Boulevard Voltaire : le méprisant torchon de Marie Delarue contre « France Orange Mécanique »

Un article de Marie Delarue dans « Boulevard Voltaire » du mercredi 30 janvier   m’invite à réagir aux propos de cette dame.  Il s’agit du livre de Laurent Obertone, récemment paru, qui jette une lumière aussi crue que glauque sur l’état de la société française et les violences qui la secouent.

http://www.bvoltaire.fr/mariedelarue/la-france-orange-mecanique-un-fourre-tout-mal-fait,10021

Le seul titre de cet article : « La France orange mécanique  : un fourre-tout malfait … » en dit long sur une malhonnêteté intellectuelle à laquelle, hélas, nous sommes habitués en France depuis que les médias officiels ont jugé opportun de s’auto-censurer pour mieux pérenniser un système qui leur est largement favorable, comme le déclarait très justement Robert Ménard, fondateur de ce même « Boulevard Voltaire », qui accueille régulièrement la plume vive et acerbe de Marie Delarue.  Cette fois, il aurait mieux fait de classer sans suite l’article de cette personne.

Pourtant, c’est bien Robert Ménard en personne qui dénonçait  le « politiquement correct »  dans une intervention très remarquée au colloque qui s’est tenu lundi 28 janvier à l’Assemblée nationale, et dont l’intitulé ne laisse aucun doute quant aux buts qu’il se propose de défendre : « France qu’as-tu fait de tes libertés ? ».

Mais Madame Delarue est très forte : elle se démarque des hordes de journalistes bien-pensants en consacrant sa prose au livre de Laurent Obertone,  alors même que la grande majorité des médias n’en ont toujours pas relayé la parution.  On aurait pu espérer que cet ouvrage, véritable pavé dans la mare du monde des médias-bisounours,  ferait l’objet, sinon de débats, au moins d’une présentation de la part des manitous et gourous de notre paysage audio-visuel et de notre presse écrite.  Je pense, entre autres,  à Frédéric Taddéi, qui a pourtant accueilli  sans l’ombre d’une hésitation des Houria Bouteldja ou Tarik Ramadan, pour ne parler que d’eux.

Mais revenons-en au message subliminal de Madame Delarue . Il nous dit  : J’ai lu « La France, orange mécanique » de Laurent Obertone.  J’en ai pris acte mais je dénonce cette vision  négative, voire apocalyptique de la france de la part  d’un jeune journaliste de 28 ans qui ne sait pas de quoi il parle.

Pour mémoire, à 20 ans, Alexandre avait conquis le monde…

Ce faisant, Madame Delarue se range, sans avoir l’air d’y toucher, du côté des politiquement corrects.  Sûr, il faut ménager ses arrières.

On peut comprendre.  Robert Ménard ne dénonçait-il pas, lors du colloque de lundi, cette caste de journalistes qui fréquentent les mêmes restaurants, passent leurs vacances aux mêmes endroits, et s’interdisent d’avoir une éthique en s’auto-censurant,  pour pouvoir continuer d’exister ?

Le pedigree de Marie Delarue m’est totalement inconnu et, à dire vrai,  je m’en tamponne le coquillard.  Je ne la connais qu’à travers sa plume. Je n’ai pas besoin de savoir qui elle a été, qui elle a cessé d’être, ni qui elle commence à ne plus être, pour réagir à sa logorrhée d’aujourd’hui.

Car son argumentaire pour démolir Laurent Obertone, « ce jeune homme de 28 ans (qui) voit réellement la vie comme il prétend nous la décrire… » la place au premier rang d’une nouvelle engeance  : les faussement politiquement corrects.

A savoir,  on fait ce que les autres (entendez les médias) ne font pas  : on se jette à l’eau en osant parler d’un livre systématiquement boycotté.

Mais il faut que Marie Delarue  reprenne son souffle après cette terrible et courageuse plongée en apnée.  Alors, on critique, on dénonce à coup de formules lapidaires, on assassine avec des mots.  Décidément, tout devient très compliqué dans le monde des médias.  Sans blague, on se croirait chez les politiques…

Bravo, Madame Delarue ! Vous avez même omis de mentionner que, dans sa longue – trop longue hélas – énumération de faits divers (qui vont de la simple agression à l’assassinat d’innocents), Laurent Obertone n’a jamais manqué de citer ses sources ni, lorsque cela lui était possible, le nom du ou des coupables.

Mais à vous lire, il ne sait pas de quoi il parle.  Et moi, je vais vous le rappeler.

Il ressort très clairement de cet ouvrage – n’en déplaise à ceux qui refusent et réfutent les statistiques ethniques – que les victimes sont majoritairement de race blanche, et les coupables majoritairement issus d’une certaine immigration.

Madame Delarue, ne vous cachez pas derrière votre petit doigt : les nombreuses réactions à votre article de la part des lecteurs de « Boulevard Voltaire » suffisent à dénoncer l’ineptie de vos propos.

Pour qui vous prenez-vous, Madame, qui osez  prendre  de haut un jeune journaliste dont on peut dire qu’il fait montre de courage pour oser  dénoncer la violence qui sévit en France, et, indirectement,  les journalistes et  politiques qui font la politique de l’autruche ?

Cela me fait penser à l’autruche de la petite histoire qui, poursuivie par un méchant prédateur et se voyant rattrapée, cesse de courir et plonge la tête dans le sable…

Madame Delarue ne nous dit pas son âge.  Après avoir lu son petit torchon bien quadrillé, j’espère qu’elle a celui de la retraite,  que je lui souhaite bien bonne.  C’est un sort plus enviable que celui qu’elle réserve à Laurent Obertone,   courageux journaliste de 28 ans qui, selon elle, n’aurait plus qu’à aller se jeter dans la Seine.

Eve Sauvagère 

Lire également la réponse de Laurent Obertone, publiée le lendemain, sur le site Boulevard Voltaire.

http://www.bvoltaire.fr/laurentobertone/france-orange-mecanique-la-reponse-de-laurent-obertone,10269

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