Derrière la plainte du CCIF contre RTL-Fogiel-Rioufol, la stratégie liberticide des organisations islamistes

Le Comité contre l’islamophobie en France (CCIF) a donc décidé de porter plainte contre RTL, à la suite d’un débat dans l’émission « On refait le monde » du 15 Novembre dernier. On y discutait, sous la houlette de M.O Fogiel, d’une campagne d’affichage refusée par la RATP, montrant un rassemblement oecuménique de musulmans (barbes et voiles), de juifs et de catholiques, sous le slogan : « Nous sommes la Nation ».

Les lecteurs de Riposte Laïque et, sans doute, une bonne majorité de nos compatriotes, auront vite fait le tri dans les intentions, les arrière-pensées, la tactique et son expression graphique. Le problème n’est pas là.

Oubliant le fait que deux des quatre participants au débat ne trouvèrent pas grand-chose à redire sur la forme de cette campagne, ce qui aurait dû les contenter, les vigiles du CCIF ont décidé de concentrer le tir sur les insolents coupables de soupçonner de leur part une tendance au fondamentalisme religieux, voire à l’islamisme radical. En d’autres termes, ces braves gens nous disent : « la barbe et le voile, le kami, la séparation hommes-femmes, le halal, etc, etc, ne sont que l’expression d’une sorte de régionalisme bon enfant parfaitement intégrable dans la nation française, et quiconque mettra ça en doute devra passer par les fourches judiciaires ».

Pour avoir gravement transgressé cet axiome sociétal, RTL ira donc au Tribunal, accompagné par Ivan Rioufol et même par notre malheureux Fogiel, lequel eut le mauvais goût de trouver lâches les plaignants se défilant au moment de participer à son émission.

Dont acte.

La question est maintenant de connaître la liste des mots, des simples mots, dont l’usage fera, dans une démocratie supposée garante de la libre expression, de l’honnête citoyen émettant une opinion un justiciable automatiquement accusé de racisme, de xéno-islamophobie, d’extrême-droitisme et autres déviations de la pensée normative. Cette liste pouvant alors être affichée, au nom du vivre-ensemble, dans toutes les rédactions de France et de Navarre, voire dans chaque école, administration, magasin, crèche, cimetière, bus et train, rame de métro, poste, j’en passe, jusqu’au salon de chaque appartement de ce pays. Nous comptons sur le CCIF pour dresser d’urgence ce cahier des charges de la prosternation coercitive.

Ainsi se calmerait la colère de ceux dont l’activité principale consiste à l’évidence à traquer jour et nuit la moindre contestation de ce qu’ils considèrent comme une frontière désormais tracée à l’intérieur de cette nation dans laquelle ils prétendent s’être fondus corps et âmes. Admirer la volonté d’effacement et se taire quant à ses zones d’ombre, Fogiel, Rioufol et compagnie, s’il vous plaît, fermez-là une bonne fois pour toutes ; un bon geste pour une bonne cause, en somme.

Il doit être réjouissant de se dire « j’ai les moyens pour cette stratégie de harcèlement ». Des machines-à-procès existent, financées, organisées, connectées avec l’extérieur, soutenues par une fédération de compagnons de route tout autant désireuse qu’elles de purger la société de ses irrévérents. Lesquels sont le plus souvent des individus assez esseulés, courageux sonneurs de tocsin. Cibles faciles dès lors que le soutien dont ils bénéficient est, à l’heure qu’il est, un vague murmure montant des profondeurs de ladite nation. Les enfumeurs ont encore de belles heures devant eux, quant aux futures et sans doute de plus en plus nombreuses mouches-à-procédures, elles devront résister au désenchantement, ce qui ne sera pas forcément toujours facile.

Les enfumeurs de Vienne quant à eux n’ont pas tardé à balancer leurs premières volutes. Du centre inter-religieux autrichien nous vient, au moment même où au Caire les juristes de la future constitution égyptienne maintiennent la charia comme base du projet, la première démarche officielle des tenanciers : mettre le blasphème au ban des États. De l’ONU à l’OCI via le Nil et la Seine (Saint-Denis), les traceurs de frontière sont à l’oeuvre. Le monde est décidément une valse joyeuse.

C’est à ce moment précis de franche gaité universelle que le philosophe (?) Daryush Shayegan nous propose, dans son saisissant ouvrage « La conscience métisse » et comme solution définitive à nos pathologies identitaires, le mélange débridé des genres ainsi défini : « le bricolage, l’art combinatoire des relations multiples à tous les niveaux et le jeu des miroirs croisés. Les autres deviennent par la force des choses des donneurs de sens (…) »

Ben mon colon! Vas donc proposer Voltaire et Laclos aux barbus du CCIF…

J’attends que la France suive rapidement l’exemple de la Hollande renvoyant officiellement la prétention de nos oecuméniques de madrassas et de leurs eunnuques aux censures de siècles révolus (seul l’outrage à la Reine demeurant sanctionnable). C’est que dans l’état actuel de notre pays, quand les gobe-frelons repus de ces outrages à la simple intelligence sont au bord de la vidange gastrique, tout peut se voir ou s’envisager y compris, ce qu’à Dieu ne plaise, la loi scélérate qui achèverait, concernant le sujet du jour, le peu qui survit en France de la liberté de dire.

Alain Dubos


Derniers articles du même auteur :



Ce contenu a été publié dans NOUVELLE EXTREME DROITE. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.