C’est un article d’un journal marocain en ligne qui nous apprend ce scandale :
« Des élus locaux d’origine marocaine vont enfin rencontrer le Premier ministre marocain, Abdelilah Benkirane, et plusieurs membres de partis politiques marocains afin de leur demander de mieux prendre en considération les attentes de la diaspora marocaine vis-à-vis du Maroc. »
Or il s’agit d’élus de la République française, et non d’élus « franco-marocains » comme le désigne l’article. C’est-à-dire qu’ils doivent défendre tous les Français et non leur communauté d’origine, des « MRE » (Marocain résident à l’étranger, en l’occurrence en France).
Il s’agit donc d’élus soumis à une puissance étrangère, et inaptes à représenter les Français.
Malika Sorel avait déjà dénoncé cette double allégeance, à propos de Najat Vallaud-Belkacem, à la fois élue de Lyon, porte-parole du candidat François Mitterrand, et membre du CCME (Conseil consultatif des Marocains de l’Etranger), et qui a ce titre a fait allégeance à la patrie et aux intérêts marocains selon les statuts de ce CCME (qu’elle a quitté depuis que ce scandale commençait à être connu).
Et on imagine combien le vote des étrangers aux élections locales renforcera ces communautarismes au détriment de l’intérêt de la France et des Français.
La solution est simple : tout candidat à un mandat électif en France ne doit posséder que la nationalité française et renoncer publiquement à toute autre.
En attendant, on peut comprendre que les Français soient réticents à élire des doubles nationaux dont on ne sait s’ils défendent les intérêts de la France ou de celui de leur pays d’origine. Et après on vient se plaindre du manque de « diversité » dans la représentation nationale. Quelle plaisanterie !
Roger Heurtebise










