Domenech n’a toujours pas compris pourquoi les Ribery-Benzema-Anelka n’aimaient pas la France

Le père Noël m’a apporté le dernier livre de Raymond Domenech, « Tout seul ». Ecrit deux années après le naufrage de l’équipe de France qu’il dirigeait, ce livre se veut un bilan, et parfois une auto-critique, d’un fiasco qui a fait rire le monde entier aux dépens de notre pays. Personne n’a oublié la grève grotesque dans un car, en Afrique du Sud, en solidarité avec Anelka, qui avait juste dit au sélectionneur, à la mi-temps, « Va te faire enculer, fils de pute ». Nul n’a oublié le communiqué ridicule, trop bien rédigé pour qu’il ait été écrit par les joueurs eux-mêmes, que ces derniers n’auront même pas le courage de lire devant la presse. C’est Domenech qui le fera à leur place, achevant ainsi de se discréditer.

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http://www.youtube.com/watch?v=GOwqyZBsm3Y

Rappelons qu’il fut sélectionneur de l’équipe de France de 2004 à 2010. Sous sa direction, l’équipe de France jouera la finale de la coupe du Monde, en 2006, qu’elle ne perdit qu’à cause du coup de tête impardonnable de son capitaine, Zidane, durant les prolongations. Ensuite, les Français seront éliminés sans gloire au premier tour à l’euro, en 2008, et ne franchiront pas davantage les éliminatoires en Afrique du sud, malgré un groupe des plus faciles : Uruguay, Mexique et Afrique du Sud.

Les amateurs de football n’apprendront pas grand-chose, à la lecture de ce livre de 360 pages. A juste titre, Raymond Domenech constate qu’il ne fut pas épargné par les journalistes, qui le prirent en grippe dès le début de son mandat. Il déplore également les changements survenus dans le football, et notamment la venue d’une nouvelle génération, souvent de faible niveau intellectuel et pourrie par le fric dès son plus jeune âge. Il affirme donc, d’où le titre de l’ouvrage, qu’il s’est senti bien seul pour essayer de maintenir le navire. Pourtant, quand on lit ce livre, on a l’impression que Raymond Domenech passe à côté de l’essentiel. Quid de l’amour du maillot, et celui du pays pour lequel on joue, la France ?

On découvre qu’il a passé des années à supplier les Zidane, Thuram, Ribery, Benzema, Anelka de bien vouloir avoir la gentillesse de jouer pour l’équipe de France, et à écouter les doléances et les caprices de quelques-uns, qui posaient des conditions pour accepter la sélection ! Pourtant, le règlement international est clair : un joueur qui refuse de jouer pour son équipe nationale est suspendu automatiquement, si la Fédération le demande, pour le match d’avant, et le match d’après. Mais, comme nous disent les bobos quand ils parlent des délinquants multirécidivistes : plutôt convaincre que contraindre, la prévention plutôt que la répression ! Le sélectionneur a donc passé ses années à supplier des stars milliardaires de joueur pour un pays dont ils n’ont rien à foutre ! En ne tapant pas le poing sur la table, il n’a gagné que leur mépris.

Il faut attendre en effet la page 350 pour lire ces quelques lignes : « Après tout ce qu’il s’est passé, les joueurs n’arrivent même plus à chanter La Marseillaise. Mais qu’ils fassent semblant, au moins ! Quand on voit Gianluigi Buffon, à 36 ans, chanter l’hymne national les yeux fermés, à gorge déployée… Il ne s’agit pas de nationalisme, mais de montrer au public que chacun s’investit pour l’équipe de France et est ému par ce maillot, ces valeurs, son histoire, et l’imminence d’un combat à livrer avec des copains. Si on est capable de se lâcher comme Buffon et de hurler son hymne, cela signifie que l’on donnera tout pour son équipe. Ceux qui marmonnent pour prétendre plus tard qu’ils l’ont chanté n’ont rien compris ».

