Contrairement à d’autres religions, l’islam n’a pas eu besoin d’évoluer (2)

Publié le 13 décembre 2016 - par - 17 commentaires - 1 656 vues
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Lorsqu’on se pose la question de savoir ce qu’est une religion, on ne peut que constater l’impossibilité d’une définition précise. Tout au plus peut-on considérer une religion (du latin re-ligare : lier, amarrer) comme un système reliant entre eux les membres d’un groupe humain autour d’une pensée sacrée. Ce système, en agrégeant des croyances (en une ou plusieurs divinités) et des comportements (dictés prétendument par ces croyances, mais surtout par la tradition), contribue à l’identité, à l’unité et donc à la force du groupe considéré. Mais alors que, dans nos sociétés occidentales modernes, les religions ont fini par être limitées à de simples options métaphysiques personnelles pratiquement dénuées de pouvoir politique, elles sont en revanche, dans les sociétés traditionnelles, l’essence même de ce pouvoir, premier élément unificateur et première source de légalité. À partir de là, certains peuples ont évolué, mais pas d’autres.

Ainsi par exemple le peuple hébreu, qui s’était constitué autour de la loi théocratique, violente et guerrière énoncée par Moïse (1), resta soumis à cette loi pendant plus d’un millénaire, même si, sous les règnes successifs de David et de Salomon, le pouvoir politique put s’individualiser quelque peu par rapport au carcan religieux. En fait, l’événement déclencheur de l’évolution du judaïsme fut la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor et la déportation du tiers de la population d’Israël à Babylone : ces exilés qui n’avaient plus de temple ni de nation durent adapter leur pratique religieuse autour des textes fondateurs, la religion gagnant en spiritualité ce qu’elle perdait en pouvoir temporel. Lorsque, quelques décennies plus tard, le perse Cyrus prit à son tour Babylone, les Juifs purent regagner leur patrie, non sans avoir adopté quelques nouvelles croyances héritées du mazdéisme, la religion de leurs libérateurs : le Diable, le Saint-Esprit, l’attente du Messie, la résurrection des corps…

Les tribulations du peuple juif n’étaient pourtant pas terminées. L’occupation de leur pays par le macédonien Alexandre, puis par le romain Pompée, accentua encore la séparation entre la religion et le pouvoir séculier. Ce qu’exprima fort bien, au début de notre ère, un prêcheur galiléen du nom de Jésus : « Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Matthieu 22 : 15-22) – même s’il eût été encore un peu prématuré, à cette époque, de parler de laïcité… Quant aux versets guerriers du Deutéronome (en son chapitre 20) ordonnant en particulier « l’anathème » (et donc le génocide) de certains peuples, il n’en était plus question : il était loin, le temps de la conquête du pays de Canaan, et seul le mouvement extrémiste des Zélotes croyait encore à l’usage de la force face à l’occupant… C’est précisément suite à une révolte de ces Zélotes que les Romains, en l’an 70, prirent Jérusalem et détruisirent son temple. Cela mit un point final à l’existence de la nation juive, et les Juifs s’éparpillèrent dans le monde : plus jamais leur religion ne devait valoriser la violence.

Entre temps, le prêcheur galiléen avait fait parler de lui : il tenait des discours valorisant l’amour, la pauvreté et l’humilité, ce qui plaisait aux petites gens, mais il prenait des libertés avec la loi religieuse et critiquait l’ordre établi. Certains de ses propos ayant été jugés blasphématoires, il fut condamné à mort et exécuté selon les bonnes méthodes de l’époque. Mais quelques jours après sa mort il entra dans la légende, diverses personnes ayant affirmé l’avoir revu vivant. La rumeur se répandit rapidement, entraînant la diffusion de la biographie et du message du « fils de Dieu » ressuscité. Les premiers convertis se considéraient toujours comme juifs, mais ils furent rejetés par les autorités religieuses. Ils s’appelèrent alors « chrétiens », se séparèrent du judaïsme, et partirent à la conquête du monde grec et romain avec leur nouvelle religion d’amour, de tolérance et de paix – qui devait donc préserver les peuples de la violence, n’est-ce pas ?… mais nous en parlerons dans le prochain article.

Six siècles plus tard apparaissait l’islam, une théocratie aussi barbare et totalitaire que l’avait été la loi mosaïque des hébreux deux millénaires auparavant, et pour la même raison : la nécessité de rassembler des tribus de bédouins sous une croyance et un code (civil et pénal) adaptés au mode de vie et aux mœurs (patriarcales, violentes et esclavagistes) de ces gens (2). Avec une grosse différence, cependant : alors que les Juifs se considéraient comme le seul « peuple élu » et ne faisaient donc pas de prosélytisme auprès des étrangers, l’islam s’est donné pour objectif la conquête des « mécréants » par tous les moyens et surtout par les armes : « Et combattez-les jusqu’à ce […] que la religion soit entièrement à Allah » (Sourate 8 : 39). Donc contrairement à la violence biblique qui n’a eu qu’un objet (la conquête de la « Terre Promise »), la violence islamique a visé, sans limitation dans le temps, tout ce qui n’était pas musulman et nommément les juifs et les chrétiens. Or, sur ce plan là comme sur les autres, l’islam n’a pas évolué.

