Apéro saucisson-pinard : les cerbères de Rue 89 cherchent à intimider André Bercoff

http://www.rue89.com/2012/01/22/andre-bercoff-ou-la-derive-dun-journaliste-vers-lislamophobie-228601

Nous attendions avec impatience quel serait le premier cerbère du politiquement correct qui sonnerait la charge contre le livre « Apéro saucisson-pinard », édité par Xénia. Dans cet ouvrage, qui sortira le 16 mars, le journaliste-écrivain André Bercoff, interrogé par l’alliance surprenante des Identitaires et de la mouvance Riposte Laïque – Résistance Républicaine, avait décidé d’animer une discussion entre Pierre Cassen, rédacteur en chef de Riposte Laïque, Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire, et Christine Tasin, contributrice de RL et présidente de Résistance républicaine.

Dans ces entretiens, André Bercoff, par ailleurs amoureux de la liberté d’expression, ne cache pas à plusieurs reprises ses divergences avec les trois contributeurs. Mais, en vrai journaliste, il cherche à approfondir des questions de société que le politiquement correct cherche à occulter, et tente de comprendre si cette alliance du 18 juin 2010, poursuivie six mois plus tard lors des « Assises internationales sur l’islamisation de nos pays », est occasionnelle, ou bien si elle configure une vraie recomposition politique.

Si le monde de la presse était majoritairement constitué de journalistes normaux, on pourrait penser que la démarche d’André Bercoff serait regardée avec intérêt, et commentée sans parti pris particulier. C’est oublier que 80 % des journalistes de ce pays se réclament de gauche, ce qui ne représente pas la réalité de la France, et que la dictature de la pensée unique est particulièrement féroce, dans ce milieu dominé par les bobos bien-pensants. Nous n’avons pas oublié comment furent couverts l’apéro saucisson-pinard, ni les Assises de Charenton. Nous n’avions donc aucune illusion quant au traitement de notre prochain livre.

C’est donc Rue 89, sauvé de la faillite par « Le Nouvel Observateur », qui, par la plume d’un nommé Olivier Pechter, se prétendant militant anti-raciste (on ne voit pas pourquoi préciser cette médaille soviétique dans un tel article), a sonné le premier la charge. L’angle d’attaque est intéressant. André Bercoff est membre d’un jury du prix des Lumières. Jusque là, tout va bien. Problème, il y côtoie des sommités comme Malek Chebel, François de Closets, Roger-Pol Droit, Caroline Fourest, Alexandre Lacroix, Aude Lancelin, Olivier Poivre d’Arvor…

André Bercoff est le troisième à partir de la droite. La carrière de Caroline Fourest (troisième à partir de la gauche) survivra-t-elle à une telle proximité ?

Or, selon la célèbre méthode du reductio ad hitlerum, André Bercoff, en ayant interrogé des personnes aussi « peu fréquentables » que les organisateurs de l’apéro saucisson pinard, éclabousse les honorables membres du jury du prix des Lumières. Le malheureux André se voit donc accusé d’islamophobie, ce qui, pour le militant « anti-raciste » Olivier Pechter, doit être grave. Plus inquiétant, le commissaire politique-journaliste de Rue 89 a retrouvé quelques-uns de ses billets publiés dans Riposte Laïque. Le cas devient désespéré. La sainte carrière de Caroline Fourest, prise en photo en compagnie d’un tel personnage, y survivra-t-elle ? L’inventeur du mystérieux « Islam des Lumières » Malek Chebel peut-il encore cautionner de sa présence un jury où sévit un dangereux islamophobe ?

On résume donc la méthode du cerbère de service du politiquement correct, qui par ailleurs, ose parler de manière péremptoire de « dérive » d’André Bercoff, mais montre son peu de professionnalisme en faisant du site « Enquête et Débats » un avatar de Riposte Laïque, ce que n’appréciera certainement pas Jean Robin. Il cherche d’abord à intimider André Bercoff, espérant sans doute que cet amoureux de la liberté d’expression, adversaire déclaré de la dictature du politiquement correct, fasse son autocritique pour sauver sa place dans le jury des Lumières. Mais surtout il fait pression sur les autres membres du jury, pour les encourager à faire virer l’écrivain-journaliste, infréquentable parce qu’ayant de mauvaises fréquentations, afin d’y sauvegarder leur réputation.

On pourrait résumer le propos de ce prometteur journaliste ainsi : André Bercoff = Fabrice Robert = Identitaires = apéro saucisson pinard = islamophobe = raciste = extrême droite = Riposte Laïque = Caroline Fourest. Donc, Caroline Fourest = André Bercoff = extrême droite.

Comme c’est simple, la vie vue par les lunettes de Rue 89 et de son « anti-raciste » Olivier Pechter. Le plus drôle, mais encore aurait-il fallu que ce journaliste lise l’ouvrage, c’est que la divergence essentielle entre les trois animateurs de l’apéro saucisson-pinard et André Bercoff est justement sur l’appréciation de la religion d’amour et de paix ! Ce dernier, sur ce sujet, ne cache pas, en effet, qu’il pense l’islam réformable, et sépare islam et islamisme, contrairement à Christine, Pierre et Fabrice ! André est tout le contraire d’un islamophobe, c’est bien ce que, amicalement, nous lui reprochons.

Trois choses nous amusent, dans cet article. La première, c’est que c’est mal connaître André Bercoff que de penser que ce genre de procès de Moscou puisse l’intimider. La deuxième, quelle publicité, deux mois avant la sortie de l’ouvrage, merci à « l’anti-raciste » Olivier Pechter ! La troisième, nous avouons que nous savourons que notre grande amie Caroline Fourest, adepte, avec ses complices Fiammetta Venner et Caroline Brancher, du reductio ad hitlerum, se prenne un retour de bâton, et se retrouve dans le rôle de l’arroseur arrosé. Bien sûr, nous attendons avec délectation la suite, mais nous ne serions pas surpris que quelques membres de ce jury des Lumières, dont Fourest, menacent : « C’est lui ou moi ».

Nous vous encourageons plus que jamais à commander cet ouvrage, qui sortira le 16 mars. S’il fait déjà monter au créneau Rue 89 et la bien-pensance, c’est que cela doit être un bon livre ! 

Jeanne Bourdillon

Commande de notre dernier livre, Apéro saucisson-pinard (édition Xénia), 15 euros, frais de port compris, jusqu’au 31 janvier, 18 euros jusqu’au 15 mars, 21 euros après (sortie le 16 mars). Riposte Laïque, Boite postale 10001, 78570 Chanteloup-les-Vignes.

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