Fiasco de Florange : l’indécent pince-fesses de Montebourg

Le ministre du Redressement productif souhaite remercier les députés qui l’ont soutenu dans son projet de nationaliser temporairement le site de Florange.

Pour cela, après leur avoir fait parvenir un courrier électronique de remerciement le 30 novembre, il les invite pour un cocktail à Bercy le lundi 17 décembre.

Source Le Lab Europe

http://lelab.europe1.fr/t/le-cocktail-organise-par-montebourg-pour-remercier-les-deputes-pro-nationalisation-6410

Camarade Arnaud,

Permettez cette petite familiarité à une sexagénaire, inquiète de voir à quel point vous êtes en ce moment perturbé, tellement vous accumulez les bourdes et autres actions inopérantes pour le redressement productif … de quoi au juste, on ne sait pas trop, mais enfin il est question de redresser, c’est pour cela que le camarade Ayrault vous a nommé !

Alors, il faut que je vous gronde : car en effet ce n’est pas parce que votre ex-dulcinée Audrey Pulvar  vous a quitté, qu’il faut noyer votre chagrin dans l’alcool et vous livrer à tous les excès possibles. Je vous le dis tout net, si vous ne mettez pas immédiatement un frein à la boisson, vous allez terminer comme Jean-Louis B. et vous serez la risée de vos petits camarades (Canteloup en parlait encore hier soir sur TF1, c’est dire !).

Non, franchement, il y a quantité d’autres moyens pour éradiquer un chagrin d’amour, que d’inviter vos copains députés à faire la fiesta en guise de remerciement à je ne sais quel soutien ; puisqu’ils sont « de votre bord » c’est tout naturel qu’ils vous soutiennent et n’ont donc pas à en être remercier… surtout avec l’argent des contribuables (à moins que ce soit sur vos deniers personnels, ce n’est pas précisé, mais permettez-moi d’en douter, ce n’est pas usuel au P.S.).

Par exemple vous pourriez enfiler votre si seyante marinière et embarquer sur le premier cargo en partance pour … le plus loin possible (si ! si ! ce sera  plus efficace si c’est très loin) et pour une durée indéterminée (quand la santé mentale est en jeu il ne faut pas hésiter à faire des sacrifices) … compréhensifs, nous tenterons de survivre sans vous et vos brillantes idées.

Ou alors, autre suggestion  : laissez-vous pousser la moustache pendant quelques jours, enfilez un bleu de travail (si vous ne savez pas ce que c’est, ne perdez pas votre temps à questionner vos amis du gouvernement, car il y a fort à parier qu’ils ne savent pas non plus ; demandez plutôt un tuyau à n’importe quel  syndicaliste que vous rencontrez dans le cadre de votre mission gouvernementale) … puis rendez-vous dans une des quelques rares usines encore en état de fonctionner, malgré les basses œuvres des technocrates de Bruxelles pour mondialiser de force l’industrie française. Débrouillez-vous pour vous faire embaucher … tenez, juste 8 jours… avec des cadences et des horaires auxquels vous êtes sans doute loin d’être habitué, cela risque de suffire à mon avis, pour vous remettre les idées bien en place, sous le choc d’une dure réalité à laquelle votre parcours d’enfant gâté par le sort ne vous a manifestement pas préparé.

Alors, c’est promis ? Quelle que soit la solution que vous choisirez, vous cessez de jouer à l’enfant capricieux et totalement irresponsable, aveugle  à tout ce qui existe au delà de votre nombril, pour enfin vous intéresser VRAIMENT au sort des citoyens français, grâce à qui vous pouvez jouir d’un train de vie … de ministre justement… alors que jusqu’à présent, avouez que vous n’avez rien produit, et encore moins redressé… du tout !

Demandez à votre copine Cantat-Duflot ce qu’il en est de la misère humaine, elle qui  en est réduite à vouloir réquisitionner les églises, pour y loger les hordes de sans-abris, venus du monde entier chercher refuge chez nous qui sommes déjà endettés jusqu’au cou ! Mais elle ce n’est pas la boisson, c’est l’usage des stupéfiants qui la détruit !

Avec le coût de ce qui est sans doute prévu pour votre petite sauterie du 17 décembre, vous pourriez vraisemblablement nourrir, non pas des S.D.F. (ils ont déjà les restaus du cœur) mais quelques familles méritantes peinant à « joindre les deux bouts » avec un salaire honteux, sans commune mesure avec le travail qu’ils effectuent… un peu comme vous, mais à l’envers !

Josiane FILIO

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