2012 approche et déjà sonne l’hallali contre la République laïque et sociale

La campagne électorale 2012 est largement engagée, et s’accompagne d’articles et de gesticulations qui annoncent peut être bien que l’enjeu de cette élection est la République laïque et sociale, avec l’héritage que l’on veut massacrer du conseil national de la Résistance, comme si les forces pétainistes, mussoliniennes, vichystes, catholiques fondamentalistes, et nouvellement islamistes,  arrivaient à la dernière étape de la reconquête du pouvoir absolu et de croit divin perdu pour elles en 1789, repris, perdu à nouveau,  la dernière fois en 1945.

Six mois après le débat mouvementé sur la laïcité, le ministre de l’intérieur en charge des cultes, Claude Guéant, a présenté vendredi 28 octobre 2011 le premier recueil complet de tous les textes juridiques encadrant les questions de laïcité et de liberté religieuse en France. Une formule qui fait le bonheur d’un Tarik RAMADAN ou du pape des catholiques, mais qui trahit la République.

 

La laïcité va bien au-delà de la liberté religieuse, la limiter à ce rôle qui n’est pas le seul, est la fausser gravement. En effet, elle ne se centre pas sur les religions, mais sur la liberté de conscience en général, ce qui lui donne une portée beaucoup plus importante. Le pouvoir la rétrécit, l’étrique, ou n’a rien compris.

Voir ici

« Laïcité de notre République et de chacun » :

http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=196

 

 Explication : La liberté que revendiquent les religions est celle d’imposer  leurs points de vue sur la sexualité, la contraception, la liberté d’infléchir les programmes scolaires… au-delà du cercle restreint de leurs adeptes. Pour certains, il ne faut pas enseigner l’évolution, mais la création, qui donne à la Terre moins de 10 000 ans d’âge et considère comme des impostures  les peintures rupestres de la grotte CHAUVET datées de 32 000 ans d’âge ! Pour d’autres, il s’agit de refuser dans les programmes officiels le constat de la complexité humaine du genre masculin ou féminin, de la sexualité, de refuser que des homosexuels ou des hétéro sexuels, au-delà de leur anatomie, aient pu recevoir des influences génétiques, psychologiques, environnementales  déterminant leur comportement sexuel dont aucun dans les programmes n’est considéré comme anormal, ni à soigner, ni à combattre.

 

Les religions travestissent leur objectif totalitaire  en nommant libres leurs écoles, comme si les écoles publiques n’étaient pas des écoles de liberté de conscience ! C’est une insulte à la République.

 

En écho, « L’Action française » du 20 octobre au 2 novembre 2012 titre : « 2012, En finir avec la République »

Et nous avons en plus droit à un autre article citant le modèle MAURRAS : « Les lois républicaines détruisirent, affaiblirent  ou corrompirent successivement les institutions qui fondent une société…Le maximum de nos efforts ne doit tendre d’abord qu’à détruire l’ État et à le reconstruire. »

 

« Valeurs actuelles » du 27 octobre publie un article à la une « Comment sauver l’Ecole » où on peut lire « Xavier Darcos (nous verrons plus loin ce qu’est l’Opus Déi dont il est membre actif) a recentré les programmes du primaire sur les savoirs fondamentaux : lire, écrire, calculer. Mais beaucoup pensent qu’il faut faire plus.. Rompre avec le “pédagogisme”, privilégier la transmission des savoirs, appliquer la méthode syllabique, créer des écoles libres…

Que nous disent les envois de lecteurs sélectionnés par le magazine ?

 

« Pour sauver l’école et notre Société, il est temps de supprimer le statut public qui a détruit le service public et de communiquer sur un seul thème : RESPECT. »

Ou encore « Employer cette expression d’ École de la République » qui s’est malheureusement imposée au cours des quinze dernières années, c’est déjà céder la place à la doxa de gauche ».

 

Nous voilà dans la campagne électorale 2012.

 

Plongeons  dans le site liberté politique.com pour être édifiés. Encore la liberté !  L’article « François HOLLANDE, déjà la guerre scolaire » mérite le détour

 

http://www.libertepolitique.com/politique-et-bien-commun/7123-francois-hollande-deja-la-guerre-scolaire

 

Et on profitera de ce moment sur ce site pour ouvrir quelques pavés très édifiants  comme Liberté d’éducation,  Liberté religieuse, Identité de l’Europe…

 

Quelle est donc cette liberté revendiquée sous peine de guerre scolaire ? Il s’agit de refuser qu’il soit mis  fin à une pratique illégale qui consiste à donner plus de fonds publics à des enfants d’écoles privées qu’à des enfants d’école publique ! La liberté de détourner vers sa religion l’argent du contribuable en ne respectant pas la loi de 1959 qui fut pourtant déjà une entorse grave à la loi de 1905.