equipefrancefootdomenechIl faut un estomac en béton à Domenech pour oser affirmer cela, avoir fait tout le contraire pendant six ans, et ne pas se livrer à la moindre autocritique sur cette question capitale. Qui, pour le plus grand plaisir de la bien-pensance, a formé une équipe de France tellement multiculturelle qu’il ne restait plus, à un moment, que Ribery, converti à l’islam sous le nom de Bilal, et nous imposant ses prières, et le gardien de but, comme joueurs d’origine européenne. N’était-ce pas un message politique clair : la France, cela devait être cela, et tant pis si certains sélectionnés avaient davantage un comportement de racailles que de joueurs de standing international ! C’était tellement gros qu’Eric Zemmour n’hésita pas à dire que Domenech, en composant une telle équipe, faisait de la politique. Et en plus, ils jouaient mal, et nous faisaient honte !

Quand le malheureux Alain Finkielkraut osa dire que l’équipe black-blanc-beur était devenue l’équipe black-black-black, il fut victime d’un véritable lynchage, menacé des tribunaux, faillit perdre ses émissions radiophoniques et télévisées, alors qu’il n’exprimait que ce que toute la France des gens « normaux » constatait : cette équipe ne représentait pas la France, elle était constituée de joueurs très majoritairement issus de la diversité, au comportement arrogant, ne montrant aucun amour pour le maillot qu’ils portaient. Quand Domenech parle de ceux qui marmonnent les paroles de La Marseillaise, il est bien trop gentil, la plupart, à l’image d’un Ribery, d’un Anelka ou d’un Benzema, ne bougent même pas les lèvres, se drapant dans un silence méprisant. Qu’a-t-il fait, durant six ans, pour changer cela ? Rien !

dessinfootDurant ces six années, il s’est appuyé sur des joueurs qui, majoritairement, n’aimaient pas la France, et ne pensaient qu’à leurs intérêts personnels, et à leur ego. Certes, quand ils marquaient un but sous le maillot tricolore, ils paraissaient contents… mais pas davantage que quand ils en marquent un dans leur club. Zidane, pourtant idôlatré, est en le meilleur exemple. Il se sent autant algérien que français, et plutôt citoyen du monde. Il affirme qu’en cas de match France-Algérie, il espère un match nul. Son fils Enzo parait un jeune joueur prometteur. Doit-il jouer pour l’Espagne ou pour la France ? Zidane n’en sait rien, n’affiche aucune préférence. Il n’a jamais chanté La Marseillaise. Il était content d’être champion du monde en 1998, mais pour lui-même, pour ses potes, pas pour la France. Il aurait été tout aussi content de l’être pour l’Algérie, ou pour l’Espagne, s’il avait joué pour ce pays. Rien à voir avec un Gigi Buffon, voire un Yannick Nyanga, rugbyman en larmes  pendant les hymnes du match France-Australie, parce qu’il retrouvait le maillot frappé du coq après cinq ans d’absence. Si Zidane avait vraiment aimé la France, il n’aurait pas, par un geste irresponsable, mis ce qu’il appelle son honneur avant les intérêts de son équipe et de son pays, dans une finale de Coupe de monde, avec, circonstance aggravante, le brassard de capitaine.

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                            Nicolas Anelka

Les joueurs sur lesquels s’est appuyé Domenech sont donc un mélange de citoyens du monde et de mercenaires, et ont un faible niveau intellectuel, pour une majorité d’entre eux. Ajoutez-y le poids de l’islam (que l’ancien sélectionneur n’évoque jamais, pas plus qu’il ne parle des menus halal dénoncés par Vikash Dohrasso) et vous avez toutes les conditions réunies de la chronique d’un fiasco annoncé.

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    Ribery ne prie pas seulement sur le terrain…

