Borloo: le monde « est devant une urgence climatique majeure », où la nouvelle gouvernance sous le catastrophisme
Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo, est très présent dans les médias, dans la perspective du sommet des Nations Unies sur le climat de Copenhague, qui va rassembler les pays du G8, les grands émergents (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Mexique) ainsi que la Corée du Sud, l’Indonésie et l’Australie, des pays qui représentent 80% des émissions des gaz à effet de serre (GES) de la planète. L’Un de ces nombreux rendez-vous sur le sujet qui est devenu littéralement obsessionnel pour les politiques et les médias. Borloo a rappelé, si on n’avait pas encore compris son message, mardi sur Europe1, que le monde était face à « une urgence climatique majeure ». .. « Pour un jeune de 20 ans aujourd’hui » explique-t-il, « qui aura donc 30 ans en 2020, l’Arctique aura probablement disparu ». Pour se faire comprendre à défaut de prouver, il est en usage de grossir le trait, mais concernant ce domaine, le catastrophisme plus que jamais fait foi.
Pourquoi M. Borloo ne nous parle-t-il pas des dernières données des travaux de scientifiques attachés à la cause climatique, qui ont revue à la baisse les prévisions et comment ! Estimée à 5 ou 6 mètres, la hausse du niveau de la mer qui pourrait être provoquée par la fonte de la calotte glaciaire de l’Antarctique Ouest, ne s’élèverait finalement « qu’à » 3 mètres, d’après un article publié dans la revue Science.
D’autre part, Jonathan Bamber, chercheur britannique de l’université de Bristol, et son équipe, expliquent que l’effondrement prévu de la calotte glaciaire ne touchera pas la totalité de la couche de glace : certaines parties resteront bien accrochées au continent. Un élément qui n’aurait pas été pris en compte au cours des études antérieures. Pas plus dans les propos volontairement alarmistes du ministre.
Aucune échéance n’a été déterminée au cours de cette étude mais selon une précédente recherche, la fonte de la calotte glaciaire pourrait prendre 500 ans ! On croit rêver mais pas du tout, c’est un ministre qui nous ment, et ce n’est pas un canular.
« L’acidification des océans posera des problèmes halieutiques majeurs, les forêts de Guinée équatoriale ont déjà quasiment disparu, le lac Tchad est vide… » poursuit le ministre. Concernant la sécheresse, le mouvement auquel on fait référence s’est opéré à une époque où on ne parlait pas de réchauffement climatique mais de déplacement des zones désertiques par un effet sur lequel personne ne pouvait mettre un nom parce que la planète à ses raisons qu’il ne faut pas nécessairement chercher ailleurs que du côté de la nature elle-même pour les comprendre et non de la pollution, et que le terme de réchauffement climatique, ce fourre-tout, a rangé dans l’ordre de ses arguments.
Rien ne peut se passer sans qu’immédiatement on nous rende aveugle par ce mécanisme de captation qui détruit toute capacité de réflexion alternative sur ce sujet avec le risque de passer à côté de l’essentiel en la matière et peut-être de nous mettre, par cet effet, réellement en danger mortel.
« Nous savons qu’en 2020, on aura plus de degrés » explique encore Borloo. « La question est de ne pas passer à 4-5° de plus, parce que là c’est irréversible… » On sait d’ors et déjà que ce scénario est totalement farfelu et n’est que la reprise des propos des plus intégristes en la matière, car lors du siècle dernier, l’augmentation n’a été que de 0,5 degré. Mais c’est le prix à payer pour créer un sentiment de peur panique qui mette au second plan l’explosion de la crise financière dont on n’a cessé de nous répéter qu’elle serait limitée aux autres, puis limitée en Europe puis chez nous et maintenant que le bout du tunnel serait pour 2010, sans rire. Plus le mensonge est gros et plus on peut en attendre les retombées, à condition de bien en irradier les populations par l’entremise du médium médiatique.
Le ministre de l’Ecologie explique que c’est, selon lui, le « destin du monde » qui se jouera au prochain sommet de Copenhague ! Dans ce cadre, il se réjouit du retour des Etats-Unis à la table des négociations. « Les Etats-Unis ont changé d’attitude par rapport à ce sujet, ce qui est pour lui clairement une bonne nouvelle. En réalité, on est passé avec la fin de l’ère Bush d’une Amérique défendue par une droite conservatrice qui défendait sans vergogne ses privilèges de classe, à une administration américaine qui a choisi cette forme de modernité idéologique qui est celle propre au thème du changement climatique, consistant à mettre le libéralisme en situation de passer pour défendre une grande cause pour défendre au mieux les intérêts du système en période de crise, rien de plus.
