Avec cette administration, pas de réforme possible de l’Education nationale

Publié le 11 septembre 2017 - par - 10 commentaires - 1 041 vues
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Depuis cinq ans, l’Éducation nationale a resserré son emprise et son contrôle sur les esprits, cela nous le savons. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’elle a resserré aussi les possibilités de contacter les lycées et collèges de France, autrement dit son emprise matérielle.

Il existait il n’y a pas si longtemps un moyen simple si on voulait envoyer un message à un établissement : les sites internet et le menu « contacts ». Aujourd’hui, un moyen simple de vérifier l’emprise de l’administration sur le lycée que vous voulez contacter consiste à regarder le « contact ». S’il commence par « ce » suivi d’un chiffre, puis «ac.» (pour académie) alors vous pouvez être certain qu’il y a peu de chances pour qu’on vous réponde.

La structure éditoriale de l’Éducation nationale s’appelle désormais « Canopé », (depuis deux ou trois ans). Allons sur la toile, tapons, la page s’ouvre devant nos yeux émerveillés : « Pour l’école de la confiance », et « Nouveaux enseignants », avec toute une flopée d’ouvrages proposés, aux titres grisants et aux prix affolants : Le guide du nouvel enseignant (17,50 euros), Découvrir le cerveau à l’école, Magist@re, L’école en Algérie, l’Algérie à l’école (gratuit, autrement dit, c’est nous qui le finançons et, si on en juge la couverture, il a du coûter une fortune). Suit toute la série de livres sur les méthodes nouvelles pour enseigner : La grammaire nouvelle à l’école ou Faire de la grammaire avec les nouveaux programmes. Et si on est un peu curieux, on peut trouver l’objectif général affiché dans le secondaire, pour en faire des citoyens. Pas pour les instruire, ça non…

Hormis Le guide du nouvel enseignant, et les 52 méthodes pour enseigner dans le secondaire, tout le reste est gratuit. Croit-on que les jeunes enseignants ont un besoin criant d’un livre sur l’école en Algérie ? Qui finance toute cette littérature gratuite ? Qui paie pour toute cette propagande méthodologique ?

Avant la valse des réformes depuis quatre ou cinq décennies, les familles pouvaient aider leurs enfants, au moins dans le primaire, parce qu’elles connaissaient un peu le « paralangage », comme disent les cuistres. Il fallait enrichir, voire renouveler les méthodes et sans doute une partie des programmes mais sur un fonds permanent qu’on eût maintenu, et en intégrant avec prudence les apports récents dans les domaines scientifique et littéraire.

Il était sans doute insupportable à tous les Justes de la terre de France ayant un quelconque mandat politique que des mères françaises ou issues de l’immigration puissent expliquer une règle grammaticale simple à leur progéniture. Il fallait détruire la langue dans laquelle les explications se donnaient et qui assuraient des exercices mécanisés. « Camarades, si le soleil ne brille que pour la bourgeoisie, nous éteindrons le soleil ». Alors, camarades socialistes, si la grammaire ne brille que pour la bourgeoisie, détruisons la grammaire. Ou modifions-la de telle manière que ceux qui pouvaient encore aider leurs enfants ne le puissent plus.
Le ministre a changé, certes, mais l’Administration dispose de structures solides, opaques, et désormais solidement verrouillées.

Inutile de nourrir trop d’illusions. Ça sera long pour redécouvrir la raison et la liberté de réfléchir dans nos écoles, sur fond d’une authentique culture française et européenne, car, n’est- ce pas, nous n’avons pas attendu Jean Monnet ou Robert Schumann pour notre République des Lettres ?

Notre nouveau ministre est-il au courant que les jeunes enseignants doivent payer l’ouvrage destiné à les aider, pendant qu’on distribue gracieusement un livre d’art en couleur sur l’école en Algérie et l’Algérie à l’école ?

Il serait bon de l’en informer, ainsi que, accessoirement, nos concitoyens.

Laure Fornes

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à quoi ils jouent avec les muzz en s’imaginant évidemment qu’ils vont gagner ? ; au jeu du « qui c’est qui va planter qui » et les non-muzz -de la droite à l’ext-gauche, ils sont persuadés qu’en les laissant gouverner, les muzz vont s’assagir et leur renverront l’ascenseur ; du n’importe quoi, alors que tout le monde sait que les muzz ne font que de l’entrisme à l’intérieur de tous les groupements politiques et associatifs existants en attendant le moment favorable à la création de leurs propres partis communautaristes, expurgés de tout Blanc ou autre non afro-arabo-musulman.

