Exclusif : un contrôleur de la SNCF témoigne d’un quotidien effrayant qu’on veut cacher aux Français

Notre contributeur Lazare Zylbergleitt, au lendemain de l’attaque d’un TGV Marseille-Nice, a rencontré un contrôleur de la SNCF, qui travaille régulièrement sur ces lignes. Celui-ci a accepté de lui livrer, en exclusivité, ce témoignage sur une réalité quotidienne que la direction et le gouvernement veulent cacher aux Français. Surtout, il nous a promis que ce premier témoignage serait suivi d’autres révélations exclusives, pour Riposte Laïque.

Depuis trois semaines, il ne s’est pas passé un seul voyage sans incident avec des voyageurs ivres et violents et des dizaines de clandestins par TGV, j’ai même eu droit à une attaque de jeunes des Moulins encagoulés dans un TER qui essayaient de racketter des voyageurs en gare de Nice Saint-Augustin en fin janvier dernier à 21 h 15… Un collègue les a mis en fuite, mais ils ont récidivé le lendemain, aujourd’hui encore des jeunes des cités de Marseille à la hauteur de la gare de la Pomme ont bloqué des convois de trains voyageurs notamment un TGV, tous étais encagoulés pour voler.
La situation se dégage lamentablement, il me faut choisir un samedi soir départ 15 h 34 ou 17 h 34 de Nice pour Paris, pour avoir un bel échantillon de ce qui se trame… avec l’aval de notre gouvernement et l’autisme de notre entreprise qui ne mise que sur la rentabilité… et la direction nous interdît strictement, d’évoquer ces « incidents », aujourd’hui j’avais Christophe Barbier qui venait chercher sa famille en gare de Saint-Raphaël (politologue directeur de l’Express, je crois) je n’ai eu que le temps de le saluer, mais j’avais le désir de lui glisser un mot des courants migratoires permanents et de l’insécurité rampante (hier encore, cinq Afghans, dix Tunisiens, tous irréguliers que nous avons chassé à l’aide d’un copain policier qui montait sur Paris), mais au bout du compte rien que dans les TGV Marseille-Paris je peux extrapoler un potentiel d’une cinquantaine de clandestins au minimum par jour et ce depuis la révolte du printemps arabe (seulement pour les Tunisiens)… La BCF (brigade de contrôle des frontières), ne fait aucun contrôle et j’avais oublié les deux incidents majeurs du contrôleur qui s’est fait jeter sur les voies pour un iPad et un smartphone et dans le même scénario une contrôleuse sur une ligne régionale de Marseille-Aix il y a deux semaines…
Notre syndicat alerte le préfet pour d’autres incidents majeurs (caillassages de trains à la hauteur de Ranguin… ligne de Grasse), mais rien ne se passe avec la direction et les pouvoirs publics… Le comble est qu’avec un plan Vigipirate renforcé, AUCUN TGV N’EST FOUILLÉ OU VÉRIFIÉ AVANT LE DÉPART, seule une bonne prière me préserve ainsi que tous les voyageurs de FRANCE d’un non-attentat… Je vois même des barbus à l’arrivée de mon TGV à Paris attendre des clandestins sans affaires. Voilà ce n’est malheureusement pas de la parano, mais l’état de la FRANCE aujourd’hui. Et j’en suis l’impuissant témoin malgré ma colère que vous partagez….
Et j’oubliais les pickpockets dont je connais avec le temps toutes les habitudes, qui harcellent nos TER et soulagent des centaines de touristes de leurs portefeuilles tous les jours en toute impunité, ils garent même leurs voitures sous le pont de Riquier pour déposer entre deux trains leurs butins.. Déjà signalé et personne n’intervient à croire que cela arrange tout le monde je suis écoeuré de même, si j’avais une caméra embarquée, je suis sûr de faire le buzz sur le net.
Et voici le résumé de l’incident qui à fait tant de bruit “une seule journée” dans les medias.
Selon mes collègues, on était en plein Far West : plusieurs dizaines de jeunes ont contraint un TGV à s’arrêter sur les voies samedi à Marseille, en utilisant des torches d’alerte de la SNCF, et ont tenté de monter à bord avant de s’enfuir à l’arrivée de la police, qui a pu interpeller dix d’entre eux.
La scène, filmée par un assaillant et des passagers, s’est déroulée peu après 14 heures, alors que le train, parti de Paris, venait de quitter la gare Saint-Charles à Marseille vers Hyères (Var) et Nice, avec environ 150 personnes dans deux rames.
Des torches allumées sur les voies forcent alors le conducteur à stopper le TGV à hauteur de la cité Air Bel dans le 11e arrondissement qui est classé en Zone de sécurité prioritaire.
« Ces torches à flamme rouge sont des outils de sécurité que l’on utilise ordinairement pour signaler un gros problème et dans ce cas les conducteurs ont pour consigne de s’arrêter », a expliqué une porte-parole de la direction régionale de la SNCF.
La police est alertée immédiatement et les forces de l’ordre essuient des jets de pierre à leur arrivée sur les lieux, avant que les assaillants ne s’enfuient dans la cité.
« On a recueilli très rapidement des témoignages de passagers, qui nous ont permis d’aller repérer des individus et de les interpeller », a raconté Martine Coudert, directrice départementale adjointe de la Sécurité publique dans les Bouches-du-Rhône.
Dix suspects, âgés de 15 à 20 ans pour la plupart, ont été placés en garde à vue dans les locaux de la Sûreté pour « entrave à la circulation des trains, dégradations volontaires et vol », a-t-elle ajouté, précisant qu’aucune arme à feu n’avait été signalée par les témoins et que la police n’en avait pas aperçu sur les films qu’elle a pu visionner.
Aucun des jeunes n’est entré dans une voiture de passagers, dont les portes étaient verrouillées. Certains ont cependant réussi à pénétrer dans un local technique du train pour y prendre des fumigènes, dont l’un a légèrement brûlé une vitre du TGV, seule dégradation notable.
Reparti vers 16 heures 00 en direction de Toulon, le train est arrivé à Nice avec deux heures de retard vers 18 heures 30.
« Ils ont commencé à taper sur le train pour s’amuser, ils voulaient voir s’ils étaient capables d’arrêter un train, ils rigolaient et se prenait en photo », a raconté à l’arrivée Saaida, une étudiante de 19 ans qui voyageait avec sa mère. « Ensuite ils ont essayé de monter dans le train, les gens commençaient à paniquer et puis la police est arrivée », a-t-elle ajouté.
« Bien sûr on a eu peur, on a eu de la chance qu’ils n’arrivent pas à entrer », a renchéri la mère.
« On est revenu à l’époque de l’attaque des diligences, on est en plein Far West… Nous avons déjà eu à Marseille des attaques de trains de marchandises dans les quartiers nord, et des agressions régulières sur les contrôleurs, maintenant on a franchi un cran supplémentaire dans le sud de la ville avec cette attaque hors normes », a estimé David-Olivier Reverdy, du syndicat de policiers Alliance.
En juillet 2011, une vingtaine de jeunes avaient contraint à l’arrêt un TER dans le nord de Marseille en plaçant chariots, poutres et parpaings sur la voie, afin d’immobiliser un train de fret. Plusieurs wagons avaient été ouverts et des cartons de produits de grande consommation avaient été volés.
En 2008, du matériel informatique, mais aussi des coussins de marque PlayBoy, avait été dérobé lors d’attaques de trains de marchandises dans le même secteur.

Témoignage recueilli par Lazare Zylbergleitt


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