Le réchauffement climatique tue 300.000 personnes chaque année, selon Kofi Annan, sans rire !
Dans le même état d’esprit de récupération, « Le réchauffement climatique est responsable de 300.000 morts par an et coûte 90 milliards d’euros chaque année », selon un rapport publié vendredi par le Forum humanitaire mondial, présidé par l’ex-secrétaire général de l’Onu Kofi Annan. Un de ceux qui ne disent pas un mot pour empêcher les massacres au Darfour, bien réels eux, comme son ami Ban Ki-Moon secrétaire général de l’ONU, des morts qui se comptent pourtant par centaines de milliers.
Le réchauffement climatique est « la plus grande crise humanitaire en puissance de notre temps », prévient encore Kofi Annan. Dans le contexte de crise économique, voilà une étude qui tombe à pic pour nous éloigner de l’essentiel, en donnant la priorité à la peur face aux prétendus changements climatiques.
Selon l’étude de ce Forum, on estime que vers 2030, le chiffre s’élèvera alors à un million, rien que cela ! « La majorité des morts est due à la dégradation progressive de l’environnement qui cause des problèmes comme la malnutrition plutôt qu’aux catastrophes naturelles. » Ici, pas un mot pour mettre en question l’écart entre les richesses accumulées par quelques-uns et la pauvreté galopante. Une logique qui est à l’origine d’une situation qui perdure depuis longtemps et qui est responsable de la mort prématurés de millions d’être humains de façon permanente et insistante, cause principale des déséquilibres régionaux ici totalement occultée.
L’étude souligne que ce sont les 325 millions de personnes les plus pauvres de la planète qui sont le plus affectées. Or ce sont elles qui contribuent le moins aux émissions mondiales de CO2. Le rapport relève notamment les difficultés du Bangladesh, où des millions de personnes doivent affronter régulièrement des inondations et des cyclones, une réalité qui perdure depuis des millénaires, avec des périodes plus accentuées comme c’est le cas actuellement dont on prend ici le prétexte pour en ramener l’objet dans le champ de l’argumentaire que l’on développe ici fallacieusement. Mais surtout, on oppose en creux l’air de rien, derrière ce discours, le Nord des peuples soi-disant riches à ceux du Sud, comme si l’opposition entre intérêts divergents était là, plutôt qu’entre riches et pauvres.
« Le Forum humanitaire mondial estime à 125 milliards de dollars (90 milliards d’euros), le coût annuel du réchauffement climatique. Il montera à 300 milliards de dollars vers 2030. (Source Europe1) » Et bien sûr au final, il est question que les peuples dits riches paient la factures en laissant en dehors les véritables responsables de la situation.
Défense de la planète: les Français plébiscitent Hulot, nouveau gourou du libéralisme
On nous explique dans ce contexte que pour les Français Nicolas Hulot semble être l’homme de la situation pour défendre la planète. Nicolas Hulot rafle 81% des suffrages lors d’un sondage paru dans le Reader’s Digest. Rappelons l’importance relative qu’il faut donner à ce genre de sondage qui en général ne porte que sur quelques centaines de personnes avec des questions bien orientées. Sans compter ici avec l’influence médiatique du personnage alors que la téléréalité à fait de la notoriété la première valeur de notre société peut importe le contenu. Il remporte dans ce contexte même 85% des suffrages chez les femmes et chez les 35-49 ans. Il devancerait le photographe Yann Arthus-Bertrand (26%) lui aussi propulsé là par l’effet d’un véritable battage médiatique au travers duquel personne ne peut passer.
Deux non scientifiques, faut-il le rappeler, un animateur et un photographe qui ont épousé une cause qui sert merveilleusement leur égo, voire leur notoriété et éventuellement leur compte en banque et un libéralisme qui en utilise le thème jusqu’à l’overdose pour se faire oublier. Un reflet aussi de l’état dans lequel se trouve notre vie politique nationale, capable de renvoyer la responsabilité du destin de la nation, voire du monde à ces deux néophytes. Une situation qui peut déconcerter voire faire rire si la chose n’était pas si sérieuse. A moins qu’on fasse appelle à un autre membre de cette fameuse équipe pour sauver la planète, un certain défenseur des oiseaux, Allain Bougrain-Dubourg qui obtient 26% dans ce sondage, tout aussi incompétent et que ses deux compères.
