Bien qu’interdite, l’excision continue d’être pratiquée dans certains pays d’Afrique (1re partie)

Si la petite Lama, dont je vous ai récemment relaté le martyr, et l’horreur des supplices infligés par son taré de père (qu’il soit maudit à jamais) vous a bouleversés, vous n’êtes pas au bout de vos émotions, car maintenant je vais vous parler d’un autre scandale, tout aussi insupportable : celui de l’excision pratiquée encore de nos jours, malgré les luttes constantes de milliers de femmes courageuses, souvent au prix de leur vie.

Grâce à Philippe et Danielle qui m’ont fournis quelques pistes (merci infiniment de leur prévenance), je vous embarque dans un voyage au bout de l’enfer… sur terre.

Rappel : L’excision du clitoris, qui est une mutilation génitale féminine, implique l’ablation de la partie externe prépondérante du clitoris. Cette mutilation est illégale dans la plupart des pays du monde. De nombreuses organisations militent pour son abolition mondiale. L’excision présente plusieurs variantes qui diffèrent par l’étendue de l’ablation et les pratiques annexes. Source Wikipédia.

Si la pratique de l’excision perdure encore de nos jours en Afrique, et parfois tolérée ailleurs, c’est qu’elle est considérée comme traditionnelle, donc jugée incontournable par certains esprits bien-pensants qui voient ainsi leur lâcheté  justifiée !

Les raisons avancées par ceux qui la pratiquent ou l’admettent, sont :

  • la préservation de la virginité
  • l’amélioration du plaisir sexuel masculin
  • l’interdiction de l’accès à l’orgasme des femmes
  • des raisons hygiéniques, (sic)
  • des raisons esthétiques,

La photo qui suit est insoutenable, mais c’est volontairement que je vous confronte à cette horreur, seule façon de frapper durablement les esprits, et les consciences, et de vous amener peut-être à réagir en rejoignant des collectifs de défenses des femmes outragées de cette manière.

EXCISION

L’excision, une pratique perpétrée par les femmes elles mêmes

Dans certains pays, c’est tout à fait volontairement que les mâles arriérés qui imposent cette amputation à leurs femmes, sous couverts de coutumes et de religion, les maintiennent dans l’illettrisme en leur interdisant l’accès à la culture, afin que devenues trop savantes elles puissent alors envisager de se libérer de ce joug infâme.

Certaines plus futées ont compris ce qu’il y avait de monstrueux dans une telle pratique, et sont entrées en résistance contre elle. Elles se battent depuis de longues années avec un courage que les petites occidentales sont loin de soupçonner.

Car d’une manière totalement incompréhensibles pour nos esprits d’occidentaux éclairés, ces femmes au courage indicible ne doivent pas combattre uniquement les hommes imposant cette coutume, mais également les autres femmes qui n’ont pas encore franchi le pas de la connaissance et se prêtent donc elles-mêmes à cette monstrueuse pratique sur les fillettes de leur entourage.

Wikipédia précise encore : Dans de nombreux cas, on observe que les mères participent activement aux mutilations de leur(s) fille(s) dans le but d’améliorer leurs chances de faire un « bon » mariage.

Pourtant il me semble pas nécessaire d’en avoir été victime pour concevoir l’horreur absolue d’une telle barbarie et de tout ce qu’elle implique par la suite pour ces enfants qui deviendront des femmes, mutilées à vie pour la plupart. Car il est impératif de savoir que :

- Non seulement cet acte d’une sauvagerie inouïe est extrêmement douloureux et pratiqué sans la moindre anesthésie (celles qui ont été « recousues » à vif après une déchirure au cours d’un accouchement, sauront de quoi je parle),
Non seulement il est pratiqué souvent sans la moindre précaution d’hygiène et peut donc entraîner de graves infections aux conséquences multiples et inadmissibles,
Non seulement il met en danger la vie des fillettes ainsi martyrisées,
Non seulement, contrairement à ce que l’on fait gober aux femmes africaines le sexe de la femme n’est en rien plus impur que celui de l’homme, et que par conséquent une telle boucherie n’a pu être envisagée que par des cerveaux tordus.
Non seulement il détruit psychologiquement certaines femmes qui ne se remettent jamais de ce viol de leur intimité extrêmement traumatisant.

Mais c’est également la porte ouverte à de nombreuses complications, souffrances, hontes supportées pendant toute leur vie de femmes devant subir sans broncher de nombreux rapports sexuels et accouchements malgré infections, fistules, abcès …

Parce que bien que ce soit peu évoqué, les parturientes excisées rencontrent de grandes difficultés lors de leur(s) accouchement(s) puisque la cicatrisation ayant rendu la muqueuse épaissie et sans souplesse, l’expulsion du bébé est ainsi plus difficile et douloureuse, les femmes souvent très jeunes souffrent alors de fistules ano et ou urétro-vaginales, les handicapant et les reléguant au ban de la société.

Injuste et intolérable, l’excision est considérée comme criminelle par les pays occidentaux et par les organisations sanitaires et médicales, et est donc à ce titre punie par la loi ; malgré tout cette pratique perdure encore bien trop dans certains pays, et ce bien que ces Etats aient tendance à mieux la réprimer en raison des pressions exercées sur eux par l’occident.

Le 26 novembre 2012, l’Assemblée générale des Nations unies, a adopté sa première résolution pour bannir les pratiques de mutilations génitales féminines dans le monde. Plus de 110 pays, dont une cinquantaine en Afrique, ont soutenu conjointement ce texte qui demande aux Etats membres de « compléter les mesures punitives par des activités d’éducation et d’information »

Mince progrès sur le papier, qui reste à transformer sur le terrain…sur tous les terrains.

En attendant, c’est bien sûr en France, que certaines femmes peuvent voir la fin du tunnel, grâce aux progrès de la chirurgie réparatrice … mais à quelles conditions !

A suivre !

Josiane Filio


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