Agression du député Braouezec à Saint-Denis : l’ingratitude des racailles

Publié le 13 avril 2012 - par - 4 677 vues
Share

Nous apprenons l’agression subie hier soir, à Saint-Denis, par le député Patrick Braouezec, ancien maire communiste de la ville, qui a quitté le PCF en 2010, pour fonder un groupuscule dont fait partie Clémentine Autain, porte-parole de Mélenchon. Il est aujourd’hui le futur candidat de Front de gauche aux prochaines législatives, et soutient bien évidemment Jean-Luc Mélenchon.

Le malheureux a été, en pleine rue, à 21 heures, molesté, frappé au visage, par trois voyous, qui lui ont dérobé son téléphone portable et sa carte bleue. Selon le journal Libération, d’autres habitants du quartier auraient demandé aux trois voyous de rendre les objets volés, connaissant sans doute l’agressé.

Ce fait divers, hélas d’une banalité affligeante pour des milliers de citoyens de ce pays, appelle à plusieurs commentaires.

On ne connaît pas encore l’identité des agresseurs. Mais le fait qu’apparemment ils soient connus des habitants du quartier limite les hypothèses. Il nous surprendrait que cela soit les intégristes catholiques de Saint-Nicolas du Chardonnet, pas davantage des militants de Marine Le Pen ou du Bloc Identitaire, ceux que le député a l’habitude de présenter comme l’extrême droite raciste et fasciste véhiculant des propos nauséabonds rappelant les heures les plus sombres de notre histoire. Il nous étonnerait également que cela soit des touristes suédois. S’ils habitent le quartier, peut-être s’agit-il d’enfants, nés en France ou pas, issus de cette diversité que Braouezec a tant défendue et qu’il appelait une « chance pour la France ». Ce serait un drôle de pied-de-nez du destin !

Cela ressemble tellement à la rubrique « Fait divers mars 2012 » que des internautes tiennent à jour, en relevant simplement les agressions parues dans la presse, nationale et régionale…

La nouveauté, dans ce fait divers, est que la victime est un député de la Nation. Le côté cocasse est que Braouezec appartient à une gauche qui, de tout temps, a parlé de « sentiment d’insécurité », et a expliqué le phénomène par la lepénisation des esprits et les inégalités sociales. Ce député a milité, de tout temps, pour une immigration libre, ou du moins contre tout renvoi de personnes en situation irrégulière, ce qui revient au même. Il a fait partie de ceux qui ont laissé se développer, à Saint-Denis, du temps de son mandat, les pires pratiques communautaristes, notamment de la communauté musulmane. Il a systématiquement calomnié quiconque osait s’interroger sur la nécessité de la poursuite d’une politique migratoire massive, en France, en période de chômage de masse. Il a toujours été aux côtés des associations musulmanes, quand la République a essayé de réaffirmer des principes laïques. Ainsi en 2004, lui ancien instituteur a-t-il tenu un discours ahurissant contre la loi sur les signes religieux, en accord avec Marie-George Buffet et la majorité des députés communistes.

Ainsi persistait-il, et s’opposait-il, récemment encore, à la loi contre le voile des nounous.

Braouezec est de tous les combats pour la régularisation des clandestins. Il s’oppose systématiquement, par ses questions et interventions, à toute mesure, souvent pourtant bien timide, prise par l’Etat français pour essayer de reprendre le contrôle de la situation. Ainsi, dernièrement jouait-il encore les bonnes âmes pour protester contre la présence d’enfants dans les centres de rétention, position qui amène à dire aux clandestins : si vous êtes là avec vos enfants, la France vous doit l’asile, et ne doit surtout rien entreprendre contre votre présence, même illégale.

Il suffit de regarder dans quel sens s’orientent systématiquement les questions du député Braouezec.

Il suffit d’écouter ses propos de bobo bien-pensant, et son mépris pour la France et les Français, dans le débat sur l’identité nationale, face à Malika Sorel, toujours aussi remarquable.

http://www.youtube.com/watch?v=J2YN41mwELY&feature=player_embedded

Il suffit, comme l’a fait le site fdesouche, de relever ses principales phrases :

«Il n’y a pas plus d’étrangers en France aujourd’hui qu’il n’y en avait proportionnellement il y a 50 ans, madame. Hé oui… »

«J’ai été instituteur  20 ans. J’ai eu des élèves de toutes les nationalités. A aucun moment, je n’ai eu comme objectif de les intégrer, de leur faire perdre une partie de leur identité. (…) »

«Derrière ce débat de comptoir [sur l’identité], je vois bien le béret et la baguette de pain, les lieux communs, le populisme (…) Notre identité nationale est en train de s’enrichir de toutes nos différences. On se nourrit tous de nos différences, on se tolère. (…)

«Je me reconnais dans un vivre-ensemble avec des gens très différents de moi. C’est comme dans le Petit Prince, il faut s’apprivoiser. Mais c’est donnant-donnant. On se mélange !»

« Moi j’ai une identité nationale, je n’y suis pour rien, je suis né français. Ce n’est pas de ma faute, c’est la faute de mes parents.»

Toute son œuvre militante et politique se résume à : davantage d’immigration, davantage d’islam pour davantage de multiculturalisme et de communautarisme. Rappelons que cet homme était prêt à violer les principes de la République, en 2007, en soutenant la candidature de José Bové qui voulait présenter des clandestins aux législatives. C’est à cause de gens comme lui que des milliers de Franciliens ont fuit la Seine-Saint-Denis, se sentant minoritaires dans leur propre pays. C’est à cause de gens comme lui que ceux qui n’ont pas les moyens de partir rasent les murs. C’est à cause de gens comme lui que les étrangers qui veulent s’intégrer subissent, eux aussi, un calvaire quotidien, et que leurs enfants ne peuvent plus apprendre à l’école publique. C’est à cause de gens comme lui qu’il y a, aujourd’hui, tant de territoires perdus de la République. C’est à cause de gens comme lui que nos caisses solidaires sont au bord de la faillite. C’est à cause de gens comme lui que les patrons tirent les conditions de travail vers le bas. C’est à cause de gens comme lui que les tribunaux sont surchargés, que l’islam est aujourd’hui la religion majoritaire dans nos prisons, et que des millions de Français ont peur, dans les transports en commun, ou dans leur quotidien, de l’agression de jeunes barbares qui bénéficient d’une impunité insupportable.

Rien d’étonnant à ce qu’il soutienne un Mélenchon qui raconte qu’en France, il n’y a aucun problème avec l’islam, et que l’immigration, même en 2012, enrichit le peuple de France. Que pour une fois cela soit un député bobo-gaucho comme Braouezec qui subisse dans sa chair les conséquences de ses élucubrations et de son action politique  nous ferait presque croire, si nous étions soudain touchés par la grâce, à une justice divine…

Paul Le Poulpe

Share

Les commentaires sont fermés.