http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=5L3ruZLkS_s

Benzema avoue que le pays de son cœur est l’Algérie, et que notre pays, c’est un choix de carrière (comprenez du business). Anelka, qui doit tout à la France, crache sur notre pays à cause de ses impôts. Remarquons qu’il n’a pas subi le sort de Gérard Depardieu. Ribery, entre deux prières et une affaire Zohra, avoue qu’il préfère jouer pour le Bayern de Munich que pour l’équipe de France, et, devant le tollé suscité, explique que son Allemand est mauvais, et qu’on l’a mal compris. Il s’exibe avec le maillot de l’Algérie, que portera sans vergogne son épouse, lors de la dernière coupe du Monde. Nasri, jeune prétentieux arrogant, sème la pagaille partout où il passe, et porte des sous-maillots à la gloire de l’islam, dans son club anglais, dont le patron est un milliardaire du Golfe. Ben Arfa fait des prières quand il est sur le ban de touche, ce qui, vu son égocentrisme, lui arrive souvent. Quant à celui sur lequel il comptait, Thierry Henry, lui aussi dans une phase de conversion à l’islam (voir son nouveau look), au bout du rouleau, il n’a jamais eu l’étoffe d’un leader, et parait avoir pris du plaisir à voir cette équipe, où il n’était plus titulaire, sombrer. Question : des joueurs imprégnés d’islam peuvent-ils avoir envie de faire gagner la France, pays laïque ? Quand on regarde le comportement d’un Anelka, qui torpilla le groupe en 2010, la réponse est clairement non, et cela rend encore plus scandaleux les choix de Domenech, à cette époque.

riberyalgérieLe pire, qu’on on lit « Tout seul », est que, de fiascos en fiascos, rien ne change. En 2008, l’équipe de France dite multiculturelle a déjà explosé, dans une guerre des egos, et de rivalités. Domenech avoue lui-même qu’il avait sélectionné tous les « emmerdeurs ». Il a viré Benzema, Nasri et Ben Arfa, ce qui est à son honneur, pour la Coupe du Monde 2010. Mais cet incapable s’est appuyé sur deux planches pourries, Anelka et Ribery, par hasard tous deux musulmans militants, qui lui ont pourri un groupe sans âme, sans identité, rongé par la défense des intérêts personnels des uns et des autres. Là encore, les choix de Domenech sont accablants, il a été incapable de choisir des joueurs sains, amoureux du maillot et de leur pays. Il a laissé Gourcuff se faire maltraiter. Aveu extraordinaire, Domenech reconnaît que délibérément, Anelka et Ribery ne lui passaient pas la balle, et que, dans les montages, il a voulu occulter ce scandale, faisant des coupures, pour ne pas victimiser le meneur de jeu de l’équipe de France et stigmatiser ses attaquants. On rêve !

Qu’a fait Laurent Blanc, son successeur, durant deux ans ? Il a gardé rappelé Benzema, Ben Arfa et Nasri qui, bien évidemment, ont mis la vérole dans l’équipe pour les deux derniers, tandis que le premier, toujours aussi prétentieux et méprisant, n’a pas mis un seul but lors du dernier euro, pas davantage que son copain Ribery, lui aussi rappelé comme si rien ne s’était passé.

Laurent Blanc a été viré, après le naufrage de 2012, et remplacé par Didier Deschamps, qui continue de s’appuyer sur les deux attaquants « vedettes » Ribery et Benzema.

J’avoue préférer Olivier Giroud à Karim Benzema, et comme joueur, et comme homme. Je trouve que Mathieu Valbuena amène davantage que Franck Ribery, et est bien plus sain pour un groupe. Seul problème, ce dernier est le atout des campagnes publicitaires de Nike, qui sponsorise l’équipe de France…

Aimé Jacquet, en 1998, avait envoyé un message fort, en virant les deux stars du moment : Cantona et Ginola, bien trop individualistes pour le groupe. Domenech se livre à une petite auto-critique, sans rien remettre en cause sur le fond. Laurent Blanc s’est planté, parce qu’il n’avait pas la personnalité à la hauteur des enjeux, et s’est montré incapable de mettre les pieds dans le plat. Qu’attend Didier Deschamps, le nouveau sélectionneur, pour envoyer, comme Aimé Jacquet, quinze ans plus tard, un vrai message, en virant Ribery et Benzema, et tous ceux qui ne montrent aucun amour de la France ? Ce n’est qu’en agissant ainsi qu’il pourra, ensuite, s’appuyer sur un groupe sain, qui ressemblerait, par l’esprit, à l’équipe de France de handball, de natation, d’athlétisme ou de rugby, voire à l’équipe de football féminin.

Pierre Cassen

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