Aude Lancelin, sinistre caricature du Marianne de Szafran-Domenach

Comme être enseignant d’anglais ne vous métamorphose pas en Anglais, avoir été professeur de philosophie ne fait pas de vous une philosophe, même si vous citez les noms d’Adorno et d’Horkheimer. Aude Lancelin, petite main de l’hebdomadaire Marianne en est la preuve vivante.

Dans sa rubrique « Post-scriptum » sous le titre « Pauvre Voltaire », cette quadragénaire prétentieuse s’en prend à « Boulevard Voltaire ».

Fonctionnant sur un mode binaire (bien/mal, bon/mauvais, fachos/gentil…) cette ancienne professeur, après un passage dans le temple de la bobosphère qu’est Le Nouvel Obs, a rejoint Marianne, hebdomadaire jadis trublion intellectuel de l’actualité, aujourd’hui véhiculant la bien-pensance contemporaine avec Macé-Scaron le plagiaire, Domenach monument de la suffisance journaleuse, sous la houlette d’un Maurice Szafran, patron de presse qui ne tolère pas qu’un de ses journalistes[1] écrive un livre sur Jean-Marie Le Pen qui ne soit pas 100% à charge. De ce côté là, Aude Lancelin ne craint pas la critique szafranée.

Aude-Ancelin

Aude Lancelin représentée sur le site de l’Observatoire des Journalistes et de l’Information Médiatique (Ojim).

Utilisant l’anathème et une connaissance très scolaire et donc unidimensionnelle de Voltaire, à l’aide de phrases plus bêtasses les unes que les autres, elle dit sa réaction allergique au site fondé par Robert Ménard « ce bric-à-brac où la traque du métèque tient lieu de seule boussole ».

Des écrivains comme Bernard Lugan, Jean Sévilla, Renaud Camus (qui ont quand une autre dimension que la plume si creuse de Mme Lancelin) deviennent « ce qui se fait de moins reluisant dans le pays en matière de vision étriquée de la France », des « never been recuisant leurs ratages dans le ressentiment xénophobe ». Il est vrai que notre subalterne de la collabobosphère avec sa vision mondialisée du quotidien, son combat contre « les penseurs de souche », contre Christine Tasin, est beaucoup plus brillamment anonyme.

Notre tête de linotte, piquée à la moraline dès son plus jeune âge, nous sert à la louche son vocabulaire de chienne de garde. Ne supportant pas que l’on pense autrement qu’elle, les petits mots pointus pleuvent sur les récalcitrants à la pensée unique : « élucubrations sur les taux de fécondité dans la Seine-Saint-Denis, analyses de l’élection américaine qu’on jugerait parodiques, fonds de tiroirs du châtelain lepéniste Renaud Camus, vitupérant “ la contre-colonisation ” ».

Aude Lancelin devrait servir d’exemple, le jour où les élèves des écoles de journalistes ne voteront plus à 100% pour la gauche, sur ce qu’est le déni de réalité de la part des médiacrates.

Quant à Voltaire, rappelons-lui que la vérité qui lui paraît si chère c’est aussi dire que le châtelain de Ferney préférait nettement fréquenter les cours européennes à la populace, se réjouissait de la défaite des troupes françaises à Rossbach contre les Prussiens et ricanait de  la perte de quelques arpents de neige au Canada face aux Anglais. Comme Aude Lancelin, sans doute, quand elle balance que les vieux garçons identitaires apprécient les femmes à l’image de leur mère patrie, sinon à celle du camembert un peu fait. Et contrairement aux contributeur de « Boulevard Voltaire ».

Aude Lancelin atteint vite le point Godwin de la bobocratie : extrême-droite, Le Pen, suicide de Salengro, lance-t-elle dès que l’on refuse la domestication et la soumission à l’ordre boboïste.

Sauf que sa comparaison entre la mort à Venise de Gilles Le Blanc (sur qui la police italienne a trouvé un sachet de cocaïne), aide de camp de la ministricule Filippetti (surtout connue pour ses vacances mauricienne) et le suicide de Roger Salengro n’est rien moins qu’une pose idéologique.

Sinistre Aude Lancelin ! L’essentiel, pour elle, comme le souligne Renaud Camus, « c’est que les choses ne soient pas dites, que les situations ne soient pas nommées, que ce qui survient soit chaque jour offusqué, noyé dans le silence ». C’est bien pour cela que nous continuerons à dire, à nommer. N’en déplaise à Mme Lancelin.

Marcus Graven


[1] Il s’agit de Philippe Cohen, co-auteur avec Pierre Péan en 2012 de « Le Pen : Une histoire française ». Furieusement attaqué par Szafran, Philippe Cohen l’un des fondateurs de Marianne, a été obligé de demander un droit de réponse dans le journal avant de démissionner.

 

 

 


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