariés, prévoit de baisser progressivement le taux horaire de 12,5% en trois ans. Les cadres ont été invités à participer à l’effort collectif en renonçant à la totalité des jours de RTT obtenus lors du passage aux 35 heures, mais ils ont refusé, a précisé un porte-parole de la direction.
Pour Isabelle Astié, déléguée syndicale FO et secrétaire du comité d’entreprise, les salaires en vigueur dans l’entreprise ne justifient pas cette décision. Elle cite l’exemple d’un régleur, chargé de conduire une ligne de production, qui gagne 1.600 euros net par mois « avec 17 ans d’ancienneté et les heures de nuit ». Elle-même, opératrice de production depuis 30 ans, touche 1.240 euros net « dont 111 euros d’ancienneté ».
« La lampe à incandescence, elle a bon dos ! Si on avait anticipé à temps, on aurait pu faire une reconversion correcte », affirme-t-elle. Non seulement, mais on se fiche du monde en prenant ce prétexte qui est dans l’air du temps alors qu’on ne cesse de nous répéter qu’il faut réduire notre consommation pour prolonger la vie de la planète à la façon d’un mauvais film dont le scénario est écrit à l’avance et se traduit par la volonté de voir les salariés se serrer la ceinture par contraste avec ceux qui s’en mettent ici plein les poches.
Plus encore, on dénonce un projet « discriminatoire » car il ne concerne que les salariés de la production. L’ouvrier est dans la ligne de mire d’une économie qui veut au Nord supprimer l’industrie pour l’exporter vers des pays à bas coût de main d’œuvre, sans rien améliorer de leur sort. Là à travers cette discrimination, les fils blancs de cet objectif qui est le contraire de l’intérêt des salariés et de la nation, apparaissent au grand jour !
Le passage des lampes traditionnelles aux lampes de nouvelle génération n’est un progrès que s’il s’inscrit dans une logique qui met l’homme au centre au lieu de jouer contre lui, et en lui laissant le choix car ici ce qui est surtout en cause, c’est la possibilité même de s’éclairer pour certaines familles modestes en France qui devront parfois attendre le virement de leur RMI pour changer une lampe qui coûte entre cinq et dix euros au lieu des 0.5 euro… de la bonne vieille lampe à incandescence premier prix !
Les travailleurs de cette usine peuvent dire merci à cette Europe écolo politiquement correcte qui instrumentalise à outrance ce qui est désigné comme le réchauffement climatique, une planète pour laquelle le progrès serait trop petit comme l’avance Paul Virillo en bon obscurantiste, justifiant toutes les régressions contre le peuple derrière l’idée de décroissance, ne remettant à aucun niveau en cause la mondialisation capitaliste et le règne de l’exploitation de l’homme par l’homme !
Ce dont il s’agit chez Osram, c’est d’un exemple s’inscrivant dans un véritable recul de la civilisation où la classe ouvrière française paie le tribu le pus lourd, sans aucun hasard !
Eco-taxe, un nouvel impôt pour les familles. Le peuple spolié et méprisé comme de bien entendu !
Lorsqu’on se rend à son bureau de poste on peut lire: « 75 kilos de papier, c’est la consommation par an par employé de bureau » avec une invitation de réutiliser le papier au recto… Pourquoi n’y avait-on pas pensée ?! Par exemple, pourquoi ne pas imprimer au resto d’un contrat d’assurance au nom du client précédent le suivant, les extraits de naissance de deux enfants de famille différentes en disant à celles-ci de se partager le document en se le prêtant à tour de rôle… On arrive vraiment à un niveau de bêtise jamais égalé !
Une brève info cette semaine n’est pas passée inaperçue à ceux qui ont l’oreille, qui nous apprenait qu’une éco-taxe allait être décrétée par le gouvernement sur le modèle allemand, qui constituerait un nouvel impôt à destination…des ménages et oui ! On nous avait pourtant parlé des industriels jusqu’alors ! En Allemagne, ce type taxe a servi à renflouer les caisses de retraite et n’a jamais servi au « développement durable » de ce pays. Il y a fort à craindre que ce nouvel impôt auquel les ménages vont devoir faire face en temps de crise et de perte du pouvoir d’achat, serve à remplacer les financements d’une taxe professionnelle dont le gouvernement a fait cadeau aux patrons pour rendre exsangues les collectivités territoriales !
