Delanoë-Madec protègent Yacine Chaouat, un maire-adjoint qui cogne sa femme

Publié le 1 juillet 2013 - par - 10 372 vues
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Le 1er juillet prochain à 19h une manifestation se tiendra sur le parvis de la mairie place Armand Carrel (Paris 19e) durant la tenue du conseil municipal, afin de demander au maire François Dagnaud le départ immédiat de Yacine Chaouat, maire-adjoint du 19e chargé de la Propreté, des Relations avec le monde combattant et de la Mémoire (1).

Dans un précédent article, j’avais déjà relaté les hauts faits de ce triste sire (2).

Petit rappel des faits : en 2009 Fatma Chaouat, d’origine tunisienne, subissait les tabassages de son conjoint Yacine, notamment les coups de ceinturon à de multiples reprises. Pour pimenter un peu plus la relation conjugale elle était également attachée à un radiateur, puis étouffée avec un oreiller en vue de la tuer proprement, séquestrée et soumise à l’esclavage. Son tort ? Avoir voulu s’assimiler à son pays d’accueil, s’être trop francisée et avoir négligé un peu trop les bienfaits de la charia et de sa culture islamique d’origine pour laquelle une femme vaut moitié moins qu’un homme.

La malheureuse avait fini par porter plainte contre son mari, entamant ensuite une procédure de divorce. Les juges, apparemment peu enclins à défendre les droits des femmes, avaient refusé l’inscription du jugement de ces faits pourtant gravissimes au casier judiciaire du coupable, le condamnant en mars 2010 à seulement six mois de prison avec sursis, 18 mois de mise à l’épreuve et 1 000 euros d’amende. Un jugement confirmé en appel le 18 novembre 2011.

Selon Chaouat, qui n’a pas le moins du monde regretté ses actes de maltraitance indignes d’avoir lieu dans une civilisation éclairée, il s’agissait d’une simple gifle non retenue relevant de la sphère intime, laquelle n’avait donc pas lieu d’être contestée ni jugée. En apprenant l’affaire, Delanoë enfonçait lui aussi son clou : « il ne faut pas mélanger vie privée et vie publique ». Prudent, ce dernier avait demandé une mise au placard pour un temps du coupable, le temps que l’affaire se tasse, mais Chaouat restait maintenu dans ses fonctions.

L’affaire avait alors ému les collègues de Yacine Chaouat qui avaient réclamé son départ mais ceux-ci avaient été priés de se taire par l’ancien maire socialiste, Roger Madec, qui, comble de la malhonnêteté et de l’injustice, était même allé jusqu’à faire plutôt virer le meneur du mouvement protestataire que le véritable coupable. Les droits des femmes pèsent bien peu dans la balance pour cette caste socialiste pour qui d’autres droits sont infiniment plus prioritaires. D’après des proches de la mairie, Madec serait un militant des mouvements homosexuels, mais cela n’a certainement aucun rapport avec son mépris affiché pour les femmes outrées ayant réclamé le départ de l’adjoint.

Des commentaires très très malveillants sur le site l’Organe.com sous-entendent que Chaouat goûterait davantage à la merguez dans le couscous qu’à la féminité de son épouse, et fréquenterait le sauna gay de la rue des Pyrénées ainsi que Le Dépôt, lieu branché gay qui organise notamment des soirées « spécial beurs ». Bien entendu, il s’agit certainement de méchants ragots et comme dirait l’autre, cela ne nous regarde pas (3).

Une pétition vient de voir le jour pour réclamer le départ de Yacine Chaouat qui continue de célébrer parfois des mariages (4). Bien entendu du côté des médias mainstream le silence est de rigueur. Entre gens de la même caste politique partageant les mêmes porte-couteaux, on ne se désavoue pas. Les droits des femmes ne relèvent en réalité pour ces gens que de la simple communication marketing.

Nous attendons depuis trois ans que dure cette situation d’entendre la condamnation ferme et l’annonce du décollage immédiat et sans indemnités du bourreau Chaouat par Delanoë et par son acolyte Anne Hidalgo, future candidate à la mairie de Paris et ancienne conseillère au Secrétariat d’Etat aux droits des femmes ayant participé à l’élaboration des lois sur la parité professionnelle. Au lieu de cela, un silence plus que feutré entoure les coupables manigances misogynes de la place Armand Carrel.

Caroline Alamachère

(1) http://www.mairie19.paris.fr/mairie19/jsp/site/Portal.jsp?document_id=134&portlet_id=121&comment=1&current_page_id=26

(2) http://ripostelaique.com/un-elu-municipal-condamne-pour-violences-conjugales-peut-il-continuer-a-occuper-ses-fonctions.html

(3) http://www.lorgane.com/UN-ADJOINT-AU-MAIRE-PS-CONDAMNE-POUR-VIOLENCES-CONJUGALES-CONTINUE-DE-CELEBRER-DES-MARIAGES-_a1211.html

(4) http://www.change.org/fr/pétitions/bertrand-delanoë-limoger-yacine-chaouat-adjoint-au-maire-du-19ème-arrondissement

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