Dimanche, j’ai retrouvé Ma France

Je me suis retrouvé à la Porte Maillot ce dimanche à Paris. Les organisateurs nous orientaient vers la Porte Dauphine tant la foule sur la Porte Maillot devenait importante. Le boulevard devenait un tuyau d’évacuation qui s’engorgeait peu à peu. Quand je suis arrivé à la Porte Dauphine j’ai rencontré un noyau impressionnant et compact de caméra et de micros. En m’approchant je vis que c’était pour les députés et des élus du Front National. A l’affût du dérapage possible messieurs les journalistes? Je n’en sais rien et au fond je m’en moque car je pense que ces élus savent bien ce que les chiens de presse attendent! Ils agiront en conséquence et je leur fais confiance. Je voulais retrouver des adhérents et sympathisants de Puteaux Bleu Marine plus des amis de Résistance Républicaine. Mais malgré les SMS et les appels il nous fut impossible de nous rencontrer. C’est presque par hasard mais surtout grâce à une énorme grue rouge que j’ai pu retrouver  trois adhérents de RR

Nous étions comme des enfants devant cette foule, devant cette jeunesse, devant l’enthousiasme des manifestants. La manifestation commença à s’ébranler vers la Place Trocadéro! Un énorme camion ouvrait la marche! Des jeunes chantaient sur la plateforme, des familles reprenaient les slogans! Un père, une mère, c’est élémentaire! Pas de haine dans la foule, pas de rancune ni de menaces! De la bonne humeur! François on est là, ta loi ne passera pas! Il y avait de tous les âges, des cannes croisaient des poussettes! Deux mères, deux pères, bonjour les repères!

Des habitants avaient mis des drapeaux de soutien à la manifestation sur les balcons, sur les murs des immeubles. Bien entendu on ne les vit pas aux JT du 20 h. Des rumeurs circulaient dans l’immense foule: ils disent que nous ne sommes que 140 000! L’étonnement précédait la colère! Aussi loin que l’on pouvait regarder devant ou derrière, il n’y avait que la foule recouverte par les drapeaux bleu, blanc et rose.  « Ce n’est pas possible » nous disions-nous! « Ils ne vont pas oser mentir à ce point tout de même ».

Les organisateurs nous demandaient de quitter les trottoirs car bizarrement, tous les manifestants sur les trottoirs ne seraient pas comptabilisés par la Préfecture. Là aussi grand étonnement! Alors quoi, il faut que l’on soit sur le bitume sinon rien, à la poubelle les manifestants sur les trottoirs?

Arrivés au Pont de l’Alma, nous étions canalisés vers une ligne ou une petite armée de jeunes gens comptabilisaient les manifestants qui entraient sur le Pont. Là impossible d’échapper au comptage. Bien sûr que ce ne sera pas au manifestant près mais tous nous avons accepté cette règle du comptage. Là aussi que ce soit devant ou derrière, la foule était là, immense! Un véritable fleuve s’écoulait vers le le Pont de l’Alma! Des rumeurs remontaient du Champs de Mars qui affirmaient que le Champs de Mars était déjà plein.

On pouvait voir aussi des files de cars, à perte de vue sur les quais de Seine qui attendaient la fin de la manifestation pour ramener les manifestants chez eux en Province.  Car il venaient de Bretagne, de Normandie, du Loir et Cher, du Sud de la France, de partout…

La fatigue après plus de trois heures de marche se faisait sentir! Le froid s’installait, la pluie-neige également. La bonne humeur était encore là et le plaisir aussi d’arriver enfin. Par téléphone nous prenions des nouvelles d’autres adhérents de Résistance Républicaine qui était partis de la Place d’Italie. Ils n’étaient qu’à la Place Montparnasse c’est-à-dire bien loin encore du Champs de Mars. Une fois arrivé, c’est une foule immense que je n’avais jamais vu de ma vie! J’ai peu de souvenir de cette manifestation « Marée humaine » de soutien au général De Gaulle en 1968. J’étais jeune à cette époque.  Je ne suis pas allé à celle de 1984 contre la loi voulant supprimer les écoles privées.

Là c’est tout simplement extraordinaire. Nous étions partout dans toutes les rues adjacentes.

Les rumeurs continuaient, nous ne serions que 340 000 manifestants. Quelle honte nous disions-nous! Des contres rumeurs  affirmaient que l’on était plus près du million que des 500 000.

Le froid et la pluie s’installaient. On trouva refuge dans un bistrot ou un peu d’eau chaude avec quelques oignons et beaucoup de croûtons de pain sous l’étiquette « soupe à l’oignon » nous réchauffèrent quelque peu  pour la somme astronomique de 9,50€! On râla mais le bistrotier de l’avenue de la Bourdonnais s’en moqua totalement. Nous étions des manifestants mais aussi des pigeons captifs.

Plus d’une heure après notre arrivée au Champs de Mars, nous voyions encore la foule venant de la manif qui était partie de la Place d’Italie. Elle envahissait, s’entassait sur l’esplanade, elle débordait de partout sur les rues adjacentes.

J’étais crevé, frigorifié, trempé mais heureux d’avoir été là! Ce fut une réussite et je ne comprends toujours pas pourquoi des responsables politiques et associatifs ont refusé de participer à cette manifestation, au moins à titre personnel. Qu’importe, chacun a ses raisons et ils devront sans doute s’en expliquer par la suite.

Dans la foule, j’ai retrouvé ma France! Celle que le général De Gaulle qui expliquait : C’est très bien qu’il y ait des français jaunes, des français noirs, des français bruns ! Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a  une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et religions chrétienne. C’est cette France que je voyais devant mes yeux et non celle de la « diversité » de la « mixité obligatoire » de la multiculturalité imposée« , mâchée, rabâchée, inoculée à coup d’informations de la bien pensance. Ma France était dans la rue. Elle n’était pas « raciste », n’était pas « haineuse », n’était pas « fasciste »! Elle était soucieuse de préserver les fondamentaux de sa société: la famille.

Pour autant, et pour être honnête je dois dire qu’il y avait dans cette foule, quelques  asiatiques, et aussi des antillais et des africains intégrés, j’ai vu  aussi quelques Moyen-orientaux parents eux-mêmes. Tous partageaient les mots d’ordres de cette manifestation pacifique. Il n’y avait pas de »ces djeunes » hurleurs, bavant leur haine de la France avec des drapeaux algériens, marocains, tunisien et j’en passe.  L’espoir  m’est revenu en voyant cette France. Vive ma France, vive la France.

Non la France n’est pas ce que les médias nous affirment. Elle va se battre pour défendre ses valeurs. Cette manifestation est le début d’un renversement.

Gérard Brazon (Puteaux-Libre)

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Gérard Brazon

À propos de Gérard Brazon

Gaulliste. Conseiller Municipal RBM-FN. Blogueur de la résistance. Ancien Syndicaliste.

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