Le ministre du développement durable Jean-Louis Borloo (10%) et la secrétaire d’Etat à l’Ecologie Chantal Jouanno (2%), qui a succédé à Nathalie Kosciusko-Morizet (7%) en janvier, suivent de très loin. On voir ici que tout tient bien en matière de représentations collectives à l’influence médiatique, à condition de rester très superficiel dans l’approche de la problématique politique complexe dont relève le sujet. En réalité, on cultive une croyance, avec ses nouveaux gourous, dont l’influence se mesure à la place qu’ils occupent dans les médias, dont l’essence est de jouer sur l’émotion, l’image et la notoriété, en mettant en vacance la raison, pour faire monter l’audimat. Tout le monde y trouve son compte !
Les particules de l’air bientôt examinées en Ile-de-France ou comment la peur est le levier de l’idéologie écologiste
On nous explique que les particules fines « provoquent 288.000 décès prématurés par an en Europe », des chiffres totalement farfelus, qui ne reposent sur aucune enquête scientifique vérifiable, mais des interprétations où l’on corrèle des décès et des seuils de pollution. On va même jusqu’à expliquer comme le Président d’Airparif, « rien n’indique qu’en dessous d’un certain seuil, les particules seraient inoffensives » Autrement dit, arrêtons tout de suite de respirer !
On ère en pleine psychose ici aussi, avec en toile de fond un hygiénisme dont il a déjà été démontré qu’il favorisait par l’abaissement des défenses naturelles les allergies. Rappelons au passage que l’espérance de vie n’a cessé depuis trente ans de s’accroitre et tout spécialement en milieu urbain où se regroupe aujourd’hui 80% de la population française. On frise ici avec cette idéologie hygiéniste le ridicule. Certes, il faut se préoccuper de la pollution, mais si vraiment cette cause est si vitale, pourquoi ne pas avoir d’ors et déjà changer le parc automobile français et mondial, pour résoudre le problème une bonne fois ! Non, il ne faudrait tout de même pas s’en prendre au lobby pétrolier, qui risquerait alors de se rebiffer en dénonçant la démagogie de cette idéologie.
« Quelles sont les sources (des fines particules)? Quelle est leur origine géographique? De quelle nature sont-elles et quelle peut être la riposte? », résume la problématique Jean-François Saglio, le président d’Airparif, en quelques questions. L’association Airparif est chargée depuis 1979 de surveiller la qualité de l’air en région Parisienne. C’est elle qui conduira les premières mesures à partir de cet été, sans aucun contre pouvoir indépendant capable de sortir de cette grille de lecture qui encore joue sur le fond de commerce de la peur.
On entend prendre pour exemple La méthodologie développée par deux universités berlinoises, qui repose sur l’hypothèse que les concentrations atmosphériques de particules résultent de plusieurs contributions: régionales, péri-urbaines, urbaine et trafic routier – celles-ci seront mesurées le long des axes de forte circulation. Grâce à ces études, Londres et Berlin ont déjà adopté des plans d’action locaux. Voilà ce que l’on cherche à argumenter. La France, dans le prolongement des engagements du Grenelle de l’environnement aura elle aussi ainsi son « Plan particules ». « Notre rôle est précisément de fournir aux décideurs les éléments qui fonderont leur décision: tant qu’on ne saura pas avec certitude, on n’avancera pas », estime M. Saglio.
Des certitudes fondées sur des hypothèses mises en œuvre par es chercheurs tous acquis à la cause écologique qui sont censées être référents de décision politiques qui nous concernent tous sans contre pouvoirs. On a de quoi s’inquiéter encore ici de savoir à quelle sauce nous allons être mangés. Celle sans doute d’une capitale française sur le modèle londonien, fermée sur un péage pour y pénétrer, tel le retour de l’octroi du moyen-âge, dédiée aux riches touristes et aux parisiens fortunés, et excluant encore un peu plus les populations des banlieues, avec un « grand Paris » qui renforcera encore cette logique d’exclusion. Attendons nous ici, n’en doutons pas, à de nouvelles taxes.
Depuis avril 2008, l’Europe a rendu obligatoire la mesure des particules PM2,5 (inférieures à 2,5 microns) et défini une valeur cible recommandée (25 microgrammes/m3) d’ici 2010, qui deviendra valeur limite en 2015. L’étude confiée à Airparif est financée (1 million d’euros) par l’Etat, la Ville de Paris et la région Ile-de-France. (Source AFP)
L’Europe toujours elle, qui ne fait rien contre les délocalisations et n’a pas fait un pas dans le sens d’une meilleure régulation du marché pour ne serait-ce que limiter ici les dégâts, n’a pas de mots trop forts pour nous dire combien il faut réduire nos émissions de particules fines, aspect fondamental de la suprême cause écologique.
