Arrêtez votre cirque, commissaire politique Plenel !

Publié le 31 octobre 2011 - par - 1 455 vues
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Décidément, on ne l’aime pas, Plenel, à Riposte laïque, et plus on le voit, plus on se dit qu’on a raison. Son dernier passage à la télévision, sur Paris Première, invité par Éric Zemmour et  Éric Naulleau, n’a pu que confirmer ce sentiment de répulsion.

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Le quidam nous a fait, autour du livre dont il est le co-auteur, Notre France (il fallait oser, quand on s’appelle Plenel et qu’on crache sa haine de la France sur tous les plateaux et sur Mediapart…)  un numéro tel que Éric Zemmour a été obligé de crier à celui qu’il a par ailleurs appelé « commissaire politique »: « Arrêtez votre cirque, Plenel« . Il a trouvé le mot juste.

Plenel est un clown grotesque qui tord la réalité pour la rendre conforme à ses desiderata les plus secrets et qui, en véritable histrion, cherche à les imposer en empêchant, tout simplement, ses contradicteurs (Zemmour en l’occurrence) de parler et de montrer ses impostures.

Et Dieu qu’elles sont légion, ses impostures !  Les deux extraits de l’émission que nous vous proposons les égrènent, tranquillement, les unes après les autres. Il suffit d’écouter Plenel pour comprendre qui il est et quelle est sa conception de la France et de l’identité française.

Le déplacement, la naissance et la jeunesse à l’étranger auraient fait « le Français patriote que je suis » (je recommande à tous de regarder la tête de Plenel, première vidéo, à 4.55, lorsque Zemmour dit à quel point la littérature française l’a fait français : on a l’impression qu’il est vraiment très très mal à l’aise, prêt à s’étouffer devant sa propre imposture…).

Il n’y a pas d’identité française, « le propos du livre est de récuser l’idée d’une identité au singulier […], qui constitue une idéologie mortifère qui coupe le lien avec le monde et a abouti aux guerres mondiales« . » Il y a mille façons d’être français, mais la première c’est la citoyenneté ouverte au monde, favorisant la venue d’étrangers ». « Il faut promouvoir les valeurs d’une République  qui respecte les croyances« .

Ceux qui ne veulent pas qu’on juge la France à l’aune de son passé de pays colonisateur  (Zemmour visé encore une fois, bien entendu) sont « ceux qui poursuivent les guerres colonisatrices de leurs pères » (sic !)

Et, bien sûr, au centre de ces guerres colonisatrices, la question centrale de l’Algérie !  Que la France ait envoyé des soldats pour protéger ses ressortissants (dont une bonne part était musulmane, comme Zemmour l’a rappelé avec l’énumération des exactions du FLN qui a tué à tour de bras TOUS ceux qui s’opposaient à ses visées « libératrices ») et non pour coloniser ne dérange pas d’un poil celui qui trouve scandaleux que la police ait réprimé, le 17 octobre 1961, une manifestation interdite dans un pays en guerre… « C’était un couvre-feu ethnique et raciste visant les Français musulmans d’Algérie« , « c’était de la discrimination« . C’est bien connu, Plenel, dans n’importe quel pays en guerre, les gouvernements autorisent les ressortissants étrangers à manifester pacifiquement leur soutien à leur pays d’origine, contre le pays dans lequel ils vivent.

Mais c’est le même qui ose, voulant donner des leçons à Zemmour « on n’est pas en croisade, allez voir le peuple tel qu’il est ».

Tout cela ne manque pas de sel, quand celui qui voulait interdire un Zemmour sur les services publics et ne le laisse pas parler dans sa propre émission c’est Plenel qui défend ceux qui manifestent malgré l’interdit. Quand celui qui parle d’une France ouverte et qui évolue vit dans le passé et évoque à tout bout de champ le passé colonisateur de la France c’est Plenel. Quand celui qui, de façon évidente, ne sait pas comment on vit mal en banlieue et combien nos compatriotes souffrent du multiculturalisme qu’on leur a imposé,  c’est Plenel.

Plenel a commencé comme journaliste à Rouge, organe de la Ligue communiste révolutionnaire (trotskiste). Mais il y a du stalinien dans son raisonnement. Vous refusez l’islamisation de la France, vous êtes un raciste. Vous refusez la version manipulatrice du FLN, relayée par des pseudo historiens gauchistes, du 17 octobre 1961, vous êtes un raciste ! Vous préférez la République une et indivisible à la société multiculturelle plenelisée, vous êtes un raciste ! Vous êtes contre l’islamisation de votre pays, par la burqa, le halal, le voile, les mosquées, vous êtes un raciste. Il aurait fait merveille dans un état de type soviétique.

Mais, surtout, ce qui est terrifiant, c’est la vision de la France qui se dégage en creux de ses axiomes. La France, c’est, tout bonnement, le monde entier. Être français, c’est être citoyen du monde.  Être français, c’est abolir les frontières afin que l’autre, avec sa culture et son altérité, vienne s’installer et fasse évoluer (certains diront « disparaître »…) les racines de la France. Être français, c’est nier  les racines françaises pour avaler celles de ceux qui arrivent et s’y conformer.

Et le Tartuffe ose se prétendre patriote et revendiquer Jeanne d’Arc…

Tout cela pour quoi ?

Pour défendre l’islam, tout simplement, comme d’habitude, et le promouvoir sur le territoire français ! J’ignore si Plenel s’est converti à l’islam, s’il a gardé la nostalgie de son enfance martiniquaise au point de vouloir reconstituer en France son paradis perdu, la société multiculturelle antillaise, s’il a été lobotomisé par son passage chez les trotskistes… en tout cas, une chose est sûre, il a une idée fixe, défendre et développer l’islam et la société inégalitaire et totalitaire que celui-ci véhicule.

Il suffit en effet d’écouter attentivement le débat pour repérer les multiples occurrences des mots « race, religion et croyance » utilisés par Plenel. Il n’y a pas d’identité française parce que, s’il y en avait, on pourrait « discriminer au nom de la race et de la religion » et « ceux qui font ça  ne s’aiment pas et n’aiment pas la France » (on relèvera au passage un monument dans la bouche de Plenel « Jeanne d’Arc m’appartient plus qu’à ceux-là« .).

Dans « La face cachée du Monde« , Péan et Cohen notaient que Plenel (et Colombani) n’aimait pas la France. Ils évoquaient le souvenir du père du rédacteur en chef du quotidien du soir, militant anti-colonialiste aux Antilles, qui, pour avoir soutenu les revendications indépendantistes de certains militants, s’était vu rapatrier en France… On a connu d’autres martyrs plus marquants de l’état colonial ! A la première occasion (voir l’affaire du soi-disant racisme de Laurent Blanc et des cadres de la Fédération de football), Plenel éprouve une grande jouissance, qu’il cache difficilement, à cracher sur la France, tout en prétendant aimer sa France qui est tout, sauf la France ! Considérerait-il que notre pays doit expier le « mal » qu’il aurait fait à son pauvre père ?

Pour Plenel, la France d’aujourd’hui et de demain, celle qu’il veut nous imposer, de force, en nous traitant de colonisateurs et de racistes si nous n’obtempérons pas, c’est celle qui se soumet au jihad et à la volonté conquérante de l’islam, religion de paix et d’amour… C’est la France quand elle sera devenue Dar Al Islam. A ce moment-là seulement Plenel aura accompli sa destinée et il n’aura plus besoin de faire son cirque pitoyable sur les plateaux télévisés au nom d’une France qu’il ose prétendre sienne, alors qu’il milite au quotidien pour sa disparition.

Christine Tasin

Résistance républicaine

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