Clémentine Autain réussit à pondre un Manifeste sur le viol sans parler des violeurs

Hamdane Ammar interpelait  il y a quelques semaines Clémentine Autain, bras droit du funeste Mélenchon, sur son silence au sujet des crimes et délits commis dans les pays musulmans sur les femmes et les jeunes filles, sur l’infériorité éternelle de celles-ci, sur les mariages forcés, les viols, toutes ces charmantes coutumes importées à grands coups de bienveillance dans nos contrées occidentales.

Que penser de la bienveillance très appuyée de la dame pour la révolution de Jasmin aux conséquences si dramatiques sur les jeunes filles, condamnées en Tunisie par exemple à se voiler pour aller en cours et que des milices moralisatrices et purificatrices tabassent en cas de refus ? Désapprouve-t-elle leur effronterie à vouloir vivre libres au nom de leur dite révolution à deux balles ?

Car Clémentine Autain est à l’origine d’un Manifeste des 313 violées censé faire la lumière sur le viol, clin d’œil au Manifeste des 343 Salopes de 1971 signé par celles qui avaient alors avorté. Elle y parle du viol, de celui commis au sein de la famille, de celui commis par un inconnu croisé dans la rue, mais ne dit rien des violeurs eux-mêmes. Elle insiste sur la nécessité d’informer sur la prise en charge des victimes, rappelle la portée libératrice de leur parole après l’acte, réclame de l’argent pour mettre en place des structures d’écoute, des formations des instances policières et judiciaires, de la reconstruction, bref, de tout ce qui suit le viol. Mais elle ne parle pas des violeurs eux-mêmes, des hommes qui violent dans les cités, dans les caves. Elle ne parle pas de ces mâles incapables de réprimer leurs pulsions sexuelles, ni de ces milliers de jeunes filles ou de femmes qu’on viole parce qu’elles sont blanches, parce qu’elles sont mécréantes donc impures et donc bonnes à violer, elle ne parle pas davantage de celles qui sont musulmanes mais qui sont violées quand même parce qu’elles ont eu le mauvais goût de se comporter en occidentale, parce qu’elles auraient eu un regard qu’il ne fallait pas, parce que les posséder relève parfois du rachat d’une faute antérieurement commise par un membre de la famille, ou tout simplement parce qu’elles passaient par là et que la Bête a eu envie.

Elle ne dit mot sur l’affaire de Rochdale, si emblématique du mal qui ronge nos cités, et dont Boulevard Voltaire se fait l’écho : « au moins 47 jeunes filles, toutes blanches, ont servi de marchandise sexuelle à un gang de violeurs, tous musulmans. Exposées par les médias jusqu’à plus soif, les mines patibulaires des tristes sires rappellent à l’Anglais moyen la dure réalité : certaines de leurs villes sont pratiquement sous occupation étrangère, et visiblement, les nouveaux venus se gênent de moins en moins avec la femelle autochtone… ».

Les noms des lieux, des pays et des protagonistes sont interchangeables à l’infini, l’histoire partout se répète, crûment et banalement.

La femme dans toutes les religions est l’éternelle inférieure, l’éternelle soumise, l’éternelle enfant à protéger, à dompter ou à purifier. Aujourd’hui la femme en occident parvient péniblement à s’extirper de ce carcan dans lequel on la maintient depuis des lustres. En islam elle continue pourtant de subir la loi des obsédés sexuels, ces mêmes obsédés qui opèrent à la face du monde sur la place Tahrir, ces obsédés qui pour certains vont jusqu’à se soulager avec des très jeunes enfants, des morts, des membres de leur famille, des animaux parfois. Des obsédés qui ne pensent qu’au pubis des femmes rien qu’à la vue d’une mèche de leurs cheveux, des obsédés dont on préserve tant bien que mal des petites filles en les voilant, tellement le vice islamique coule dans leurs veines.

Petite Tunisienne

Non, Clémentine Autain ne dit rien sur ces hommes-là. Le viol n’est finalement rien d’autre qu’un concept abstrait, un mauvais moment à passer pour celles qui n’ont pas eu le moyen d’y échapper et de s’y soustraire, une sorte de fatalité, au même titre que les menstrues ou les douleurs de l’enfantement, une fatalité à laquelle ma foi il faut bien s’habituer puisque par bienséance islamo-idéologico-correcte il n’est pas prévu de dénoncer explicitement et nommément les coupables. Le viol devient coutumier et se développe au point que bientôt les femmes non violées finiront par devenir une nouvelle minorité, voire une communauté, les « non violées de France » selon la terminologie en usage désormais.

Elle y réclame encore de la pédagogie et une éducation populaire, prétendant lever un tabou dont elle n’est même pas capable d’évoquer l’origine, renforçant encore un peu plus ledit tabou.

Asma Guénifi, la présidente de Ni Putes Ni Soumises, est elle un peu moins frileuse que notre pseudo-féministe frontiste quant au sujet des violences faites aux femmes « Oui, il y a une montée des extrémismes politiques ou religieux, et les premières victimes en sont les femmes. La banlieue est toujours aussi abandonnée ».

Alors au silence « meilleur allié des violeurs » qui suit la violence subie, mieux vaudrait lui préférer l’empêchement des viols, le refus d’accepter des mœurs sexuelles aux antipodes des nôtres, aux antipodes des droits humains, aux antipodes de la notion de respect. Oui, le violeur peut être de partout, oui il peut être de la famille, bien français et bien blanc. Il n’empêche que le viol reste traditionnel sous d’autres cieux et que ces traditions s’importent sur notre sol, et que ce sont encore et toujours les femmes qui doivent en payer le prix par souci de ne pas stigmatiser ceux qui les commettent, parce qu’il est tacitement admis que ces hommes violeurs venus d’ailleurs doivent être considérés et traités comme des êtres différents de nous autres, comme des êtres inférieurs à nous, qu’il convient donc de traiter avec une condescendance, une précaution et un égard particuliers. Le racisme qui ne dit pas son nom est tout entier contenu dans ce refus de dénoncer ces violeurs d’ailleurs, au prétexte qu’ils seraient irresponsables de leurs actes, quand on admet volontiers que les violeurs de chez nous le sont pleinement.

Caroline Alamachère

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