Le réchauffement climatique, sauveur du système par la mise à mort de la démocratie
« Le problème du réchauffement climatique est un sujet majeur, un sujet mondial », c’est un « sujet vital », selon le ministre de l’Ecologie, oui mais pourquoi ? Parce que c’est bien de ce côté que les libéraux de droite et de gauche et leur cortèges de fatalistes et de clientélistes, de laudateurs et d’illusionnistes, qui surfent sur le genre jusqu’à ceux qui espèrent ne serait-ce qu’en retirer des miettes, entendent trouver le salut du système, soudain porteur du projet commun d’une grande cause en apparence positive après s’être rendu responsable de la caducité du projet libéral qui nous a conduit dans une impasse historique.
Et c’est révoltant de voir, les agents zélés de ce système libéral injuste, immoral et même criminel, se présenter ainsi comme des nouveaux héros, des sauveurs du monde, alors qu’ils sont les serviteurs d’une politique adossée à une économie financière d’actionnaires et de rentiers qui survie actuellement grâce à une destruction de masse et généralisée de la condition humaine ! Il faut aussi compter avec les croyants dans la divinité « Nature », qui eux se pensent comme les nouveaux prophètes et participent de cet illusionnisme général en tombant dans le sacré. La nature ainsi sacralisée veut, selon ceux-là, qu’elle ne puisse être responsable d’aucun maux, pour ainsi les renvoyer systématiquement à la responsabilité de l’homme.
Si ce concept de réchauffement climatique peut être discuté, il n’est pas discutable qu’il représente dans sa construction idéologique un nouvel instrument au service des idées dominantes. Nous n’avons plus un instant de répit concernant l’écologie via le réchauffement climatique qui ne cesse de prendre une place croissante qui obère celle du politique. Ce sont nos libertés qui sont mises en danger par l’écologie devenue religion des Etats et des instances internationales qui les réunissent, au nom de quoi, on s’autorise de remettre en cause le sens même de la démocratie à porter cette cause au-dessus des partis, de tout droit à la critique.
Contrairement au réchauffement climatique qu’ont dit analyser sous toutes les coutures pour ne cesser d’expliquer qu’il faut y remédier en interpellant les citoyens, le libéralisme lui avec la crise qu’il impose qui mériterait une analyse et un travail de remise à plat n’en est nullement l’objet. On nous présente les choses en la matière sous le signe du fatalisme, rien ni personne n’étant censé pouvoir modifier cet état de fait, l’économie échappant selon cette bonne vieille blague à tous le monde mais profitant à certains plus qu’à d’autres pourtant.
On demande des efforts à chacun en faveur de l’écologie, expliquant que le sort de la situation dépendrait de la bonne volonté des individus, mais lorsqu’il est question de l’économie libérale, on ne demande rien à ceux qui accumulent des richesses contre les autres et continuent de le faire et sont directement responsables des déséquilibres qui fondent cette crise actuelle profonde et durable de l’économie.
La grande cause du réchauffement climatique et la crise de l’économie libérale, échappent ainsi toutes deux à la démocratie, puisque la première est au-dessus des partis et la seconde est une fatalité indépendante. L’exercice de la citoyenneté se limiterait au choix des meilleures gestionnaires que ce soit des exigences du marché ou de la gouvernance écologique mondiale ! On voit bien où on veut conduire la volonté humaine, l’outil démocratique dont elle s’est dotée pour se faire entendre de hautes luttes dans l’histoire, vers une forclusion.
Le réchauffement climatique, une construction idéologique pour diviser les peuples et anéantir l’universalité des droits humains
L’idéologie qui anime l’écologie pose comme principe que, le développement humain serait responsable du réchauffement climatique mais pas seulement, ce serait l’Occident où la civilisation s’est le plus développée, entre industrie, services et consommation, qui serait responsable de cet état de fait, et par là-même les peuples qui y vivent..
C’est ainsi d’une partie du monde dont on fait ici le procès, le Nord « riche » responsable de la situation des peuples du Sud « pauvres » censés subir plus que les autres les conséquences du réchauffement climatique, dans la continuation de la spoliation dont ils ont été l’objet par effet de colonialisme. Une façon toujours d’assimiler la meilleure condition des hommes du Nord, découlant non seulement du développement économique mais tout particulièrement des luttes sociales, à ce qui aurait détruit les intérêts des peuples du Sud. Un discours où l’écologie les oppose, en oubliant au passage qu’hier avec le colonialisme comme aujourd’hui avec les Etats-Unis, l’Europe et la France libérale, ce sont les puissances privés et le capitalisme qui y ont gagné et y gagnent encore, pas les peuples.