Pourtant, dès ses débuts, l’islam a subi divers schismes. Quelques années après la mort de Mahomet, une guerre de succession fut à l’origine de la scission des chiites par rapport aux sunnites (traditionnalistes majoritaires). Puis, dans la Perse chiite du VIIIe siècle, l’islam reçut des contributions d’autres courants philosophiques et religieux (néo-platonisme, gnosticisme, hindouisme) qui donnèrent naissance à différents mouvements théologiques, notamment le mu’tazilisme et le soufisme. Le mu’tazilisme était un mouvement rationaliste niant le caractère incréé du Coran (ce qui en permettait une lecture critique), ce pourquoi il finit, à partir du XIe siècle, par être étouffé par l’orthodoxie sunnite. Le soufisme était un ésotérisme mystique relativement pacifique et tolérant, qui a survécu tant bien que mal jusqu’à nos jours, notamment en Afrique de l’Ouest (Maroc), en Iran et en Asie Centrale.

Mais dans son ensemble, le monde islamique (sunnite) – qui a toujours considéré le soufisme comme une hérésie – n’a pas suivi l’évolution culturelle des peuples européens, et l’œuvre de ses savants et philosophes (tel Averroès, au XIIe siècle) est restée anecdotique par rapport à l’obscurantisme imposé par la tradition religieuse, la Sunna. Bien au contraire, le XVIIIe siècle (celui de nos Lumières) vit, en islam, la naissance du wahhabisme, courant intégriste basé sur une lecture littérale du Coran et de la Sunna – aujourd’hui religion officielle de l’Arabie Saoudite. Et au siècle dernier naquit le salafisme, version politisée du wahhabisme, qui devait par la suite inspirer les mouvements djihadistes qui sévissent  actuellement – comme au VIIe siècle, comme au temps de Mahomet.

En dépit de son expansion et des influences étrangères, l’islam n’a donc pour ainsi dire pas évolué. Une opinion répandue est que cela serait dû à l’impossibilité de modifier le Coran en raison de la croyance en sa nature incréée, mais cela ne résiste pas à l’analyse parce que, comme nous le verrons ultérieurement, il n’est pas nécessaire de modifier les textes sacrés, où l’on trouve souvent tout et son contraire, pour faire évoluer une religion – il suffit de n’en lire que ce qu’on veut. Si donc, malgré de rares mouvements émancipateurs, l’islam en est resté au VIIe siècle, ce n’est pas parce qu’il ne  pouvait pas évoluer, mais parce qu’il n’en a jamais eu le besoin : contrairement aux Juifs, les Arabes n’ont pas connu la domination des grandes civilisations antiques. Au contraire, ce sont eux qui ont dominé leurs voisins grâce à leur culture guerrière et à leur religion obscurantiste : pourquoi, dans ces conditions, faire évoluer une culture qui gagne ?

Il y eut bien au siècle dernier certains dirigeants, tels Mustafa Kemal Atatürk en Turquie (1923-1938) ou Gamal Abdel Nasser en Égypte (1953-1970), qui tentèrent de moderniser leurs nations en limitant l’emprise de la religion, mais cela ne doit pas faire illusion : ces réformes n’ont tenu que sous le pouvoir autoritaire de leurs auteurs et la démocratisation de la vie politique a toujours ramené ces pays vers l’islam rigoriste – parce que c’est cet islam qui convient à ces peuples.

L’évolution culturelle des ethnies, comme l’évolution génétique des espèces, résulte donc de la nécessité d’une adaptation au milieu. Il y a des espèces (certains mollusques marins par exemple) qui n’ont quasiment pas changé depuis cent millions d’années ou plus, parce que leurs conditions de vie sont restées stables. De même, l’islam n’a pas changé au cours des siècles parce que rien ne l’y a obligé. Lorsqu’aujourd’hui nous acceptons stupidement sur notre sol des hordes de « migrants » issus de pays islamiques, le danger ne réside pas tant dans leurs croyances métaphysiques exotiques que dans toute leur culture ancestrale, guerrière et impérialiste, dont le Coran n’est que la couverture religieuse. Notre énorme erreur est de croire que nous devrions respecter l’islam en tant que « religion », au sens que nous donnons en Occident à ce terme – à savoir une simple option métaphysique relevant de la liberté individuelle –, alors qu’il s’agit en réalité d’un totalitarisme culturel à base théocratique. Comment en sommes nous arrivés à une telle naïveté ? – c’est ce que nous verrons dans le prochain article.

