Femen : néo-féministes ou supplétives du mondialisme ?

Riposte laïque, par l’intermédiaire de Stéphane Bornat (1) s’est ému du silence des organisations féministes après la prestation des dames dépoitraillées venues chercher la castagne à la manifestation de Paris contre « le mariage pour tous », soutenu par le gouvernement. Qui ne dit mot consent, dit l’adage. En ce cas, nos féministes patentées seraient-elles complices, ou bien serait-ce à un accès de pudeur soudain qu’il faut imputer leur silence ?

J’ai visionné comme tout le monde les vidéos qui tournent via la Toile, lu les inscriptions bombées sur la chair de ces filles à esthétique nazie et dont on se demande si leur place ne serait pas mieux indiquée dans un parc d’attractions qui mettrait en scène la décadence qui frappe aux portes de notre doux pays. Inscriptions tracées pour la plupart dans la langue du maître, naturellement, celui qui a commandé la prestation et payé les frais annexes.

Désireux d’en savoir davantage sur ces gourgandines, je n’ai pas tardé à découvrir qu’elles sont européistes, parfaitement dans la ligne, et qu’elles sont financées par des officines à la solde de l’Ordre libéral. Les mêmes qui auraient récemment financé la campagne d’affichage du CCIF. Féminisme et islamisation, même combat ?

Il n’est pas insignifiant d’ajouter que les Femen ont par ailleurs soutenu les Pussy Riot, comme la dame au quintuple menton qui se croit de ministre des affaires étrangères de l’UE et comme bien d’autres hypocrites. Car qu’auraient dit ces braves si cela s’était passé dans une mosquée ou une synagogue ?

Le féminisme aurait-il dégénéré en supplétif du mondialisme ?

On ne peut pas ne pas penser aux détracteurs de l’ancêtre qui assurait que la liberté des femmes est d’abord celle de leur porte-monnaie, ces bougres qui goguenardaient Momone de Beauvoir en disant qu’elle a fourni l’alibi idéologique qui manquait au grand patronat, avide de main d’œuvre féminine, abondante et bon marché.

Les Femen n’illustreraient-elles pas ce paradoxe ? N’est-il pas saisissant le parallèle  entre le patronat d’antan, qui aurait soutenu en sous-main le féminisme d’alors, et la finance mondialiste qui soutient aujourd’hui une organisation implantée en Ukraine dans le sillage des révolutions colorées et qui, depuis, a essaimé dans les principales capitales européennes ?

Soyons sérieux. La raison des revendications sociétales et de tous ces droits catégoriels qui leur répondent depuis plus de trente ans n’est-elle pas de masquer les rapports de classe et la guerre à laquelle les élites mondialisées se livrent contre leur peuple ?

Pendant que les gens s’étripent à propos du « mariage pour tous », de l’adoption « homoparentale », du néoféminisme à la Femen et de tant d’autres sujets secondaires, généralement formulés par des questions fermées, auxquelles il faut répondre par oui ou par non, ils ne réfléchissent pas aux raisons de l’emploi qui s’enfuit, au travail qui se fait rare, aux usines qui ferment, au pays qui se tiers-mondise et à la nation qui part en vrille. Cynique, le Système fait alors entrer en scène le politiquement correct par la voie des médias sous contrôle, le fait tourner à plein régime et arbitre pour finir : si vous répondez oui, vous êtes un chic type, de gauche et tout et tout ; si vous répondez non, vous êtes un réac ou un facho et, depuis que ces expressions sont passées de mode, vous êtes un raciste. C’est tellement tendance !

Etre de gauche aujourd’hui, c’est être pour les libertés sociétales comme on s’est évertué à vous le faire admettre, et puis cela présente l’avantage de vous faire oublier votre condition de petit bourgeois minable, méprisé des riches et moqué des classes populaires. Mais les conflits de classe ? Le rapport du capital au mode de production ? La répartition de la plus value ? Le service public ? L’agonie du capitalisme industriel (qui produit !) et bientôt sa mise à mort sous les coups de boutoir du capitalisme financier ? Ajouterais-je la guerre de l’Otan en Syrie ? Mais vous n’y pensez pas ! La gauche institutionnelle, convertie au marché, fait tout pour que vous ne puissiez en débattre. Le « mariage pour tous » et les Femen, ça c’est moderne, coco.

Stratégie de diversion, disions-nous au temps de notre jeunesse. Car pendant que les gens se querellent, la ploutocratie mondiale se frotte les mains. Ses fourriers, les gouvernants qui ne gouvernent plus rien, sont priés de jouer la partition politiquement correcte érigée en langage universel, le seul qui leur soit permis de parler. La guerre déclarée aux peuples dont ils sont complices en est merveilleusement occultée. Le gouvernement Ayrault et Najet Vallaud-Belkassem nous en ont donné un nouvel exemple avec les Femen et le reste.

Il reste que je suis dégoûté d’avoir soutenu pendant très longtemps la cause des femmes.

Ahmed Ghlamallah

http://ripostelaique.com/lincroyable-silence-des-feministes-sur-les-femen-payees-pour-sexiber-a-moitie-nues.html


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