Aussi, derrière cette culpabilisation, on nous propose en fait un modèle qui serait celui de la décroissance face au constat qui entend être fait, qui justifie de revenir sur les acquis sociaux qui ont accompagnés le développement des sociétés désignées comme faisant partie de l’Occident, sur le mode de « régresser pour durer ». Un mouvement de recul de la condition des hommes au Nord qui n’apportera rien aux peuples du Sud, bien au contraire, qui tirera encore plus les choses vers le bas pour tous et constitue le préalable à ouvrir de nouveau espaces d’exploitation en lieu et place de ces reculs.
On remarquera au passage que c’est toujours cet homme universel, celui exprimant la conquête des droits fondamentaux des êtres humains, précisément par le fait de l’action concertée des individus se faisant agents de leur histoire qui est contesté, qui aurait amené à cette mise en danger suprême, celle de la planète elle-même.
On a vu sous un autre angle à Durban II, en avril dernier, la dernière conférence sur le racisme sous l’autorité de l’ONU, la même proposition revenir au même résultat, avec le rejet de cet homme universel où les droits de l‘homme sont dénoncés par les pires dictatures religieuses comme du poste-colonialisme afin de continuer à faire ce qu’ils veulent chez eux avec la bénédiction de l‘économie libérales et de ses défenseurs.
Barrer la route à l’Europe libérale, passe par casser la grande illusion écologiste
Le problème, c’est que, cette orientation politique piloté par l’UE avec ses subventions, redoublée par l’Etat français, encourage chaque jour une économie verte qui constitue un lobby puissant qui milite pour que ça continue, et pèse objectivement contre d’autres réponses, faisant entrer concrètement dans la vie la logique idéologique qui est dénoncée ici. L’Europe de ce point de vue a donc une responsabilité énorme et ce n’est pas un hasard, comme superstructure de la mondialisation en Europe.
Elle n’a de crédit que celui qu’elle se donne entre autres, à travers ce genre de thème pour imposer d’en haut des idées et des règles qui valident chaque jour sa fonction conservatrice derrière un discours qui se veut ainsi dans la modernité à travers la défense de la planète contre les excès des hommes, au service en réalité d’une nouvelle domination impériale capable de pérenniser le libéralisme malgré sa déroute actuelle.
Chez les Verts, on assiste dans le cadre des élections européennes à l’exact reflet de cette pitrerie, de cet attrape-tout ou attrape-nigaud, où on retrouve sur la même liste l’anti-OGM et anti-Europe fédérale, José Bové soit-disant anti-libéral, et le très libéral et pro-Europe fédérale Cohn-Bendit. Belle exemple de la tartufferie ambiante !
Tout ici dépend en réalité et avant tout de la maitrise collective des richesses créées parce que mise au service du bien commun, pour permettre à la fois à l’homme de trouver à se développer à travers ses sociétés en même temps qu’harmonieusement avec les ressources et le reste de la planète.
Mais pour atteindre ce but, il faut en passer par briser la logique de classe qui domine l’organisation des sociétés au Nord comme au Sud, et d’entreprendre au contraire de tout ce discours nihiliste et culpabilisant qui entend nous interdire d’agir sur notre sort, de mettre à profit les possibilités de l’homme, dont le potentiel est barré par cette idéologie écologiste qui est la nouvelle forme de domination et d’extinction des consciences, choisie par le système pour se pérenniser.
Soi-disant 500 millions de citoyens européens choisiraient leur destin, il n’y a pas de pire mensonge. La démocratie européenne est à l’image de cette gageure qu’est le Parlement européen, d’être une congrégation de députés mais pas un parlement démocratique, car si les députés sont élus par les citoyens de leur pays, pas un pays ne peut faire valoir son point de vue contre les autres et ainsi aucun peuple n’y est réellement représenté, puisqu’un peuple seul n’y pèse aucun poids et pour cause, le système de vote à la majorité autorise cette incongruité. Seul une Europe des nations donnerait leur chance aux peuples.
Le Parlement européen est le reflet de l’Europe fédérale en construction, celle d’une autorité impériale, qui dépossède les peuples de leur volonté politique, chaque référendum national étant contourné par un vote parlementaire ou par un nouveau référendum. Tout cela au fond est une affaire entre professionnels de la politique qui tous, peu ou prou comme agent ou comme faire-valoir, valident le système.
Décidément, le mot démocratie n’a jamais été aussi éloigné de la réalité de ce qu’elle est devenue si on prend la peine de le traduire : « démos » le peuple et « kratos », le pouvoir, autrement dit, le pouvoir politique pour et par le peuple.
Bonne élections et à défaut de faire un choix, abstiens-toi !
Guylain Chevrier
Historien