Seul commentateur ?
Moi, anti Macron, je fais confiance à J.M. Blanquer,espérant ne pas être déçu…
Il a démoli Belkacem dans ses premières réformes, nié les « pédagogues » qui infestent l’E.N. Mais résistera-t-il au Mammouth ? Bonne chance !

Cela vient sans doute de la grande confusion de cet article: on passe sans transition de la pseudo-difficulté de contacter un bahut (l’auteur ne sait visiblement pas comment ça se passe dans la réalité) à des bouquins en vente sur internet (1 prof sur 1000, en étant gentil, doit aller sur Canopée), on rajoute un peu d’Algérie pour en exciter certains, on présente des catalogue d’expo comme des « livres d’art en couleur » très chers qui inonderaient les classes (s’il est gratuit, c’est justement que personne n’en veut)… et on dit que l’éducation nationale n’instruit pas les élèves. Au final, c’est… lire la suite
@ Lionel & dufaitrez Moi je me demande s’il n’y aurait pas eu en début de journée une panne des commentaires car tous les articles ont l’air affectés par leur déficit. Je vous trouve très ingrat Lionel sur cet article qui donne de l’information, certes sur différents sujets, néanmoins connexes, mais l’absence de transition devrait justement satisfaire dufaitrez qui aspire toujours à la brièveté la plus optimisée. « Un peu d’Algérie pour exciter certains », excusez du peu, l’EN en a peut-être pris son parti de considérer la France comme une colonie algérienne, mais il me paraît utile de nous en informer.… lire la suite

L’Algérie n’a aucun traitement de faveur dans les programmes: on peut très bien passer 3 ans au lycée sans avoir la moindre leçon sur ce pays.

A propos du catalogue d’expo, voyez-vous même: https://www.reseau-canope.fr/service/exposition-lecole-en-algerie-lalgerie-a-lecole.html

Quant à « inonder les classes », c’est que sous-entend l’auteur, quand elle dit: « Croit-on que les jeunes enseignants ont un besoin criant d’un livre sur l’école en Algérie ? Qui finance toute cette littérature gratuite ? Qui paie pour toute cette propagande méthodologique ? » ou encore: « on distribue gracieusement un livre d’art en couleur sur l’école en Algérie ».

Lionel, merci pour votre réponse et le lien. Malheureusement, vous n’avez pas poussé la curiosité assez loin car sur la page que vous présentez on trouve la phrase suivante : « En complément, retrouvez l’ouvrage d’accompagnement de l’exposition » qui par son lien ici masqué mène bel et bien à la présentation d’un livre : https://www.reseau-canope.fr/notice/lecole-en-algerie-lalgerie-a-lecole-depuis-1830.html lequel coute 7 Eu en pdf. L’exposition se déroule pendant 1 an et manifeste ostensiblement une France remplacée. D’autre part, vous faîtes ici un procès d’intention à l’auteur en parlant de ce qu’elle sous-entend, ce qui est un vilain procédé rhétorique de mon point de vue.… lire la suite

Nous sommes donc bien d’accord pour dire que l’auteur se trompe en parlant d’un « livre » « gratuit ».
En revanche, quand vous dites que l’exposition « manifeste ostensiblement une France remplacée », je ne peux vous suivre car je n’ai pas, contrairement à vous, vu cette exposition. C’est d’ailleurs étonnant car dans un précédent message vous remerciez l’auteur de « nous informer » de tout cela, comme si vous n’étiez pas au courant auparavant… Aaah, les « vilains procédés »!

J’ai noté 7 Eu en Pdf pour mentionner la quasi gratuité. Nous sommes coincés dans 800 caractères mais c’est pour moi la durée de l’exposition qui manifeste une France remplacée, par sa longueur. Comme s’il y avait une sorte de communion entre l’Algérie et la France, une sorte de symbiose. Algériens de France, on vous consacre un quasi musée car c’est ici chez vous. Je ne savais évidemment rien de tout cela avant, je ne suis jamais incohérent ni malhonnête.

Ne saviez-vous vraiment pas que pendant 130 ans, l’Algérie a été considérée comme un département français, effectivement en « communion » et « symbiose » avec la métropole?

Lionel, non, j’ignorais seulement les informations données par l’auteur relatives à cette exposition. La communion s’est achevée il y a 55 ans dans le sang et le rejet du bienfaiteur, rideau, fin de la comédie. Aujourd’hui, la classe politique algérienne hait la France et réclame toujours plus d’humiliation de sa part, et le peuple algérien hait le peuple français par principe héréditaire. Cette exposition d’un an sur l’école en Algérie me scandalise autant que l’auteur, que je remercie de m’en avoir informé. Pour ma part, je n’ai vraiment plus rien à ajouter.

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