Français hostiles à l’islam : le sondage qui dérange le Pouvoir

Le sondage IPSOS sur l’état réel de la nation dans ce qu’elle ressent de plus profond et authentique, est le perce-neige annonçant la fin prochaine de l’hiver. Interrogé sans les contorsions coutumières de trop de sondeurs orientant par avance sa réponse, le peuple français s’exprime clairement et c’est, semblable à celle du 13 Janvier, une seconde vague de refus qui déferle.

Refus du mensonge et de la compromission, dénonciation de la veulerie complice de tant et tant de clercs, reflet d’une angoisse intime devant le délitement du pays, appel au sursaut : les Français mettent leurs dirigeants devant leurs responsabilités, dans la lumière crue de leur défiance.

La question religieuse domine de très haut, lorsque vient son tour, le verdict. Les camemberts de l’enquête ont pris pour elle la couleur de la colère, le rouge écarlate du rejet s’y impose. Décidément, l’année 2013 n’a pas fini de nous réserver des surprises, encore qu’ici même à Riposte Laïque, nous soyons nombreux à avoir pressenti le réveil d’un peuple longtemps assoupi, bercé d’illusions, cocooné par les nourrices de l’amour, de la paix et de la tolérance. Cette fois, le constat est limpide. La France bouge en profondeur. Elle récuse les arguments des plaideurs d’un vivre-ensemble fantasmé. Elle érige pour sa défense de nation majeure une barrière qu’il sera désormais de plus en plus difficile de franchir.

Comme celui des politiques, le discours des responsables de l’Islam va devoir changer. Le brouillard répandu depuis une trentaine d’années par les messagers du Prophère se dissipant, les fauves déguisés en doux herbivores devront y regarder à deux fois avant de continuer à nous vendre leur miel agrémenté ça et là de vinaigre. Ayant goûté la mixture, les Français font la grimace et réclament que l’on modifie assez ce qu’on les force à ingurgiter. C’est en fin de compte ce qui ressort en priorité du sondage. C’est infiniment rassurant.

Les citoyens bonasses et parfaitement tolérants de ce pays admettant, et de quelle massive manière, qu’ils se font purement et simplement enfumer, la sémantique musulmane et avec elle celle des petits télégraphistes de Riyad, de Doha ou de Marrakech, va devoir se choisir un mode d’expression quelque peu différent de celui qu’elle nous propose depuis le début. Le petit jeu de piste balisé par les réthoriciens de la Vraie Croyance et leurs affidés bien de chez nous n’intéresse plus guère les koufars. Ayant deviné où il les mène, les Français exigent aujourd’hui que fin soit mise au flou artistique qui le nimbe. Islamistes modérés (quel oxymore!) ou radicaux, terroristes, fondamentalistes, musulmans intégrés, etc, les mots ne manquent pas pour tenter de leur faire croire à la divisibilité de l’oumma, à sa non-unicité. Les mécréants de France s’en foutent à l’heure qu’il est. Ils ne font plus la différence, c’est le dogme tout entier qu’ils somment aujourd’hui de se réformer sous peine d’être, à l’étape suivante, mis sous leur tutelle directe. Tâche compliquée : le risque d’être aussitôt considérés comme des apostats passibles de mort violente à l’intérieur même de leur propre famille ne va pas faciliter le travail de nos gentils imams et de leurs clones médiatisés. C’est leur problème!

Si nos dirigeants ont quant à eux un poil de bon sens, ils feront « la job » (comme disent les Québécois) au nom de l’écrasante majorité de ceux qu’ils représentent. Le hic réside dans leur capacité à sortir de leur carcan idéologique pour se retrousser les manches et agir. Pour cela, il leur faudra d’urgence se débarrasser de la côterie délétère qui leur conseille de poursuivre, impavides, l’oeuvre de destruction civile en cours. Guerroyer au Mali et laisser les Français sous le menace directe de l’étranger, chez eux, voilà qui n’est pas facile à gérer*. Il faut pour cela le courage que nos soldats montrent loin des bureaux ouatés où se décide leur sort. Par nos réponses sans fard aux questions du sondage IPSOS, nous autres peuple de France venons de signifier au Pouvoir qu’ils sera jugé sans la moindre complaisance et plus rapidement qu’il ne le pense, à l’aune de ses décisions.

Alain Dubos

*À ce sujet, juste une question : si aux dires de nos muftis, les envahisseurs du Mali ne sont que des terroristes trahissant l’islam, pourqoi est-ce la France qui doit se charger de les éliminer et non la coalition indignée des pays musulmans « modérés »?


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