En dialoguant avec les disciples de Qaradawi, les responsables catholiques trahissent le message de paix de Jésus

Sur l’Église complice des islamistes

Dans son article du numéro 246 de RL Ivan Wilk traite d’un problème de la plus grande importance : la hiérarchie catholique se fait complice de l’islam. C’est vrai – et vraiment révoltant – mais la critique porte-t-elle sur l’essentiel ? Hélas non.

Il n’y a pas à ménager les ecclésiastiques qui, comme l’évêque Dubost et l’abbé Roucou vont « dialoguer » avec ceux qui ont invité l’ignoble Al Qaradawi à leur congrès de l’UOIF. Spécialistes des relations avec l’islam ils ne peuvent ignorer que ce prêcheur de haine – que je ne prends ici que pour exemple symbolique – est celui pour qui, concernant les juifs, « Hitler avec bien commencé le travail et il reste aux musulmans à l’achever ».

L’invitation du prêcheur par l’UOIF est odieuse mais banale. De telles actions sont habituelles dans cette grande organisation de l’islamisme radical « présentable » dans un pays comme la France en pleine dérive spirituelle. La présence au congrès islamiste de l’évêque Dubost et de l’abbé Roucou est, elle, d’une incommensurable irresponsabilité.

Mais pas seulement. Elle est une manifestation de plus de la propre dérive spirituelle de l’Église catholique à son plus haut niveau. Plus précisément : de son entêtement dans la dérive.

J’ai moi-même essayé – en vain – il y a quelques années, d’amener l’évêque Dubost à une mise en question de la toujours officielle conception, dans l’Église catholique, de la violence attribuée à Dieu. De cette conception selon laquelle Dieu a bel et bien commandé des meurtres, des massacres de populations entières, un très explicite génocide au moins.

Or je prétends, depuis des années, que c’est tout simplement cette conception qui a permis au prophète Mohamed et aux rédacteurs du Coran de créer leur nouvelle religion en la fondant sur la prétendue « juste » violence de Dieu : il veut, selon le message coranique, soumettre la population de la terre entière à la volonté d’Allah et, lorsque la méthode « pacifique » – le mensonge et le grignotage des lois et traditions qui s’y opposent dans de nombreux pays – ne suffit pas (ou ne permet pas d’aller assez vite) il faut pratiquer la violence, il faut tuer les mécréants, et plus encore les apostats, ces musulmans qui ouvrent les yeux sur la réalité de leur religion et ne veulent plus la taire.

Je prétends que cette horreur coranique n’aurait pas été possible si, durant les siècles précédents, les Pères de l’Église catholique n’avaient réaffirmé que, puisque c’est inscrit dans l’Ancien Testament il faut le croire : c’est bien Dieu qui a commandé très explicitement le génocide des cananéens. Je prétends que les épouvantables consignes coraniques n’auraient pas été possibles si les fondateurs du christianisme n’avaient affirmé que le bon prophète Élie plaisait réellement à Dieu en égorgeant… 450 « faux prophètes », il faut le croire puisque c’est écrit dans l’AT.

Pour ne citer ici que deux exemples des très nombreuses aberrations criminogènes que s’entêtent à qualifier « d’authentiques paroles de Dieu » le pape Benoît XVI lui-même, le Magistère de l’Église catholique et toute sa hiérarchie.

Les Pères de l’Église trahissaient le merveilleux prophète juif Jésus dont ils se réclamaient. C’était il y a plus de quinze siècles, juste avant l’arrivée de l’islam.

Les responsables catholiques actuels continuent de trahir Jésus et son authentique message d’amour et de paix universelle, pour lequel il a été jusqu’à donner sa propre vie sous la torture. Rien de comparable, évidemment, avec les pratiques personnelles du prophète Mohamed, contre-exemple en humanité.

Les habitants du monde savent, en ce début du XXIe siècle, que la paix n’y sera pas possible tant que les religions y cultiveront la notion de « bonne violence », celle qu’on leur dit « voulue par Dieu ».

Dans les pays démocratiques comme la France les habitants savent que les politiciens continueront, dans les années qui viennent, à trahir la laïcité, principal obstacle théorique à la violence religieuse. Ils ont vu Sarkozy la trahir et faciliter l’islamisation. Ils ont vu et ils voient la pseudo-Gauche s’enfermer dans un imbécile négationnisme sur les dangers de l’islam.

Parmi ceux qui croient en Dieu les chrétiens, et plus particulièrement les catholiques ont le devoir de faire sortir leurs institutions d’un semblable négationnisme : celui qui voudrait que la justification et l’enseignement de la prétendue « juste violence voulue par Dieu » ne soit pour rien dans la violence effectivement commise par les islamistes.

Pour aider à la réflexion :

« Benoit XVI, premier responsable de la violence religieuse »

http://blog.sami-aldeeb.com/2011/09/18/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse/

(le titre volontairement provocateur ne doit pas tromper : c’est bien l’islam qui est présenté dans l’article comme la religion actuellement la plus violente et, si Benoît XVI y est dit « premier responsable » c’est que, plus qu’aucun autre, il a le pouvoir de mettre fin à la théologie criminogène qui fonde cette violence)

« Le vingt-et-unième siècle sera religieusement correct »

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-vingt-et-unieme-siecle-sera-113119

Pierre Régnier

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