Frédérique Vidal en finira-t-elle avec le tirage au sort à l’entrée des Universités

Publié le 17 mai 2017 - par - 5 commentaires - 630 vues
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La nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, biochimiste, va-t-elle s’attaquer sans tarder à la question de  l’entrée des étudiants à l’université par tirage au sort ?

Notre pays  répugne à toute forme d’autorité et notre Education Nationale à toute forme de sélection, ce qui relève somme toute de la même logique : ne pas oser dire non. On trouve donc des détenteurs de bacs professionnels qui tentent leur chance à l’Université avec un diplôme qui n’y prépare pas. Le taux d’échec en première année dépasse les 50%,  mais la sélection par l’échec paraît encore préférable à la sélection à l’entrée sur des critères universitaires.

Certaines filières sont ainsi surchargées en étudiants qui, même s’ils n’ont pas tous le profil adéquat, viennent échouer sur les bancs de la fac. C’est le cas notamment  des STAPS, sciences et techniques des activités physiques et sportives, qui attirent de nombreux étudiants peut-être persuadés que les études sportives seront plus accessibles. Comme il n’est bien sûr pas question d’écarter les étudiants qui ont le moins de chances de réussir, depuis quelques années, on a recours à une méthode faisant fi de tout bon sens et de toute équité : l’entrée par tirage au sort. Mérite et équité sont bafoués au profit du hasard. L’Education Nationale veut toujours laisser à l’élève sa chance. Jamais l’expression n’aura été  plus cyniquement appropriée.

Faut-il souligner que cette pratique, outre son aspect totalement absurde et contre-productif,  est en opposition totale avec les sacro-saintes valeurs de la République dont on nous rebat les oreilles à tous propos. La Révolution avait aboli les privilèges de la naissance pour les remplacer par le mérite. L’Education Nationale, si friande d’esprit républicain, a remplacé les deux  par le tirage au sort.

Pour tenter d’endiguer les protestations qui fusaient dans les milieux universitaires, le gouvernement a entériné cette pratique par une circulaire passée inaperçue, puisque fort opportunément publiée entre les deux tours de notre mouvementée présidentielle.

Cette démarche est l’illustration la plus criante de la lâcheté qui prévaut dans l’Education Nationale, sans doute emblématique de la République tout entière, qui à force de mépriser l’autorité ne sait plus l’exercer quand il le faudrait, qui par peur de déplaire essaye de contenter tout le monde et ne contente personne, qui sous prétexte de laisser ses chances à quiconque en arrive à l’ôter arbitrairement à ceux qui la méritent.

Frédérique Vidal, elle-même au courant de la situation puisqu’elle est présidente de l’Université Sofia Antipolis aura-t-elle le courage de mettre fin à ce scandale ?

Florence Labbé

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tiens, cela me donne une bonne idée. Pourquoi ne tirerait-on pas les politiciens au pouvoir au sort (parmi l’ensemble de la population bien entendu) ?

De nos jours tous les enseignants ont reçu pour « ordre » de faire preuve de bienveillance! Résultat: les meilleurs et les plus travailleurs des élèves ne sont pas plus gratifiés que les cancres! D’où le nivellement par le bas, la baisse très inquiétante des connaissances et du niveau général!

Bientôt, on attribuera aussi les diplômes par tirage au sort. C’est vrai, pourquoi organiser des examens coûteux, alors qu’on peut faire de substantielles économies ?

L’Université de Sophia-Antipolis n’est que le prolongement de l’Université de Nice qui est l’Université Mère. Frédérique Vidal est donc un produit Niçois.

Petite remarque: l’Université de Sophia-Antipolis, n’est qu’une antenne de l’Université de Nice, qui est l’Université mère.

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