Football : Samir Nasri marque un but… et demande à la presse française de fermer sa gueule !

Publié le 12 juin 2012 - par - 3 738 vues
Share

Il y a quelques jours, j’ai enregistré une vidéo sur les dérives du football, et sur les raisons du désamour que suscite l’équipe de France. J’avais conclu en expliquant que je boycottais tous les matches de cette équipe, tant que je ne sentirai pas l’amour du maillot, du pays pour lequel ils jouent, et un esprit d’équipe et de solidarité de la part de milliardaires prétentieux, enfants gâtés de la vie.

http://www.youtube.com/watch?v=Y-tT5V–lmQ&feature=plcp

J’ai depuis reçu plusieurs courriers de lecteurs. Ainsi, un d’entre eux me disait que lors du dernier match de préparation, au moment de l’exécution des hymnes nationaux, il avait surpris Samir Nasri en train de rigoler. Un autre m’a fait part, hier, de son exaspération devant le trio Benzema-Nasri-Ribery, qui, selon lui, n’a cessé de jouer entre eux, et a ignoré systématiquement les appels d’autres partenaires. N’ayant pas vu le match, je me suis contenté, en voiture, hier soir, d’entendre les commentaires des journalistes.

Ce qui faisait la « une » était deux choses : l’équipe de France n’avait pas bien joué, face à une équipe d’Angleterre moribonde, et n’avait pu faire que match nul. Mais l’événement était ailleurs. En égalisant, Samir Nasri avait mis son doigt sur la bouche, et, de manière très visible, s’était mis à hurler : « Ferme ta gueule ! ». Curieux, à la fin du match, les journalistes lui ont demandé à qui avait-il parlé. Réponse : « A la presse française, qui a osé me critiquer ». Inutile de vous dire qu’il a fait un placement, et que, notamment sur RMC notamment, cela s’est déchaîné contre lui. D’abord, certains faisaient remarquer que cet enfant gâté avait un quotient intellectuel des plus limités, et que, partout où il était passé, de Marseille à Manchester City en passant par Arsenal et l’équipe de France, il y avait eu des embrouilles autour de lui.

Mais c’est surtout le conditionnement mental de ce garçon qui interrogeait nombre de journalistes. Chez un joueur normal, quand on marque un but, on exprime d’abord sa joie, pour soi, pour ses équipiers, et plus largement pour le pays pour lequel on joue, quand on a la chance d’être international. Nasri, qui se croit beaucoup plus beau qu’il n’est, ne voit dans son but qu’un prétexte à se venger d’articles critiques, comme si son statut devait ne lui valoir qu’éloges de plumitifs à ses pieds.

Depuis la catastrophique de la dernière coupe du Monde, la Fédération française de football paie, à coups de millions, des communicants et des conseillers pour essayer d’apprendre à parler à des joueurs souvent primaires, et surtout effacer l’image désastreuse laissée il y a deux ans. Seul problème, Laurent Blanc a refusé de faire le ménage nécessaire, et a fait de Ribery le « taulier » de l’équipe, n’hésitant pas à sélectionner, outre le père de « Glaive de l’islam », Karim Benzema, annoncé comme la grande star de l’équipe, qui affirme que l’Algérie est l’équipe de son cœur, et la France celle de ses choix sportifs, et Nasri, que le monde du football considère comme un petit prétentieux. Autre anecdote rapportée par les journalistes, Benzema, qui joue avant-centre, et doit donc marquer des buts, aurait joué partout… sauf en position d’avant-centre. Cela me rappelle la fameuse anecdote du match contre le Mexique, en 2010, où Anelka, sélectionné au poste d’avant-centre, se baladait partout, alors que le sélectionneur lui demandait de rester à son poste. Nous avions alors eu droit au fameux : « Va te faire enculer, fils de pute » envoyé au sélectionneur Domenech, à la mi-temps.  La révélation de cette insulte par le journal L’Equipe, avait mis le feu aux poudres, valu l’exclusion du coupable… et déclenché la fameuse grève de solidarité qui avait fait rire le monde entier au dépens de la France !

Au lieu de choisir des joueurs qui, à l’instar des handballeurs, rugbymen, nageurs ou athlètes, sans oublier l’équipe de France féminine, montrent qu’ils aiment leur pays, ses valeurs et son maillot, Laurent Blanc a choisi, en alignant des Ribery-Nasri-Benzema, des mauvais symboles, des joueurs qui ne se comportent pas toujours bien sous le maillot tricolore, des enfants gâtés à l’égo aussi surdimensionné que le cerveau est étriqué.

Résultat, premier match, et deux années d’efforts médiatiques qui partent en fumée, à cause du geste imbécile de Nasri. Inutile de vous dire que si cette équipe, comme en 2010, se fait virer dès le premier tour, je ne serai pas le plus malheureux des hommes.

Pierre Cassen

Share

Les commentaires sont fermés.