Est-ce la faute de la France si la Française Amel Bent ne se sent pas française ?

Amel Bent, la chanteuse de La Courneuve, est fière d’être algérienne, fière d’être la fille d’une mère algérienne et d’un père marocain, mais elle n’est pas fière d’être française. Elle est pourtant française (elle est née en France où elle a toujours vécu, et avoue ne pas connaître l’Algérie), ce qui ne l’empêche pas de brandir joyeusement le drapeau algérien, tout en déclarant qu’elle ne peut pas faire de même avec le drapeau français (1). C’est ce qu’on appelle une «intégration réussie» !

Le problème est que l’attitude de cette jeune chanteuse n’est pas une exception chez les immigrés non-européens. La France est désormais confrontée à des Français qui n’aiment pas la France, et qui, néanmoins, n’envisagent nullement de retourner dans leur pays d’origine. Tels sont les nouveaux schizophrènes de l’identité nationale !

Cette maladie a cependant son remède, que tout pays démocratique est susceptible de prescrire à ses ressortissants dès lors qu’ils en font la demande. On appelle cela le «retour gracieux au pays» !

Pour bien vivre dans un pays, en effet, il importe de l’aimer. Si l’on vénère d’autres traditions, d’autres coutumes, d’autres valeurs, on vit dans l’infidélité culturelle, et le divorce n’est pas loin. Il n’y a, par conséquent, qu’une solution à ce problème : vivre là où les valeurs tant aimées existent, et existent de plein droit. Le mariage du fait et du droit rend heureux et libre !

Qu’Amel Bent et tous ceux qui tiennent à leurs racines étrangères sachent par ailleurs que les Français leur ressemblent en ce qu’ils sont d’abord attachés à la France. Or, la France est le pays de la laïcité, de l’égalité des sexes et de la liberté d’expression. Ses racines sont judéo-chrétiennes ; le Christ et Marie y sont vénérés ; Noël y déploie ses sapins et ses crèches ; la religion peut y être critiquée ; l’alcool et le porc font partie des réjouissances festives et culinaires, et les Droits de l’Homme priment sur les Droits de Dieu !

Notre jeune chanteuse a néanmoins beaucoup de chance, car nombreux sont les pays où le climat culturel correspond aux valeurs de son cœur : on y trouve tout ce qui peut rappeler l’Algérie, c’est-à-dire le halal, le voile, les mosquées, les interdits alimentaires… Et puis, surtout, dans ces pays, il n’y a point d’islamophobie !

Mais attention : dans ces mêmes pays, Amel Bent ne devra plus avoir de crise identitaire, car ni Aurélie Filippetti ni les bobos de service ne pourront voler à son secours !

Maurice Vidal

(1) «Je suis fière d’être algérienne, fière d’être la fille de ma mère (…) mais je ne peux pas dire encore que je suis fière d’être française (…) Aujourd’hui, je ne peux pas brandir un drapeau bleu, blanc, rouge, non je peux pas, alors que pour moi c’est plus facile de lever le drapeau de l’Algérie, alors que je ne connais pas l’Algérie».

 

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