Voir le guide du forfait communal ici

 

http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=140

 

Le forfait d’externat pour les collèges et lycées privés sous contrat d’association et le forfait communal pour les classes élémentaires privées sous contrat d’association, forfaits payés sur fonds publics par les Conseils Généraux (Collèges), les Conseils régionaux(lycées), les Mairies(écoles élémentaires), ne peuvent en aucun cas dépasser le montant effectivement dépensé pour un élève de l’enseignement public (Loi DEBRE, 1959). C’est de ce dépassement fréquent à maintenir, c’est de la liberté de dominer les autres qu’il est clairement question ici.

 

Les fonds publics sont des réductions d’impôts s’élevant à 66 % des sommes versées à la Fondation pour l’Ecole (privée catholique hors contrat d’association) et à la  Fondation St Mathieu (école privée catholique sous contrat d’association). Il n’y a évidemment aucune chance que cette distorsion voulue par l’UMP change comme il n’y a aucune chance que des distorsions encore plus énormes bougent dans le secteur apprentissage, très majoritairement privé. Voir ici

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-apprentissage-excellent-pour-les-103291

 

Dans d’autres cas, où, par des subventions extérieures à leur domaine d’intervention, des Régions ou des conseils généraux faussaient le forfait communal déjà payé par les communes, le Conseil d’ État a remis les choses en place….2 cas pour 1000….

Voir « École privée, toujours plus, ça passe le plus souvent, ou ça casse »

 

http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=182

 

Les fondations habilitées récemment ne devraient pas l’être :  Bafouer la loi de 1959 et la loi de 1905 ne relève pas  de l’intérêt général de la population, l’intérêt général est la condition légale pour accorder la déduction fiscale qui profitera à l’association communautaire. Ces fondations n’ont-elles pas été mises en place sous les auspices d’un organisme qui n’a d’autre objectif que de casser notre République ?

 

Nous connaissons bien l’Opus Déi, ennemi de la République et de toute démocratie, fondé le 2 octobre 1928  par José Maria Escriva de Balaguer directeur de conscience de FRANCO, soutien de MUSSOLINI, d’HITLER, de PETAIN, l’ Opus déi qui apporta des ministres à Augusto PINOCHET, à Alberto Fujimori (Pérou)…En France nous avons souffert d’ Hervé GAYMARD et de Xavier DARCOS, membres actifs de l’Opus.

L’objectif de l’Opus est que le catholicisme reprenne en main les États : « Il faut que nous restions les Maîtres. Le pouvoir sous toutes ses formes, économique et politique, médiatique et judiciaire » Une œuvre que ne renieraient pas les états qui adoptent la charia comme forme de gouvernement. La seule « prélature » de l’église catholique, dépendant directement du pape sans passer par les diocèses est l’Opus Déi, un véritable char de combat anti républicain.

Récemment, l’Opus Dei s’est illustrée aux côtés de la CIA dans la tentative de renversement du Président vénézuélien Hugo Chavez démocratiquement élu. A cette occasion, l’évêque opussien Ignacio Cardenal est apparu à la télévision comme le porte parole officiel des putschistes, tandis qu’un autre membre de l’ Œuvre, Jose Rodriguez Iturbe, était désigné ministre des affaires étrangères du gouvernement provisoire pour assurer une coordination optimale avec les USA.

L’Opus combattit  les premiers pas de la libération des femmes, « grande vague de sensualité débridée qui amène les hommes à se conduire comme des animaux » (BALAGUER  canonisé en 2002.).

Pour le même BALAGUER  « le plus dangereux concept porté par la République, est une « tâche » dans notre civilisation qui s’insinue sournoisement dans les sociétés sans montrer sa couleur. Il s’agit de la laïcité :  tache d’une autre couleur, dans les tendances sans cesse croissantes à dénier leur place à Dieu et à l’ Église, à dire leur réalité et leur signification objectives, pour les reléguer dans un coin de la vie privée, sous la tutelle d’une conscience subjectiviste, autrement dit l’expulsion hors de la vie publique de la foi et de ses manifestations ».

 

C’est dans ce refus obstiné de la sécularisation de la société et de la laïcisation de ses institutions que se fonde l’engagement philosophique et politique des membres de l’Opus Dei, dans la lignée de la pensée de Pie X. Selon Escriva de Balaguer, « la liberté de conscience doit ainsi être niée comme « une erreur de l’époque ».

Surprise : l’Opus Déi est ici en première ligne offensive.

Comment contrôler les opinions des gens ? A l’occasion de la mise en place de logiciels de filtrages sur Internet. Le comité technique européen en charge du projet –le CEN PC 365- vient de se doter d’un nouveau « Chairman » en la personne de José Maria Gomez Hidalgo, à la ville directeur de la recherche et du développement de la société Optenet. Il remplace Paolo Chioetto, lui aussi salarié d’Optenet jusqu’il y a peu. Optenet, leader dans le domaine du filtrage de contenus pour les mineurs, est proche de l’Opus Dei. Une pieuvre que l’on laisse faire !