Jean-Marie Blanc

(septembre 2016)

  1. Voir, pour plus de détails, l’article « L’islam n’a pas inventé la violence, il a intégré celle de son époque» (Riposte Laïque, 1er décembre 2016) : http://ripostelaique.com/lislam-na-pas-invente-la-violence-il-a-integre-celle-de-son-epoque-1.html

 

  1. Se reporter à l’article « L’Islam, une culture forte et invasive» (Riposte Laïque, 10 avril 2015) : http://ripostelaique.com/de-la-diversite-culturelle-8-lislam-une-culture-forte-et-invasive.html

 

 

 

Il faut tout de même remettre les choses à leur vraie place. L’islam n’est nullement une religion. C’est un système de destruction qui se voile d’un semblant d’apparence religieuse, c’est tout. Donc, les musulmans n’ont PAS de religion. Ils se lient à un système qui les emprisonne dans l’impossible à TOUS les niveaux.

FAUT PAS RÊVER ….L’Islamisme est une religion et une culture dangereuses … l’Islamisation va tuer la France .. Les gaulois font semblant de ne pas pas s’apercevoir que CEUX qui ont installé l’immigration maghrébine de masse et qu’ils n’osent pas les Nommer , les ont plongés dans une tragédie sans nom et sans égale .. l’Islamisation prend racine sur le territoire français a une force démographique et théologique très puissante qui conduira à terme à la guerre , à la guérilla ….un Alep français n’est pas loin d’être envisageable … e Après 40 ans de formatage BHLien et de soumission… lire la suite

En plein XXIème siècle on apprend que l’imâm de Brest, boit de l’urine de chameau pour faire comme le « prophète ». On peut s’inquiéter d’une éventuelle islamisation de la France telle que le PS la souhaite pour nous.

Dépêchez-vous d’inventer une bombe islamicide, vous ferez fortune!
(Par précaution, je précise qu’il s’agit de détruire les textes dangereux de l’islam et non pas les adeptes convaincus de cette idéologie).

ARTICLE TRÉS INTERESSANT
RESTONS CARTÉSIENS
LES MOUSTIQUES SONT NUISIBLES ET COMME ON ARRIVE PAS À LES ÉRADIQUER;,ON S’EN PROTÈGE
QUE NE LE FAIT T’ON PAS AVEC GENS LÀ???

« C’est précisément suite à une révolte de ces Zélotes que les Romains, en l’an 70, prirent Jérusalem et détruisirent son temple. »
C’est sans doute ce qui les poussera à convertir les tribus arabes… dans le but de reconquérir Jérusalem. D’autant qu’ils s’opposaient à l’expansion du christianisme.

Et la religion laique que défend François Peillon ?

Paradis vient du perse parai daiza, qui veut dire jardin protégé, gar-den en anglais, jana en arabe

Les chrétiens orientaux se prosternent aussi, comme les shintoistes du japon

Merci pour cet excellent article trés utile et « livré » de façon trés claire.

Il n’est pas impossible que le mazdéisme ait influencé le judaïsme mais il n’est pas question de Saint Esprit, ni de résurrection des corps dans l’Ancien Testament. Les saducéens, notamment n’y croyaient pas du tout. C’est surtout Maïmonide qui bien plus tard, affirmera que l’âme est immortelle. Dans l’Ancien Testament, on parle de démons (les anciens dieux sémites) mais pas du Diable avec un grand D. Dans le Livre de Job, Satan (plus tard un avatar de Seth ?) est un auxiliaire de Dieu. Avant l’expansion du christianisme, il y a eu un prosélytisme juif (origine du royaume berbère judaïsé… lire la suite

Maurice, en fait c’est le chameau qui prie, l’autre à côté c’est son animal de compagnie qui agit par mimétisme.

Une religion est ce à quoi on croit. C’est pour ça qu’il y en a autant, puisque les humains sont prêts à avaler n’importe quoi du moment qu’on leur dit que c’est bien.

Excellent rappel sur l’apport du Mazdeïsmes
sur la religion juive. Un apport essentiel
de la premiere religion monothéiste du mondee
ayant eu comme prophète Zarathoustra.
C’est en effet du Mazdeismes que vint l’idée
de l’Enfer, du Diable, des Archanges, des sacrifices (Messes), du pesage des âmes (jugement dernier) etc.
Nous ne sommes que les maillons d’ube longue chaine.

D’après la photo même les chameaux prient ?
Comme quoi c’est une religion pour les crânes vides ! (ce n’est pas gentil pour les chameaux, je sais)

Très bon article

Bonjour,
Votre article est trés interessant et instructif. Il est vrai que pour mieux comprendre le présent, il faut déja savoir, analyser et comprendre ce qui s est produit dans le passé et votre article y contribue parfaitement. J’ai hate de lire le suivant.

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