On voit ici les dangers de l’instrumentalisation d’un sujet qui ne devrait jamais être sorti comme une question à part du politique, pour soumettre ce dernier à une logique qui, portant cette préoccupation nécessaire au-dessus des partis, rend ce service formidable de prendre la priorité sur la lutte des classes qui reste portant le nœud de l’affaire y compris en ce qui concerne l’avenir de la planète… Enfin, si la planète était réellement en situation de devoir être sauvée, ce ne serait pas pour la nature ou la planète elle-même dont on se ficherait bien s’il ne restait plus d’hommes pour s’en rendre compte !
S’intéresser aux ressources de la planète, certes, mais pour les hommes, pour leur émancipation, y compris d’une nature qu’ils doivent collectivement dominer pour en faire le meilleure usage en leur faveur sans mettre à mal les grands équilibres qui la prolongent. Car ce sont eux qui nous intéresse avant tout, les humains, avant de parler de préserver la nature au prix que certains sont prêts à faire payer aux pays pauvres derrière les exigences impossibles de normes écologiques et hygiénistes de plus en plus surréalistes imposées pour les laisser mourir en rendant encore plus imperméable le groupe des pays riches aux échanges avec eux!
Seule une vision globale, politique du problème écologique est à même de répondre de façon mesurée et équilibrée aux questions que ce sujet pose, pour ne pas le laisser à des partis qui sont de véritables lobbies qui font du lobbying permanent et ont intérêt à en exagérer l’impact et les dangers. Des excès qui rejoignent une pensée libérale qui ainsi peut, derrière cet écran de fumée, tenter de faire oublier ses responsabilités dans ce monde injuste où la sécheresse, la faim et l’absence de soins, sont la cause principale de la mortalités prématurée de millions d’être humains lié aux inégalités de richesses non entre le nord et le sud mais entre riches et pauvres !
Il faudrait pouvoir mettre les facultés, les possibilités de tous ces gens promis à cette logique criminelle qui les détruit, dans l’espace commun de notre humanité car chacun d’entre eux est un être irremplaçable, une intelligence et une sensibilité précieuse tragiquement perdue pour la cause commune qui en a un impérieux besoin pour répondre à la grande question du destin des humains et de leur capacité à se tracer un projet à la hauteur de leurs possibles.
Petits paysans et ouvriers même combat !
La bataille du lait des paysans français fait rage depuis déjà plusieurs semaines, alors que ceux-ci voient rémunérés leur production à un prix qui ne leur permet même plus de survivre pendant que la grande distribution se fait des bénéfices en or sur les marges appliquées dans les rayons.
A propos de l’accord récemment signé entre les représentants des producteurs de lait et la grande distribution l’état d’esprit n’y est pas : « C’est un accord de pute qui a été signé sous la pression avant les élections européennes », s’emporte Gérard, un colosse qui manifestait vendredi après-midi avec des dizaines de tracteurs déversant leur paille et leur fumier devant la préfecture à Saint-Brieuc. « Aucun producteur n’a cautionné cela. Mais il n’y avait pas le choix et maintenant, syndiqué ou pas syndiqué, on est tous là ».
A ses côtés, Elodie, 36 ans, petit bout de femme brandissant une pancarte « promo, producteur en faillite », laisse éclater son exaspération. « Avec mon mari et nos deux enfants, on perd entre 200 et 300 euros par jour et on se verse tout juste 1700 euros par mois, lance t-elle. Et encore, si la banque le veut bien. A tout moment elle peut saisir notre maison et on n’aura droit à rien, ni aux Assedic, ni au RMI, on deviendra SDF ».
Christian, 52 ans, n’en est pas à sa première manif. Mais il l’avoue d’emblée : « je n’ai jamais connu ça à ce point-là. C’est bien simple, à 280 euros les mille litres de lait, on ferme tous la boutique ». Les sentiments de trahison et d’incompréhension qui s’ajoutent à la colère et au « ras le bol », Bertrand Donnio, responsable de la FDSEA dans les Côtes d’Armor, ne les nie pas.
Rien de nouveau dans ce monde d’exploitation qui s’attaque à tout ce qui peut être détruit pour maintenir des marges toujours plus hautes au détriment des producteurs et des consommateurs.
Pour Gwendal, 33 ans, aussi philosophe que désespéré, la crise actuelle n’est que le résultat d’une volonté européenne de réforme de l’agriculture qui se fait « avec une grande brutalité et une grande rapidité ». « On veut éliminer plus du tiers des éleveurs, les plus jeunes, estime t-il. Et modifier notre état d’esprit de paysan pour nous transformer en agri-business man qu’on remplace quand il est usé. On est en train de nous transformer en moins que rien ».
