Alsace : comment une quinzaine de « jeunes » ont gâché notre Saint-Sylvestre, dès minuit 20

Je tiens à vous faire part de ce qui nous est arrivé le 1er janvier 2013 à 0 h 20 alors que nous fêtions la St Sylvestre.

Ma famille et moi, nous étions 12, avions dîné tranquillement chez moi, dans un appartement au coeur du centre ville de Saverne (67700).
Il est minuit, et comme la tradition le veut, surtout en Alsace, nous descendons dans la rue pour allumer nos pétards. Achetés le jour-même en Alsace, tous étaient légaux.
Nous nous amusions, au pas de la porte de la maison, au même titre que beaucoup de gens. Nous riions!
Sur le trottoir d’en face, un peu en hauteur, un groupe d’environ 15 individus, criant, sautant, plus fort que tout le monde, se faisait déjà remarquer.

Il était minuit 20 lorsque cela a commencé. Ca a été très rapide.
Un pétard énorme a atterri entre mon compagnon et moi, à nos pieds. Il a éclaté et nos oreilles sifflaient fort, je n’entendais presque plus rien.
Presque en même temps, nous avons vu plein de projectiles lumineux en notre direction. Oui, nous nous faisions lancer des pétards dessus.
Ma mère a reçu un petit pétard sur la tête, qui lui a brûlé les cheveux, et lui laissait une douleurs par la suite.
La moitié de ma famille est rentrée.
Trois personnes de ma famille, plus courageux sont allés à leur rencontre. Ils ont essayé de les calmer et de discuter, mais ils étaient vraiment très excités.
La discussion n’a mené à rien, si ce n’est qu’à clôturer cette soirée par une vague d’insultes, surtout envers les femmes : sale pute, espèce de pute, je te mets un mortier dans la chatte, grosse pute… et envers la société : je nique la France, je vous baise, je vous nique profond, nique la France et les Français. Et j’en passe…
Nous avons été obligés de rentrer chez nous, un soir de St Sylvestre, nous n’avons pas pu lancer l’intégralité de nos pétards. La fête était finie, tristement contre notre volonté.
Nous étions devant chez nous, et nous avons dû rentrer, nous taire, et supporter le poids de cette agression verbale et physique.

Le lendemain nous avons croisé les policiers de la ville de Saverne. Nous leur avons expliqué les événements. Ils nous ont dit qu’ils ne sont pas montés dans cette rue, car ils savaient que  » ça allait encore plus les exciter ».
L’uniforme sert à ça? A regarder les citoyens se faire laminer? A faire bonne figure en mettant des PV? C’est plus facile!!!

Ensuite nous avons lu dans les journaux et sur internet, que vers 0 h 30, jusqu’à 2 heures du matin un groupe avait mené la pagaille dans cette petite ville habituellement calme.

Voilà, c’est un récit, un coup de gueule, un désespoir, car de plus en plus nous entendons, nous assistons à des évènements de ce genre.
Je suis témoin que la France va mal, alors je partage.
Merci d’avoir pris quelques minutes pour me lire.

Cordialement,

Alison Pardon


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