Hollande en Algérie, c’est pire que la fin du monde

L’on croyait que la fin du monde serait l’événement le plus désastreux de cette journée, mais il y a eu pire encore que cela, il y a eu Hollande en Algérie. Foin des boules de feu promises, ce sont juste les boules qui nous sont venues.

Petit résumé de la calamité présidentielle normale :

–       Hollande, tel le calife Haroun El Poussah, a été accueilli en grandes babouches dans sa nouvelle patrie par ses compatriotes algériens tant choyés, avec pas moins de 21 coups de canon. Pour l’occasion, toutes les façades avaient été repeintes, les rues enfin nettoyées, les arbres taillés et internet désactivé. Car Bouteflika n’a pas lésiné sur les moyens pour honorer l’ancien méchant colonisateur de l’Algérie. Les Algériens eux-mêmes lui ont d’ailleurs réservé un triomphe, c’est dire s’ils ne sont pas rancuniers…

–       Hollande s’est défendu de toute repentance mais l’a tout de même actée en rappelant le « système profondément injuste et brutal » des 130 ans de colonisation. Il a omis opportunément de mentionner les nombreux siècles d’esclavage subis par les Français (notamment) dans des conditions infiniment plus dramatiques et inhumaines qu’une simple colonisation, a feint également d’ignorer que presque tous les pays de cette planète ont à un moment ou à un autre colonisé un autre pays, et qu’avant la France d’autres peuples étaient venus s’essuyer les pieds sur le tapis algérien – et de manière un peu plus sauvage, en coupant beaucoup de têtes – sans pour autant qu’on leur en demande compte aujourd’hui. Que si la France a été contrainte de débarquer là-bas en 1830 c’était pour sauver ses compatriotes sauvagement enlevés au large des côtes (y compris européennes), vendus, violés, battus, enfermés ou tués par les délicieux et pacifiques Algériens. Amnésique de l’Histoire, il n’a rappelé que les mauvais côtés de la colonisation oubliant, outre l’esclavage multiséculaire, les massacres abominables de très nombreuses familles de pieds noirs et de harkis par le FLN sanguinaire, y compris sur notre propre sol le 17 octobre 1961 puisque la plupart des tués ce jour-là l’ont été par leurs propres frères algériens. Atteint d’un Alzheimer précoce, il a également oublié de rappeler une certaine prospérité gagnée par l’Algérie en contrepartie des désagréments subis, un assainissement et un confort tels qu’en seulement 130 ans la population algérienne a triplé. L’Algérie d’aujourd’hui continue de bénéficier des apports de son ancien colonisateur (routes, trains, hôpitaux…). Tous les pays colonisés peuvent-ils en dire autant ?

–       Hollande a réclamé la libre circulation des Algériens désireux de déserter leur patrie en courant pour rejoindre finalement leurs frères harkis déjà présents sur notre sol, sans toutefois que ces derniers puissent, eux, se rendre sur leur terre d’origine. Il faut noter que la libre circulation à l’étranger de nos propres ressortissants français reste à ce jour sujet à polémique puisqu’elle est, pour les mal votants du moins, vigoureusement condamnée par les proches de M. Hollande. Condamnations sélectives évidemment puisque les bien votants, eux, continuent de jouir d’une certaine caution morale malgré leur exil. Allez comprendre.

Accueil Algériennes à Hollande déc 2012

–       Hollande s’est vu offrir par son homologue algérien deux superbes chevaux et a lui-même offert en contrepartie… un livre ! Qui plus est un livre sur une ville d’Algérie… La honte totale. Si j’étais lui je me repentirais pour avoir fait un si piètre présent.

–       Hollande a su nous faire passer pour des gros enfoirés à la face du monde en négociant l’extraction de gaz de schiste sur un territoire étranger, faute de pouvoir l’extraire en France parce que trop désastreux pour l’écologie. C’est hélas une déplorable tradition française qui ne nous grandit pas et dont nous nous passerions volontiers, et qui consiste à aller polluer chez les autres parce que c’est mieux. Qu’a-t-il négocié en contrepartie de cette permission ? L’histoire ne le dit pas. Peut-être l’accueil de la totalité du peuple algérien sur notre sol et son droit inaliénable à profiter de nos largesses au nom de la repentance…

–       Hollande, tellement angoissé à l’idée que les futures élections n’amènent pas la gauche au pouvoir, qu’il en a profité pour faire son marché de nouveaux électeurs, comme on allait autrefois chercher ses esclaves aux marchés du même nom. Des électeurs du genre de ceux qui se trouvaient le soir du 6 mai à la Bastille avec leurs drapeaux rouges et verts portant étoiles et croissants de l’islam, en lieu et place du drapeau de la France, ce drapeau si souvent brûlé lors des festivités des jeunesses émeutières et d’ailleurs curieusement supprimé depuis quelques jours du site même de l’Elysée ! (1) Le président a promis plus de diligence dans la fourniture des visas aux Algériens pressés de se cultiver (j’adorerais en voir quelques spécimens de près d’ailleurs, car malheureusement ce ne sont pas ceux dont j’ai la joie de bénéficier dans mon environnement immédiat), désireux aussi de découvrir et d’expérimenter tous les rouages de notre système social, de visiter ces bistrots de quartiers réservés aux seuls hommes et qui ne désemplissent jamais, même aux heures où d’autres Français travaillent pour vivre et pour remplir les caisses étatiques solidaires.

–       Hollande en flagrant délit de mensonge lorsqu’il a affirmé que « des générations » d’Algériens avaient fait la France, comme si sans eux la France ne pourrait exister, effaçant du même coup nos propres ancêtres et nous-mêmes, comme si les Algériens étaient ici depuis toujours alors que nos registres d’Etat Civil prouvent qu’il n’y en avait pas la queue d’un jusqu’à très récemment, comme si la dernière génération n’avait pas une déplorable tendance à porter les murs des cités quand elle n’y mettait pas le feu. Quand on pense à la corruption légendaire de l’Algérie au point que ce sont aujourd’hui les Chinois qui doivent en relever l’économie, aidés par les Français réclamés en renfort pour offrir un métro tout neuf aux Algérois incapables de se former pour le faire eux-mêmes, malgré de multiples tentatives, on ne peut que s’esclaffer d’une telle foutaise.

–       Hollande enfin, de plus en plus décrié dans son propre pays et par son propre camp tellement sa capacité à gouverner génère des doutes, a été acclamé et porté en triomphe par son futur électorat algérien décidément bien peu rancunier, et s’affiche désormais officiellement en couple avec le président Bouteflika à qui il a tenu la main durant une longue marche, dans un duo intimiste et transpirant rappelant quelque peu l’ambiance de la gay pride, pendant que sa délicieuse et si aimable concubine tenait la chandelle.

Hollande et Bouteflika

Somme toute, ce petit président de presque personne, ce petit personnage sans prestance et sans tenue, toujours mal fagoté, et dont les électeurs de gauche eux-mêmes peinent à percer l’efficacité, ce promoteur de la Normalité avec un Neuneu majuscule, a achevé de se ridiculiser – et surtout de nous ridiculiser avec lui – en déclarant pompeusement du haut de ses petites babouches : « avec Bouteflika, j’ai l’impression de faire l’Histoire »…

Alors les Mayas avaient raison, c’est vraiment la fin d’un monde, et même pire que ça, c’est la fin des haricots.

Caroline Alamachère

(1) http://www.ladepeche.fr/article/2012/12/20/1519448-le-drapeau-francais-a-disparu-sur-le-nouveau-site-de-l-elysee.html

 

 

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