Comment transformer un clandestin en « bon Français » et un « Français d’origine » en quasi-étranger ?

Je suis d’origine basse bretonne bretonnante par mes deux parents, donc très Breton d’ethnie et de race. Mais je suis né en Nouvelle-Calédonie. Depuis le référendum national français de 1988 approuvant à 80% la politique puis les lois raciales anti non kanaks et comme je ne suis donc pas d’ethnie et de race kanake, une agence d’ AIR FRANCE m’a déjà refusé de me vendre un aller simple en me traitant comme n’importe quel étranger auxquels sont (étaient ?) assimilés même les Français non Néo-calédoniens et Européens, c’est à dire sans billet de retour, caution locale –que j’ai obtenue- ou contrat de travail. Or, comme les lois de priorité à l’emploi local sont prioritairement réservées aux ressortissants de l’ethnie et de la race kanake jusque dans l’espèce d’ambassade-préfecture qu’est le Haut-commissariat français (comme si dans une ambassade française d’un pays étranger ennemi n’étaient recrutés que des employés locaux ennemis mais pas des Français !) je ne peux pas avoir de contrat de travail et donc y vivre autrement qu’en étant entretenu par ma « caution », si j’en trouve une bien évidemment. Du coup, j’ai perdu mes droits territoriaux de vote, civiques et ma nationalité-citoyenneté locale et bien entendu encore plus une éventuelle bi nationalité. Par contre, il m’est impossible de faire rapatrier mes papiers d’état civil dans le service métropolitain des étrangers et je dois continuer à m’adresser aux services locaux –mairie et tribunal d’instance- avec les délais et autrefois coûts payés en devise locale par mandat international en toute discrimination pénale raciste, et de plus en plus pour justifier ma nationalité française de plus en plus contestée par les autorités françaises !

(N’étant pas par nature raciste, je ne me suis pas penché sur les critères légalement retenus par l’état franco-kanak, beaucoup de kanaks, à commencer par le leader indépendantiste Jean-Marie Tjibaou, n’étant pas de race –voire d’ethnie !- kanake pure, à l’instar de Yannick Noah ou Dieudonné M’bala M’bala qui sont autant Bretons que noirs africains, même si ça se voit moins, bien que tous les sangs soient finalement de la même couleur !)

Il va sans dire que pour les Français non bretons, je suis un étranger, y compris –et surtout d’ailleurs- par les Parisiens (les vrais, les originaires !) qui sont parmi les plus racistes.

Or, dans ma région administrative d’origine, la Bretagne, je ne suis pas non plus considéré comme Breton, car n’y étant pas né. Je ne peux donc bénéficier de certaines aides à la naissance décidées en 1999 par le conseil régional de Bretagne et réservées notamment qu’aux natifs de Bretagne. Comme en plus mon frère et ma sœur sont également nés dans une collectivité française d’outre-mer, comme ma belle sœur fraternelle tandis que mon beau frère sororal est né dans une autre région française, nous ne sommes plus Bretons à ce titre ! Nous sommes des Français encore plus apatrides que lorsqu’on nous le disait dans notre jeunesse !

Par contre, un étranger, même illégal, vivant en France, a droit à toutes les aides nationales et même, selon certains, à voter !

Jacques Le Roux


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