C’est une Europe de dupe, un hold-up antidémocratique derrière l’alibi de la victoire écologique qui ne l’est que par dépit et qu’a bouder le peuple, encourageant l’établissement d’un nouvel empire avec le fédéralisme qui entend en finir avec l’industrie en Europe de l’Ouest, avec les petits paysans en France à moins qu’ils ne soient écolos pour servir de cache sexe à la fin de l’agriculture française, en finir avec les Etats, seul cadre de contrôle pour les peuples de leur destin.
Résultat, un monde déjà largement invivable derrière un consumérisme montré du doigt comme responsable de la pauvreté au Sud, qui concerne en fait de moins en moins les familles modestes, les ouvriers, les agriculteurs, les petites classes moyennes qui paient de plus en plus pour les autres pendant que le bouclier fiscal fait des heureux ailleurs, dans les hautes classes de la société !
Le Parlement des enfants veut aider à la réinsertion des SDF : la démagogie instrumentalisant les enfants!
Le « Parlement des enfants », organisé en partenariat avec le ministère de l’Education nationale, réunit chaque année depuis 1994, un samedi de juin, des élèves de CM2 élus par leurs camarades de classes. Le XVe « Parlement des enfants », qui a réuni samedi à l’Assemblée nationale 577 élèves de CM2, a adopté une « proposition de loi » visant à faciliter la réinsertion des…SDF.
A la pause-déjeuner, les « députés juniors » et leurs parents ont pu regarder, dans un enclos spécialement aménagé dans les jardins de l’hôtel de Lassay, une vache et son veau venus de la Manche et répondant aux noms bucoliques d’Aubépine et d’Ecureuil. Des verres de lait étaient distribués à un stand. « Les enfants en dégustant un verre de lait ont ainsi la possibilité de mieux connaître le métier de l’élevage », expliquait la présidence. « L’Assemblée nationale souhaite ainsi marquer l’importance qu’elle accorde à la filière laitière », concluait le communiqué. Une véritable provocation en ces temps de révolte des producteurs de lait !
Lors d’une séance dans l’hémicycle présidée par Bernard Accoyer (UMP), président de l’Assemblée, et en présence du ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, les « députés juniors » d’un jour ont retenu le texte présenté par les élèves de l’école élémentaire de Folelli (Haute-Corse).
Ce texte, qui a obtenu 358 voix, propose l’installation de casiers à code dans les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) « afin d’inciter les personnes sans domicile fixe à accepter l’accueil dans ces centres et ainsi aider à leur réinsertion sociale ».
Les deux autres propositions sélectionnées visaient respectivement à la création d’une chaîne de télévision publique gratuite réservée aux enfants et à la promotion des médias et nouvelles technologies.
« Porte-parole de tous les enfants de France, vous incarnez aujourd’hui l’espérance : celle d’une démocratie déjà ancienne mais constamment renouvelée, qui attend de votre jeunesse l’enthousiasme nécessaire pour repenser l’avenir », a dit Bernard Accoyer. Foutaises !
Encore une fois sur le dos d’un thème victimaire on fait de la politique une illusion, car le véritable problème des SDF ne se résoudra pas sans changer les choses pour ceux qui travaillent ou vivent des minima sociaux, car c’est d’un changement radical de politique dont dépend le sort de tous, sinon demain il faudra plus que des cassiers pour accueillir la foule des futurs SDF issus de la fin de l’industrie et de l’agriculture française !
Le foot-fric sape les valeurs de la République !
Franck Ribéry a pris 20 millions d’euros en trois jours après la vente de Ronaldo pour 93 millions d’euros, somme promise par le Real Madrid, qui dépassaient déjà «les limites du raisonnable» pour le chef d’Etat portugais. Chercher la morale dans cette histoire, en dehors de capter des millions de regards soumis à l’influence des marques pour vendre toujours plus, ailleurs, encore et encore, en créant en dehors des enjeux vrais de notre société des enjeux artificiels qui convergent dans l’impasse du stade où se consument les volontés dans un camp contre l’autre…
Les Français ne respectent plus l’autorité selon Ipsos : c’est normal, ce qu’elle est devenue est antagonique avec l’intérêt général !
Selon Jean-Marc Lech, coprésident d’Ipsos, qui multiplie les études d’opinion, la crise transforme radicalement la société. Dans son rapport avec la politique, la consommation et même dans le regard que les citoyens portent sur eux-mêmes. Les valeurs des Français ont-elles substantiellement changé avec la crise?
