Caroline Fourest peut-elle encore se prétendre journaliste ?

L’événement de ce dimanche, jusqu’aux résultats de la primaire UMP, et ses deux vainqueurs auto-proclamés, parait avoir été l’agression supposée de Caroline Fourest, par le service d’ordre de Civitas, organisateur de la deuxième manifestation du week-end contre le mariage et l’adoption homosexuelles.

Or, si on regarde ces images, il apparaît clairement que les agresseurs sont les militantes féministes, qui, armées de fumigènes, attaquent le rassemblement, de manière à provoquer délibérément des affrontements.

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Là où les choses sont plus graves, c’est quand on entend Caroline Fourest raconter qu’elle suivait ces militantes, et travaillait au service de France 2. C’est-à-dire du service public.

La question n’est pas de savoir si on est d’accord ou pas avec avec le projet gouvernemental ou les mots d’ordre de la manifestation. Celle-ci a été officiellement autorisée, et est donc légale. Par contre, ce qui s’apparente à une contre-manifestation n’a pu être autorisée sur le même lieu que la marche de protestation, c’est contraire aux pratiques de la préfecture de police. Cela signifie donc que cette contre-manifestation était totalement illégale.

Or, Caroline Fourest, qui prétend l’avoir suivie au nom de France 2 ne pouvait pas l’ignorer. Tout comme personne ne peut ne pas savoir que cette militante LGTB, qui se dit journaliste, était également présente et active dans les squelettiques contre-manifestations de la veille, à Paris. Elle paraît pour le moins complice des militantes de Femen. On est donc à même de s’interroger sur son rôle, connaissant sa proximité avec ce groupe. S’est-elle comporté en journaliste, ou en meneuse politique ? A-t-elle vraiment cherché à informer, ou à diffamer délibérément ?

Chacun connait les intérêts d’un pouvoir en difficulté : utiliser des provocateurs pour faire dégénérer des manifestations. De tous temps, tous les régimes ont utilisé ce subterfuge. Hier, les rassemblements massifs contre le mariage homosexuel ont mis fortement en difficulté le gouvernement, et le rendez-vous donné le 13 janvier 2013 pour une grand rassemblement national à Paris promet d’être massif.

Dans ce contexte, les incidents, repris complaisamment par les médias, sont une aubaine pour Taubira-Touraine, qui espèrent amalgamer les opposants à ce projet de loi à des intégristes chrétiens violents. Nul journaliste ne peut ignorer qu’en allant contre-manifester, exibées en soubrettes déshabillés, devant un cortège de catholiques, Femen allait forcément provoquer des incidents. Or, il s’avère qu’une des personnes qui paraît avoir orchestré cette provocation, et l’avoir encouragé comme journaliste, est une habituée des plateaux de télévision, et s’appelle Caroline Fourest, et qu’elle est par ailleurs proche du PS. Au-delà du fait qu’elle affirme avoir été agressée (ce qu’aucune image ne confirme), n’y a-t-il pas un véritable problème déontologique, quand une militante de la cause homosexualiste se prétend journaliste, qui plus est sur une chaîne publique, et qu’elle se comporte en complice de personnes qui attaquent des militants manifestant démocratiquement, pour discréditer leur cause, et essayé d’obtenir des images choc ? Est-ce vraiment cela, le journalisme ?

On attend avec impatience la réponse du CSA, des syndicats de journalistes, des grands éditorialistes, de BHL, son mentor, et éventuellement de France 2, pour qui Fourest prétend travailler.

Jeanne Bourdillon


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