Devinez qui, en 1943, a autorisé des dérogations alimentaires aux soldats musulmans ?

« On doit garantir à tous les membres musulmans de la (…) le droit indiscutable, prévu par leur religion, à ne pas manger de la viande de porc et à ne pas boire de boissons alcooliques. Il faudra leur garantir des menus équivalents. Je ne veux pas que, par la stupidité et l’étroitesse d’esprit de quelques individus isolés, un seul de ces héroïques volontaires eut à ressentir une gêne et à se croire privé des droits qui leur ont été assurés.”

Voilà du coup-de-menton, du péremptoire, du définitif. Un tel ordre justifie l’obéissance immédiate, le doigt sur la couture du pantalon, silence dans les rangs et que ça saute !

Paroles de chef. À les lire, on se plait à imaginer leur provenance, par une sorte de jeu de piste après tout divertissant en cette période de pré-vacances. De quoi, et de qui s’agit-il ?

D’un directeur des RH d’une grosse boîte anxieux que ses ouailles voisinent à table dans les senteurs mêlées de la saucisse de Morteau, du rôti de porc-purée mousseline et de la daube ? Pire même, si par malheur une erreur de cantine survenait, ne courrait-on pas vers une procédure pouvant mener, in fine, à la Cour Européenne des Droits de l’Homme ? Allez hop ! Suppression générale du porc, et vive le bœuf halal !

Sommes-nous au barbecue de fin d’année de l’Institution Notre-Dalme de la Gargoulette, face à des parents rendus furieux par l’absence de saucisses consacrées sur la braise ? Dieu Tout-Puissant, allons-nous perdre des élèves à la rentrée prochaine, à cause de cette bourde ? Allez hop ! Dinde et poulet pour tous, garçons et filles !

Serait-ce, à la table de l’équipe de France de football, le germe d’une révolte de quelque nouvelle minorité agissante, du genre de celle qui provoqua le naufrage de Domenech et de sa joyeuse fanfare en 2010 ? Vite, placardons partout l’interdiction formelle d’introduire ne serait-ce qu’une tranche de jambon entre deux quignons de pain, avant que les kouffars en bleu n’éprouvent l’ébauche de l’abominable nostalgie du bon vieux sandwich parisien !

Des individus stupides, étroits du bulbe, contesteraient l’épanouissement d’un Etat dans l’Etat au bénéfice de minorités indispensables ? Damned ! Qu’ils se dénoncent ! L’enseignant (e) soulagé que les trublions acharnés à transformer ses cours en Place Jmaa-el-fna fêtent les jours saints à distance de sa classe, suspendu ! Le commandant de frégate atterré que l’on refuse de canonner au moment de la prière, au radoub ! Le préparateur physique obligé, à Clairefontaine (5 étoiles pour footeux milliardaires), de bouffer du poisson alors que ça lui donne de l’urticaire, au vestiaire !

Bon. Les exemples foisonnent, assez joué aux devinettes. L’ordre en question fut donné en 1943 par un certain Adolf Hitler après que le Grand Mufti de Jerusalem eut offert à sa Waffen SS « (…) » une bonne trentaine de milliers d’hommes de chez lui, chiffre montant à près de cent mille en incluant les Tchétchénes, Turcs, Albanais, Azéris, Turkmènes, Bulgares, etc, conviés au festin.

Pour des travaux de terrassement peut-être. La retraite allemande amorcée cette année-là, notamment en Lybie et en Tunisie, empêcha ces « héroïques volontaires » de prolonger en Afrique et en Orient les crimes européens de leur employeur, crimes pour lesquels ils étaient de toute évidence programmés. Comme d’autres, ils se perdirent en route, de Stalingrad à Berlin via Cassino, ce qui est somme toute une excellente chose.

Reste la comparaison possible, toutes proportions gardées, avec nos pâles dhimmis modèle « sièce 21 », empressés de satisfaire la moindre demande, de prévenir le moindre conflit, de faire le moindre effort pour que soient respectées les règles élémentaires de la laïcité républicaine. Laquelle, faut-il le rappeler, prescrit la neutralité dans l’espace public, à défaut du courage et de la raison si rares, dans le privé.

La différence avec l’ordre d’Hitler est ailleurs. Les soldats non-musulmans de la Werhmarcht et des régiments SS avaient un droit imprescriptible à la choucroute. Nos gentils élèves des écoles, lycées et collèges, nos cadres et employés d’un nombre croissant d’entreprises, nos policiers et militaires dans maints endroits, nos sportifs, etc, sont privés de hure, de longe et de boudin alors qu’aucun décret officiel ne l’a ordonné.

« Les minorités agissantes ne doivent pas s’opposer aux majorités démocratiques », le mot est de Lionel Jospin. Sur le fond, pas de remarque. Mais comment fait-on, Monsieur Jospin, lorsque c’est la majorité elle-même qui dépose les armes de la Loi sans même esquisser un geste de défense ? On appelle sa maman ?

Le Grand Mufti de Jerusalem, aujourd’hui oint de crèmes jasminées, vingt quatre heures sur vingt quatre, par de paradisiaques callipyges, doit se réjouir quoi qu’il en soit. Ses brigades héroïques ont ressuscité. Certes, elles n’arborent pas la croix gammée mais leur désir d’en découdre avec tout ce qui leur fait horreur surgit, intact, sous la bannière noire (ou verte) estampillée Djihad, copie islamisée de la svastika. Et cette fois, baignant dans le jus familial, elles n’ont pas besoin d’alliance pour satisfaire les mauvais penchants du Diable.

Alain Dubos

En complément de l’article sur Justin Trudeau, invité montréalais des ultras de l’Islam, notons la forte pression exercée en ce moment sur l’imprudent play boy à tête d’idiot utile (ou l’inverse), par les politiciens québécois et aussi par des mouvements musulmans dits modérés. « Too much is too much », comme on dit à Toronto. Observer l’Amérique du Nord face à ses propres zones de séismes est un exercice pour de bon passionnant.


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