« Oui. On peut dire que la crise a cristallisé le changement de manière forte et durable, et l’on ne reviendra plus en arrière. Elle a tout bonnement amené les Français à constater qu’ils n’ont plus de respect pour l’autorité : qu’elle soit politique, entrepreneuriale, médiatique ou publicitaire. Car une autorité qui n’obtient pas de résultats est une autorité qui perd sa légitimité. Mais cette crise est ancienne. Elle trouve ses origines après la fin des Trente Glorieuses: dès ce moment, la promesse politique se heurte à la carence du résultat. »
Oui, enfin, elle trouve surtout son origine dans la trahison des élites, tel que François Mitterrand en a été un exemple particulièrement marquant, après avoir promis d’en finir avec le capitalisme il a, une fois ayant atteint le pouvoir, été un défenseur acharné du capitalisme et de façon si inventive avec la décentralisation à laquelle on doit la dérégulation des services publics et peut-être bientôt leur mort définitive ou encore avec l’Europe de Maastricht ! On lui doit un désenchantement dont la gauche ne s’est pas encore remise ni en terme organisationnelle en ayant été incapable de se recomposer sous le signe d’un héritage révolutionnaire, ni en terme de projet !
Cette crise de légitimité s’exprime à travers l’abstention massive en politique, la consommation de produits libérés de leurs marques en économie ou le téléchargement gratuit à outrance sur Internet, certes, mais aussi une culpabilisation permanente où on n’existe que comme victime, avec une judiciarisassion des rapports entre les citoyens qui chasse le politique et le sens de la responsabilité commune, un catastrophisme écologique qui justifie les restrictions, un Etat qui ne fait rien pour empêcher les actionnaires d’imposer leur loi qui est celle des délocalisations pour faire toujours plus de fric par licenciements boursiers interposés… Une défiance monte entre les citoyens et leur société qui se manifeste par la montée des contestations qui ne constitue pas pour autant un programme de changement.
Il existe un rapport de plus en plus litigieux à la démocratie parce que l’égalité est de plus en plus nier au non du droit à la différence qui confine à la différence des droits, religions en tête, avec un séparatisme communautaire qui est encouragé de droite et de gauche par le clientélisme, qui est instrumentalisé pour servir les intérêts de ceux pour qui diviser c’est régner, ou encore par lâcheté politique. Nous avons donc là le reflet d’une société en plein paradoxe, qui attend beaucoup de l’autorité, mais qui sait actuellement ne rien avoir à en attendre pour l’amélioration du sort commun.
Pourquoi s’étonner qu’une personne grimée en Nicolas Sarkozy porte une pancarte « Bonjour, Casse-toi pauvre con », lors d’une manifestation à l’appel pour la revalorisation du pouvoir d’achat.
« Tout cela rend beaucoup plus compliquée la régulation de la démocratie et du capitalisme, qui reposent sur des réflexes de fidélité de longue date. Or quelque chose s’est structurellement déréglé, cassé, avec la crise. » dit encore Jean-Marc Lech d’Ipsos. Les patrons de grandes entreprises, le marché, les leaders politiques font système d’une façon qui est rejetée par le nombre avec lucidité ! Mais si on veut autre chose que le chaos, il faudra trouver des réponses à la hauteur des attentes face aux inégalités criantes ou c’est l’autorité qui risque d’être purement et simplement défaite.
Pour la fine bouche : Joey Starr condamné à deux ans de prison pour violences…
Joey Starr, chanteur du groupe de rap NTM, a été condamné vendredi à deux ans de prison dont six mois ferme pour violences volontaires. Jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Paris, il faisait l’objet d’une plainte pour avoir attaqué avec un hachoir un véhicule à bord duquel se trouvaient cinq personnes, dans la nuit du 31 mai au 1er juin, à Paris…
A l’audience, le rappeur a déclaré qu’il avait été injurié par ces personnes et qu’il avait voulu les « impressionner », écrit Le Parisien sur son site internet. Effectivement, cela est en parfaite adéquation avec les faits, et proportionné à la situation. Joey Starr, de son vrai nom Didier Morville, avait été condamné en février dernier à trois mois de prison et à 2.000 euros d’amende pour des violences conjugales.
Décidément, le rap, ce prêt à porter de l’exclusion, bah !
Une belle image de la dérive de note société, qui exprime bien l’envers des progrès de l’homme. Notre espoir est ailleurs, dans ce qu’il a de meilleur, de vrai, dans son idéal laïque et républicain.
Guylain Chevrier
Historien






