Emprise du salafisme wahhabite sur les mosquées en Algérie

L’Algérie prend à bras le corps le problème que lui pose le salafisme et les extrémistes qui gèrent 80% des mosquées du pays. Le ministère des Affaires religieuses réclame de dresser une liste comportant les noms des salafistes qui représentent un danger afin de clarifier la situation.

En France, où les mosquées sont prises d’assaut depuis plusieurs années par les salafistes, l’UOIF et le mouvement Takfiri, qui représentent un danger pour la République, nous continuons à construire des mosquées et à offrir à cette 5e colonne un hébergement qui n’est autre qu’une couveuse et un berceau de radicaux et de terroristes du type Merah. En fermant l’œil sur ce phénomène et en allant combattre le salafo-wahhabisme et al-Qaeda au Mali, nous laissons l’islam radical labourer et semer de graines de haine le front intérieur. Ce qui est plus grave.

Peut-on encore, sans régir, tolérer sur le territoire national ces terroristes en puissance et les laisser préparer « le printemps islamique » de nos banlieues ? Sans compter qu’ils sont sûrs d’être aidés par des jihadistes nomades qui viendront de tous pays comme on le voit en Syrie, en Irak, au Mali etc. … (NDT)

 

Des sources responsables algériennes ont déclaré que les salafistes radicaux contrôlent 80% des mosquées en Algérie, cela en l’absence d’une politique claire de la part du Ministère des Affaires religieuses pour organiser la fonction d’imam dans le pays.

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Photo : elkhabar.com

‘Adda Fallahi, conseiller en communication du Ministre algérien des Affaires religieuses, Abou ‘Abdallah Ghoulâm Allah, a déclaré : « Les salafistes ne prennent pas en considération la référence religieuse algérienne et ne veulent pas se conformer aux lois et aux règlements préconisés par le ministère pour gérer les mosquées et autres établissements religieux. Ils veulent contrecarrer la référence nationale sur quelque quarante sujets ». Il les accuse d’œuvrer à propager « une référence salafiste wahhabite » comme si elle était « une affaire constitutionnelle » algérienne. M. Fallahi a déclaré au journal algérois al-Khabar que la société dans son pays est menacée par des orientations salafistes dangereuses pour la société algérienne qui portent sur deux points : la division et la confusion.

Le responsable algérien a menacé les imams salafistes qui transgressent  la Constitution dans la pratique de leur devoir d’imam, de se retrouver « destitués, confinés et punis ».

Le Conseil National Algérien (syndicat indépendant) des imams et des fonctionnaires des affaires religieuses fait porter la responsabilité de l’embrasement de la polémique autour du salafisme en Algérie sur le Ministre des Affaires religieuses, Abou ‘Abdallah Ghoulâm Allah, en l’accusant de faire des déclarations sur le danger des imams salafistes sans apporter ni arguments, ni preuves. Jamal Goul, le président du syndicat, dit : « Ou bien le ministère nous fait connaître les noms de ces salafistes qui représentent un danger pour le pays ou bien ce que fait le ministre n’est qu’intimidation et discrimination. ». Il précise que le rôle (du syndicat NDT) est de défendre tous les imams, même s’ils sont salafistes, en l’absence d’une « justification légale » de leur destitution tant que le ministère n’a pas rendu public des noms d’imams salafistes qui représentent un danger pour le pays, et il  affirme que révéler leurs noms participera à éclairer l’opinion publique et à écarter la confusion dans une affaire qui commence à s’étendre sans qu’il y ait de solution à venir. [ …]

Malgré ses critiques adressées au Ministre des Affaires religieuses, le président du Conseil National des imams attire l’attention sur un « point sensible » : les mosquées manquent d’un « encadrement solide ».  Il y a pénurie d’imams et d’enseignants capables d’intervenir dans les affaires juridiques et de parler aux gens. Il n’y a que 20% des mosquées qui possèdent un encadrement solide et que 80 % qui en manquent, ce qui les menacent d’être un lieu d’exploitation (des fidèles NDT) pour diffuser les idéologies et les doctrines extrémistes. [ …]

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Photo : algerie-focus.com

Le porte-parole officiel du mouvement salafiste « Front de l’Eveil Libre » (1), ‘abd el-Fattah Zeraoui Hamadash, a déclaré que les salafistes sont exposés à une campagne de désinformation menée par le Ministère des Affaires religieuses et fondée sur des arguments fallacieux qui conduiraient les Algériens à avoir peur du mouvement salafiste. Il défie le ministre afin qu’il présente une preuve tangible que les imams salafistes sont un danger pour le pays et il dit clairement : « Nous sommes algériens, nous cherchons à servir le pays et il n’y a aucune interdiction légale qui nous prive de  l’action politique, nos idées ne sont pas importées, elles cadrent avec la référence religieuse nationale ».

‘Adda Fallahi, conseiller en communication du Ministre algérien des Affaires religieuses, affirme que l’encadrement réclame des possibilités financières et humaines mais que le ministère, ainsi que d’autres secteurs dans le pays, souffrent  d’un manque de possibilités. Et il a ajouté : « Nous déployons tous nos efforts pour améliorer le corps religieux autant dans sa formation, dans sa sécurité, sociale et matérielle. Cela ne pourra se faire d’un seul coup ». [ … ]. Répondant à Jamal Ghoul au sujet du « salafisme », il a précisé que le ministère va établir une liste de membres adhérents au salafisme et que cette liste sera fondée sur une étude et sur des faits.

Traduit de l’arabe

par Bernard Dick

(1) Selon le site Maghrébia, le gouvernement algérien a refusé l’agrément au parti salifiste Front de l’Eveil Libre (19/02/2013)

http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/features/2013/02/19/feature-03

 

 

 

                                                                                       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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