 

 En France, Optenet Center compte parmi ses membres fondateurs Alberto Navarro Mas, gérant de la SARL. Il pilote le bureau d’Optenet à Paris. C’est aussi le gérant des éditions Le Laurier, spécialisées dans les publications de l’Opus Dei, et sise au 19, rue Jean-Nicot, à Paris. Cette ruelle du VIIe arrondissement abrite au numéro 6 le centre Garnelles, le plus fréquenté des treize lieux de rencontre gérés par l’Opus Dei à Paris. C’est à cette adresse qu’est domicilié professionnellement Alberto Navarro Mas. C’est là aussi qu’est domiciliée l’Acut (Association de culture universitaire et technique), considérée comme un des satellites de l’Opus Dei.
Les liens avec l’Opus Dei ne concernent pas que le fondateur. Le gérant d’Optenet, José Martin Abreu a œuvré au sein de l’Université de Navarre, fondée par l’Opus Dei.
Par ailleurs, avant de prendre le nom d’Optenet, la société s’appelait Edunet. Sur son site Web de l’époque, dont on retrouve trace encore aujourd’hui sur Internet, on pouvait lire quelques prises de position pour le moins troublantes et quelque peu éloignées de son activité. Des théories intégristes sur l’homosexualité (qui est, c’est bien connu, «  une maladie biologique ou psychologique antinaturelle »), l’amour (« qui n’implique pas le sexe et qui doit être cantonné à la procréation »)…
Au ministère de l’ Éducation nationale qui fait également appel à Optenet pour filtrer les contenus affichés par les élèves, on est catégorique : nous ne travaillons pas avec Optenet. C’est sans doute pourquoi Optenet affiche fièrement le logo de l’ Éducation Nationale sur son site et pointe gaiement vers l’accord cadre qui la lie avec le ministère ?

Exercice pratique : Securitoo, le produit de filtrage proposé par Orange repose sur les technologies commercialisées par Optenet. Essayons, voilà :
L’utilisation de Securitoo révèle l’impossibilité pour un adolescent de consulter le site du planning familial, un site de renseignements sur l’IVG, celui des Chiennes de Garde, d’associations homosexuelles, de Ni putes ni Soumises…La privatisation de France Télécom qui a abouti à Orange contient donc une emprise sélective sur les consciences.

Surprise encore plus forte:
Ce catholicisme fondamentaliste et intolérant est l’héritier de l’Inquisition et condamne toute conquête sociale donnant des droits aux salariés. Le pontage idéologique et théorique du néolibéralisme et du catholicisme est  devenu au fil des ans un des principaux objectifs de recherche des universités et instituts contrôlés par l’Opus Déi. Inspirés par les théories américaines de l’Institut Acton (Michigan) pour l’étude de la religion et de la liberté, les dirigeants de l’ Œuvre ont ainsi découvert que les préceptes de Friedrich Hayek concernant l’inefficacité radicale des concepts de justice sociale et d’Etat sur le plan économique se fondaient en fait sur des bases philosophiques anti-rationalistes … donc très familières philosophiquement aux tenants de la pensée de Saint Thomas d’Aquin ! En postulant qu’il est impossible de concevoir le monde à partir de catégories fondamentales, à cause du dualisme absolu entre l’esprit et le monde physique, Hayek conclut que toute vision sociale ou toute compréhension globalisante ou totalisante (Etat) dépassant l’individu est inaccessible à l’homme, … « car elle relève de la seule puissance de Dieu ». HAYEK, qui eût comme disciple FRIEDMAN, est le père du libéralisme qui vient de nous consuire à la ruine.

Voir « Libéralisme, FRIEDMAN »

 http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=99

L’Opus Déi a su placer les siens, en  « missionnaires » aux postes clés de l’économie : L’ultra-libéral Michel Camdessus (directeur du FMI de 1987 à 2000)  sympathisant de l’Oeuvre prend ici toute sa dimension a été après son départ recasé par l’Opus Dei au Conseil pontifical Justice et Paix. Claude Bébéar , un des principaux bailleurs de fonds de l’Opus Dei en France, s’est récemment de s’illustrer, lors d’une université d’été du MEDEF, pour son apologie de l’immigration économique sélective et sa défense de la « supériorité de la race blanche ».  

 L’Opus Déi combat la contraception et l’homosexualité comme des « désordres contre nature ». Ces thèses sont particulièrement portées en France par la famille Lejeune. Le père, Jérôme Lejeune, a été fait docteur honoris causa de l’université opussienne de Pampelune a fondé pour l’Opus Dei l’Académie pontificale Pro Vita, ainsi que de multiples mouvements militants contre la contraception et l’avortement.

 

Ces faits n’éclairent ils pas la dérive présidentielle de notre petit chanoine de LATRAN ? Le curé primant sur l’instituteur dans le discours de LATRAN n’est que peu de choses dans l’action entreprise au niveau de tout le pays, y compris avec les choix financiers et économiques et le  virage antirépublicain de notre École laïque.

Voir «  Site Retraités dans la République et Discours de LATRAN : »

 

http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=2

 

Claude BARRATIER

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