Esprit libre : Bébert, le chanteur des Forbans, donne une leçon à l’imposteur Zeribi

Il est de bon goût de se produire pour des partis de gauche ou à tendance verdâtre. Chanter pour des militants de droite est par contre du plus mauvais effet, et ne parlons même pas du fait de pousser la chansonnette pour le Front National, qui garantit au chanteur un bannissement à vie de la part des bien-disants. Mais toujours au nom de la démocratie bien entendu. Pas question de traiter les bien-disants de totalitaires, ils en ont les méthodes, la couleur et l’odeur, mais agissent pour le bien de tous contre le gré de la majorité qu’ils entendent réduire au silence.

Les Forbans, un groupe qui a su apporter une gaieté sympathique à la jeunesse des années 80, a accepté, sur invitation du Front National, de se produire pour le 40e anniversaire de ce dernier, ce qui est parfaitement leur droit dans une démocratie digne de ce nom.

Mercredi dernier, aux Grandes Gueules de RMC, Bébert le représentant du groupe se trouvait face à Karim Zeribi, député vert et conseiller municipal à Marseille. Celui-ci, sur le point de faire connaître sa désapprobation n’en a cependant pas eu le temps. En effet, évoquant une décision du groupe d’aller se produire pour le FN, Bébert l’a aussitôt repris : « Je n’aime pas le mot ‘qui décide’. Je ne décide rien du tout ! T’es un petit malin toi ! Il décide, qu’est ce que ça veut dire ? ». De manière fort discourtoise, Zeribi a rétorqué qu’il n’a jamais écouté les Forbans sauf quand il y était « obligé ». Las, saisissant la balle au bond, Bébert, dans une gouaille digne de Pagnol ne s’en est pas laissé conter : « la différence, c’est que toi tu sais que j’existe. Moi je ne sais même pas qui tu es. Tu es un guignol. L’émission n’était même pas commencée que tu m’agressais ! (…) Tu n’existes pas. Ton nom et ton prénom, je ne les connais pas ».

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Le Père-la-morale Zeribi, tellement habitué à se mettre en scène et à s’auto-flatter, a dû en faire un début d’ulcère. On voit d’ailleurs tout son égocentrisme déployé sans complexe sur les photos qui illustrent le site du mouvement qu’il a créé et qu’il a pompeusement dénommé Nouvelle France, un mouvement appelant, comme son nom et son contenu l’indiquent, à remplacer la France. Ces photos le montrent systématiquement en lumière, tout seul, trônant au beau milieu des Français floutés, occultés, effacés. Tout un symbole…

Karim Zeribi s’était distingué à de nombreuses reprises, comme lorsqu’il avait lâché l’un de ses chauffeurs de la Régie des Transports Marseillais dont il est le président, après que le malheureux se soit fait tabasser par des dignes représentants de la religion de l’Amour et des Lumières parce qu’il avait osé demander, en toute légalité, que des femmes dévoilent leur visage en montant dans son bus.

Comme cette fois aussi où il avait réclamé une baisse des tarifs des transports, à défaut de la gratuité, en faveur de la fougueuse jeunesse marseillaise afin de lutter contre une fraude endémique, pourtant pratiquée avec ardeur et maîtrise dans de nombreux autres secteurs, pour ne pas dire institutionnalisée.

Comme en 2008 encore où il avait soutenu, d’une part, Jean-Noël Guérini mis depuis en examen pour prise illégale d’intérêts, trafic d’influence et association de malfaiteurs, et d’autre part, Sylvie Andrieux, mise en examen pour complicité de tentative d’escroquerie et de détournement de fonds publics via des associations fictives.

Comme cette fois enfin où dans l’émission Les Grandes Gueules, où il a sa place attitrée, il avait proféré un mensonge plus gros que lui en prétendant que les Français de Souche n’avaient pas combattu aux premiers rangs durant la Seconde Guerre Mondiale, effaçant 60 000 morts d’un coup (ne parlons même pas des blessés), avec un mépris inacceptable pour nos valeureux aïeux, à moins qu’il ne s’agisse de sa part que d’un lapsus « racistae », ou plus sûrement du négationnisme le plus honteux.

On se rappellera aussi qu’il avait déclaré au sujet des Roms : « Si demain les Roms pouvaient travailler, je ne suis pas convaincu que, culturellement parlant, ils se jetteraient sur les offres d’emploi à Pôle Emploi »… On notera que curieusement, les associations antiracistes ne semblent pas lui avoir tenu rigueur pour ces propos nauséabonds. C’est tout l’avantage de s’appeler plutôt Zeribi que Dugenou, le second étant sûr de passer à la 17e Chambre, le premier en étant systématiquement dispensé. Mais au nom de l’Egalité, bien entendu. Alors pensez donc, un homme issu de la diversité, on ne pourrait tout de même pas l’accuser de racisme, tout le monde sait bien que le racisme ne vient que des méchants occidentaux, n’est-ce pas.

Bref, Karim Zeribi donc, s’est frotté à plus virulent que lui et s’est fait laminer avant que d’avoir pu étaler sa tartine de fiel et sa suffisance.

Alors bravo à Bébert, citoyen à l’indépendance assumée et libre d’accepter de chanter pour qui il veut, d’avoir tenu tête à ce prétentieux mal cuit qui n’a sans doute jamais eu l’occasion, le pauvre, de faire de boum dans le living-room… wa pap pap… wa pap pap.. wap papadap padap… wa pap pap… A moins qu’il ne se soit trémoussé en douce entre deux prières, allez savoir…

Caroline Alamachère


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